Exo T2 : Moon Strike, de Jerry Frissen et Philippe Scoffoni

Exo T2 : Moon Strike, de Jerry Frissen (scénario) et Philippe Scoffoni (dessin et couleur), Les Humanoïdes associés, 2016, 48 pages.

L’histoire

Les premiers contacts entre l’homme et une entité extraterrestre ont eu lieu simultanément sur la Lune et la Terre. Dans les deux cas les rencontres ont été des affrontements. Tandis que le commando du lieutenant Aguilar doit affronter des robots-soldats, la fille du docteur John Koening est retenue en otage. L’objectif de ses ravisseurs est clair : empêcher l’humanité d’approcher la planète Darwin II.

Note : 4/5

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Transat, d’Aude Picault

Transat, d’Aude Picault, Delcourt, « Shampoing », 2009, 180 pages.

L’histoire

Aude, jeune graphiste parisienne, ne supporte plus la routine métroboulot-dodo. Elle mène pourtant une vie agréable, mais semble avoir perdu l’étincelle qui donne du sens au quotidien. À l’approche de la trentaine, l’idée d’être sur des rails la terrorise. Lorsque se présente l’occasion de partir en transat, elle franchit le cap… et ce grand bol d’air frais lui fera le plus grand bien !

Note : 4/5

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Exo T1 : Darwin II, de Jerry Frissen et Philippe Scoffoni

Exo T1 : Darwin II, de Jerry Frissen (scénario) et Philippe Scoffoni (dessin et couleur), Les Humanoïdes associés, 2016, 48 pages.

L’histoire

Futur proche. La NASA pense enfin avoir découvert une exo-planète capable d’abriter la vie. Située à quatre années-lumière de la Terre, Darwin II suscite nombre d’interrogations, et fait immédiatement l’objet d’un projet d’exploration par une sonde spatiale. Au même moment, une station orbitale est traversée par un projectile en provenance de la lune, tuant plusieurs astronautes. Coïncidence ?

Note : 4/5

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Metropolis T4, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Couverture Metropolis T4

Metropolis T4, de Stéphane De Caneva (dessin), Serge Lehman (scénario) et Dimitris Martinos (couleur), Delcourt, 2017, 103 pages.

L’histoire

L’enquête sur les mortes de la Réconciliation ressemble à une course à l’abîme. Gabriel Faune a laissé Lohmann rebasculer du côté M pour se mettre en quête de l’Automate Mental 45, la mystérieuse œuvre d’art qui cache peut-être les clés de son passé. Pendant ce temps, le docteur Freud affronte une épidémie nécrophile d’un nouveau genre. Mais si les fous avaient raison ? Si Metropolis n’était que le masque d’une réalité inimaginable : la machine universelle ?

Note : 5/5

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C’est le 1 août, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

J’ai réussi à lire un peu plus au mois de juillet, plus d’articles que de livres d’ailleurs, et pourtant ça a été un mois particulièrement épuisant. Je me suis aussi remise au crochet, ce qui a pas mal occupé mon temps et mes mains 😉

Le Top et Flop de mes lectures

Pas de flop ce mois-ci ! J’ai beaucoup apprécié la saga Metropolis, de Stéphane De Caneva, Serge Lehman et Dimitris Martinos, c’est une uchronie à laquelle je ne pensais pas autant accrocher pour être honnête ! J’ai chroniqué les trois premiers tomes, la chronique du dernier est prête elle sera publiée bientôt 😉

Florilège de chroniques lues

Je commence par biblioqueer avec deux livres chroniqués que j’ai vraiment envie de découvrir : un album tout d’abord, Le fils des géants de Gaël Aymon et Lucie Rioland qui parle d’adoption et d’homoparentalité, puis un roman, La Sirène et la Licorne d’Erin Mosta, que je me réserve pour un moment où j’ai besoin d’une lecture toute douce !

Comme souvent, Arcanes Ouvertes chronique des livres dont la couverture ou le pitch m’avait intrigué et c’est Le Prince et la Couturière de Jen Wang cette fois-ci : au moins, je n’ai plus de doute, il faut que je le lise !

