Le problème à trois corps, de Liu Cixin

Le problème à trois corps, de Liu Cixin, traduit du chinois par Gwennaël Gaffric, Actes Sud, « Exofictions », 2016 (VO : 2006), 424 pages.

L’histoire

En 1967, le professeur de physique Ye Zhetai est tué après avoir refusé de dénoncer la théorie de la relativité. Sa fille, Ye Wenjie, est témoin de son horrible mort.
Peu de temps après, elle est accusée à tort de sédition pour avoir promu des œuvres de l’environnementaliste Rachel Carson. Pour éviter d’être condamnée, elle doit travailler dans un laboratoire de recherche de la défense. Plus de quarante ans plus tard, le travail de Ye se retrouve lié à une série de suicides de physiciens et physiciennes, ainsi qu’à un complexe jeu de rôle impliquant le problème classique de physique évoqué dans le titre.

Note : 5/5

Mon humble avis

Avant tout, si vous avez l’intention de découvrir cet univers, je répéterai le conseil que l’on m’a donné : ne surtout pas lire la quatrième de couverture. D’ailleurs, je n’ai pas récupérée celle-ci pour vous donner l’histoire, parce qu’elle révèle absolument toute l’intrigue, en enlevant tout le suspens et les questionnements qui font une bonne partie de l’intérêt du Problème à trois corps.

J’avais entendu parler de cette saga de science-fiction depuis quelques temps et puis à l’occasion d’une discussion au boulot, un collègue a proposé de me le prêter pour découvrir ce qu’il en était. Tout en me prévenant qu’il allait falloir s’accrocher un peu au début (très bon conseil, que je répète également). Et je suis ravie de cette lecture.

Tout commence en pleine Révolution Culturelle en Chine, avec des personnages qu’on suit sans vraiment les avoir découvert, puis un bon dans le temps de plusieurs décennies qui nous amène vers d’autres personnages. Bref, on se demande beaucoup au début où l’auteur souhaite nous emmener, mais tout prend son sens au fur et à mesure de la lecture et des découvertes que font les personnages.

Je ne peux donc malheureusement pas trop en dire, au risque de dévoiler des éléments d’intrigue et donc, de gâcher le plaisir de lecture de celles et ceux qui souhaiteraient s’y plonger.

En tant qu’astrophysicienne, Ye Wenjie était particulièrement sensible au potentiel de destruction des armes nucléaires : elle savait que c’était un pouvoir que seules les étoiles devaient posséder. Elle était consciente qu’il existait des forces encore plus terrifiantes dans l’univers : les trous noirs, la matière noire… En comparaison avec ces forces, une bombe atomique n’était qu’une petite chandelle. Si les humains parvenaient un jour à contrôler ces forces, le monde pourrait se retrouver pulvérisé à tout instant. La raison était impuissante face à la folie.
p. 289-290

Par contre, je peux vous dire (parce que c’était une de mes inquiétudes) qu’il y a quelques passages qui tiennent de la hard-SF, avec des explications très techniques de calculs, d’astrophysique, de physique… Autant vous dire que je n’ai pas compris grand-chose de ces explications (voire je me suis endormie sur une ou deux d’entre elles….) mais cela ne m’a pas empêché de profiter du livre et du récit !

J’ai été agréablement surprise de trouver, au milieu de toute cette science-fiction et de ces mystères, un personnage anti-spéciste qui lisait La Libération animale de Peter Singer !

Une seule chose m’a un peu titillée dans le roman : les trois premiers quarts sont en plein mystère, on évolue en se faisant une idée de ce qui peut être en train de se passer mais sans avoir de certitude, sans avoir d’explication. Puis, dans le dernier quart, tout nous est donné, un peu servi sur un plateau d’argent et sans mise en scène. Du coup c’était un passage assez abrupte du « show » au « tell »… Mais bon au moins on n’a plus (ou presque plus) de doute sur ce qui se passe…

Et pourquoi ne pas profiter de cette lecture pour apprendre la prononciation du chinois, au moins pour prononcer les noms des personnages correctement ? Comme j’ai tout oublié de mes quelques mois de mandarins, j’ai trouvé ce site qui résume bien la chose : Table de prononciation du Pinyin (le « Pinyin » étant l’écriture latine des idéogrammes).

Pour en savoir plus :

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