À l’occasion du festival Lyon BD, sur Simonæ, Maëlys a fait des articles pour chroniquer plusieurs BDs, en trois partie : la première, deuxième et troisième rempliront vos listes de souhaits !

Annabelle Gazquez nous parle sur Deuxième page du livre « Gros » n’est pas un gros mot de Daria Marx et Eva Perez-Bello, une lecture à recommander à beaucoup de personnes visiblement !

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

Un seul lien, mais non moins important ! C’est toujours un plaisir de lire les billets de How I Met Your Tofu qui débunkent (oui j’ai conjugué de l’anglais à la française, et alors ?) les arguments fallacieux, donc si ça vous plaît aussi, courrez lire le dernier : « Battle #5 : le totalitarisme des gazelles cis blanches qui ont tous les droits ».

Côté genre et féminisme

Sur Simonæ, Maëlys s’entretien avec Laurier The Fox, un artiste dont j’apprécie beaucoup le travail, à propos de son projet « ReconnaiTrans : en lutte contre la transphobie et l’enbyphobie ».

Sur les masculinités, j’ai eu le plaisir de commencer le podcast Les couilles sur la table, j’ai encore pleins d’épisodes à écouter et c’est chouette ! Il y a aussi eu La Série Documentaire de France Culture à propos de « Masculins, est-ce ainsi que les hommes se vivent ». C’est très intéressant mais attention, il me semble que le quatrième (ou troisième ?) épisode est affreusement transphobe, avec des passages de « oin oin c’est difficile d’être un homme » saupoudré de « sisi c’est biologique, quand même, les garçons ont un pénis [sic] donc un sexe extérieur et ils aiment faire des choses à l’extérieur et extérioriser leur colère toussah, et c’est l’inverse pour les filles donc c’est tout à fait normal d’en conclure que ces comportements sont physiologiques » (le dernier venant, il me semble, d’un pédopsychiatre parce que quitte à dire de la merde, autant être un professionnel) qui m’ont donné envie de hurler dans le métro, mais bon, c’est pas propret.

Sur le féminisme, et parce que la linguistique m’intéresse aussi un peu (de loin, rangez vos manuels), je trouve toujours important de s’interroger sur les tournures de langue, donc le billet d’Anne et Marie-Paule sur le Blog de linguistique illustrée était tout à fait dans mes intérêts : « « Se faire violer » ou « être violée » ? », avec tous les trigger warnings qui vont avec le sujet…

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

La petite créature avait commencé une série de billets sur : « Charmed, une série imparfaite qui a initié mon féminisme » et j’attendais de lire le troisième et dernier billet pour vous en parler, c’est chose faite ! Ça se voit qu’elle y a mis beaucoup de temps et d’énergie et c’est pas rien de se replonger dans les séries de son enfance ou son adolescence pour y apporter un esprit critique. Allez donc lire tout ça, surtout si vous regardiez la série.

Fille d’album nous présente encore un billet de qualité avec « Homosexualité dans les albums jeunesse, partie 1 », de quoi prendre pleins de recommandations !

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Plusieurs liens en rapport avec le racisme, qui sont tout aussi importants qu’ils font grincer les dents (de voir que notre société a des côtés bien pourris). La revue BALLAST publie sur son site un compte rendu d’une rencontre entre « la philosophe Elsa Dorlin (auteure de Se défendre), l’éducatrice Assa Traoré (coauteure de Lettre à Adama, son frère, tué par des gendarmes en juillet 2016) et Mamadou Camara (frère de Gaye Camara, tué par la police en janvier 2018) » sur la question de la violence : « Ce qui fait peur, c’est l’alliance ». J’ai aussi découvert le documentaire de Rokhaya Diallo Les Marches de la Liberté sur la perception des états-unien·ne·s du racisme en France. Enfin Aïssa Maïga a récemment publié avec quinze autres actrices, le livre Noire n’est pas mon métier et elle parle du sujet chez France Culture : « Un réalisateur qui veut faire un film avec une comédienne noire aura un mal fou à avoir de l’argent ».

Deuxième sujet : le nucléaire. Je ne l’ai pas trop vu venir celui-ci, mais des choses sont apparues dans mon feed et je suis bien contente de les avoir lues et écoutées. Sur BALLAST, trois articles hyper intéressants : « Kolin Kobayashi : « Nucléaire : on vit vraiment dans la folie » », « Déchets nucléaires : impasse et résistance » et « Un liquidateur à Fukushima ». Et sur France Culture, La Série Documentaire s’est aussi penchée dessus : « À l’ombre des centrales nucléaires ».

Il me semble déjà avoir parlé des écrits de Caffeine Witchcraft ou Catelyn Winona sur le blog, elle a récemment sorti une histoire en trois parties à propos d’une école surnaturelle : School for The Supernatural, qui est déjà vraiment chouette. Mais en plus, elle a étendu la chose en un roman, I Reap You Not. Comme ça, si ça vous intéresse et que vous lisez l’anglais, vous pouvez lire la première histoire puis acheter le livre électronique du roman 😉 J’ai pas encore lu le roman, mais il est dans ma liseuse, donc je vous en reparle (j’espère) bientôt !

Armony Altinier a fait une conférence sur « S’accepter sans renoncer : 3 leçons tirées de mon handicap et influençant ma pratique web » à l’occasion de Sud Web. C’est hyper important de garder à l’esprit qu’on a pas tou·te·s les mêmes outils, les mêmes capacités, les mêmes handicaps, mais que ça ne devrait pas nous empêcher d’accéder au web.

Sur S.I.Lex, un billet qui récapitule bien les soucis du projet de directive sur le droit d’auteur du Parlement européen : « Débat de la dernière chance au Parlement européen pour réconcilier le droit d’auteur et les libertés (Tribune Libération) ». On pourrait se dire que ça ne nous touche pas si on n’est pas auteur·rice mais détrompez-vous : cela a des répercussions sur le contenu que vous lisez, que vous pouvez ou non publier en ligne, les plateformes que vous pouvez visiter, et bien d’autres choses encore.

Enfin, pour finir sur une note un peu plus légère, Simonæ s’est entretenu avec Charlee, propriétaire et créatrice du salon de tatouage et de thé Sibylles : « Sibylles : le tatouage, c’est leur tasse de thé » et ça donne sacrément envie d’aller les voir !

Ce que j’ai fait le mois dernier

J’ai fait un tour à Nice avec une copine, on a pu manger de la bonne socca, se balader et manger végétalien dans un chouette restaurant : Koko Green, avec des arancinis à tomber !

J’ai profité d’une semaine de congé pour rattraper tout mon retard sur la vie : entretenir la voiture, faire du ménage, faire des câlins à ma chatte, aller voir le dentiste et la dermato, aller boire des coups avec les copains, aller au café à chats avec une copine… Je me suis pas beaucoup reposée mais j’étais plus à jour dans ma todo list à la fin de cette semaine et donc (un peu) plus sereine !

On a fait un escape game avec les collègues et c’était un régal, une équipe de choc ! Après un restau (le meilleur végane de Marseille, le Green Love ♥) on est allé au parc jouer au Molkky, c’était ma première fois et j’ai adoré !

Sinon j’ai regardé la deuxième saison de Luke Cage qui était pas mal, puis la troisième saison de The Expanse qui était MERVEILLEUSE et la cinquième saison de Brooklyn Nine Nine, une série qui met toujours autant de joie dans mon cœur et dans ma tête. J’ai découvert Trepalium aussi, une série française en six épisodes, avec un monde dystopique où les gens qui ne travaillent pas sont écartés de la société. C’était rien de révolutionnaire, sympa à regarder, mais si on pouvait arrêter les relations abusives montrées comme « cool » sérieusement…

J’ai bravé la chaleur pour rejoindre le frais du cinéma, y voir Les Indestructibles 2 qui était sympa, dans la lignée du premier mais avec un (non) message sur la charge mentale des femmes et les rôles genrés qui m’a mise très mal à l’aise ! J’ai aussi vu Parvana, une enfance en Afghanistan qui lui était beau, visuellement comme au niveau de la narration.

Comme je l’ai dit plus haut, je me suis remise au crochet et c’est l’activité parfaite pour « regarder » des choses qui n’ont pas besoin d’être regardées. Comme les one-woman show d’Ali Wong : Hard Knock Wife et Baby Cobra. C’était plutôt drôle, mais avec des passages qui m’ont fait grimacer. Par contre Nanette, de Hannah Gadsby m’a mise un peu par terre, je vous invite vraiment à le regarder. C’était aussi l’occasion de regarder des séries comme la quatrième saison de How to Get Away with Murder, qui commence à être bien bien trop tirée par les cheveux à mon goût, même le fantastique jeu de Viola Davis ne suffit plus à rattraper tout le n’importe quoi. Un peu le même soucis avec la quatrième saison de The Flash, où les facilités narratives me donnent envie de hurler et les incohérences de tout casser. Bref, c’était sympa pour faire du crochet, mais je crois que j’ai fait le deuil de ces deux séries là.

J’ai plus de congés en août et j’espère pouvoir en profiter pour lire, lire et lire, et aussi un peu faire du crochet et boire du thé glacé 😉

Pour le droit de vote des femmes, de John Stuart Mill

pour le droit de vote des femmes john stuart mill

Pour le droit de vote des femmes, discours (1867-1871), de John Stuart Mill, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) et préfacé par Benoît Basse, Éditions iXe, « Collection la petite iXe », 2018, 124 pages.

L’histoire

Le 20 mai 1867, le Britannique John Stuart Mill prononçait à la Chambre des Communes un discours resté dans les annales, car, chose jusqu’alors inouïe, il réclamait l’extension du droit de vote aux femmes.
Traduits pour la première fois en français, les trois autres discours de ce recueil attestent la constance de son engagement féministe. Mill pourfend les arguments conservateurs sur la prétendue incapacité des femmes à exercer d’autres fonctions que domestiques ou leur manque d’intérêt pour les affaires publiques. Partisan de l’égalité des sexes, il plaide pour un partage des responsabilités civiles et politiques, soutient que les différences observables entre les deux sexes sont le produit de l’histoire et de la domination masculine.
Homme de son temps, Mill croyait en la dynamique du progrès moral et pensait sincèrement que la victoire était à portée de main. Il aurait été consterné d’apprendre que son pays n’accorderait le droit de vote aux femmes qu’en 1928, plus de soixante ans après son discours historique au Parlement.

Note : 5/5

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Metropolis T3, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Metropolis T3

Metropolis T3, de Stéphane De Caneva (dessin), Serge Lehman (scénario) et Dimitris Martinos (couleur), Delcourt, 2015, 96 pages.

L’histoire

Trois corps de femmes ont été découverts sous la Réconciliation, tour symbolique dont l’architecte se pend après avoir reçu une boîte de dents humaines. Le service de sécurité connu sous le nom de Secret cherche à orienter l’enquête qui mène au centre d’essais astronautiques de Metropolis. Gabriel Faune pousse le commissaire Lohmann à redevenir M pour l’éloigner de Loulou et le docteur Freud commence à lâcher prise…

Note : 5/5

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Metropolis T2, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Metropolis T2

Metropolis T2, de Stéphane De Caneva (dessin), Serge Lehman (scénario) et Dimitris Martinos (couleur), Delcourt, 2014, 96 pages.

L’histoire

Depuis l’attentat du monument de la Réconciliation, Metropolis est sous tension. Pourtant, les habitants ne connaissent pas encore la présence des trois corps de femmes mutilés sous l’édifice. Une étrange affaire qui pousse les autorités à former une équipe de choc : le docteur Freud, inventeur d’une science de l’esprit méconnue, l’inspecteur Lohmann, superflic au passé tortueux, et Gabriel Fauve, le citoyen n° 1 de la ville.

Note : 5/5

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Jasmine : Le Concours de flaque d’eau, de Guillaume et Thomas Bianco

Jasmine : Le Concours de flaque d’eau, de Guillaume et Thomas Bianco, Glénat, « p’titGlénat », 2015, 25 pages.

L’histoire

Jasmine la souris n’a qu’une idée en tête lorsque la pluie s’arrête : sauter dans les flaques d’eau pour éclabousser les animaux ! Malheureusement, ce n’est pas du goût de tout le monde. Alors qu’un grand concours est organisé, elle met tout son cœur dans des éclaboussages plus impressionnants et plus rigolos les uns que les autres. Petite, moyenne, grande, large, profonde, pas une flaque ne lui échappe et gare aux passants ! Tous risquent fort de se retrouver le poil trempé de la tête aux pieds s’ils ne prennent pas garde. Mais Jasmine la petite souris coquine ferait bien de se méfier, elle aussi…

Note : 5/5

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C’est le 3 juillet, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Le mois de juin a été chargé de nombreuses émotions, activités et sorties mais finalement pas tant de lectures que cela… Du coup ce rendez-vous sera plus court !

Le Top et Flop de mes lectures

Beaucoup de mes lectures ces derniers temps tournaient autour des artistes invité·e·s pour le festival des Bulles électriques. L’occasion de faire de très belles découvertes, comme Garulfo d’Alain Ayroles et Bruno Maïorana, dont j’ai lu la première intégrale avec un infini bonheur, un superbe coup de cœur. Rien à voir avec le festival mais la sortie du cinquième tome de Descender, de Jeff Lemire et Dustin Nguyen a failli me passer sous le nez, ça aurait été dommage puisque j’aime vraiment cette série !

Ne nous mentons pas, les lectures pour le festival m’ont aussi fait découvrir des choses affligeantes. Heureusement, le hasard a fait que j’ai commencé par celles-ci : si j’étais découragée, j’ai découvert par la suite des perles qui m’ont rassurée. Les deux premiers tomes du Chant d’Excalibur de Christophe Arleston et Éric Hübsch ont eu raison de mon cerveau : tout est prétexte à montrer des corps (disproportionnés) de femmes nues, à faire des « blagues » salaces et sacrément misogynes avec un semblant d’histoire. Le peu d’optimisme en moi me fait dire que c’était les années 2000 et qu’avec un peu de chance, ce genre de chose n’est plus publié aujourd’hui (bon, là c’est carrément du déni, mais on se rassure comme on peut).

Dans la même idée mais de façon différente, la série Kheti : Fils du Nil d’Isabelle Dethan et de Mazan m’a fait beaucoup grimacer. J’ai lu les trois premiers tomes, et si l’amitié entre les deux enfants est très mignonne et leurs aventures parfois entraînantes, plusieurs choses m’ont dérangées. J’ai trouvé le dessin inconsistant : le chat ressemble parfois plutôt à un lion ou à un ours, donc bon. Mais ce n’est rien à côté du fait de présenter des personnages égyptiens blancs. Si si, blancs. Si je ne dis pas de bêtises, les quelques personnages noirs sont des esclaves, mais certainement pas les personnages principaux ou leurs familles. Ce n’est pas la première fois que des artistes français montrent des personnages égyptiens blancs dans leur BD prétendument « recherchée » et « juste d’un point de vue historique ». Il faudra m’expliquer comment ces artistes ont pu rater quelque chose d’aussi simple que la couleur de peau des Égyptiens (oui, je te regarde Cléo, la petite pharaonne, à quel moment une Cléopâtre blanche est historique ?).

Florilège de chroniques lues

La Petite créature a chroniqué La Soutenable légèreté de l’être d’Éléonore Costes et Karensac, une bande dessinée autobiographique qui a l’air très touchante et que je ne manquerai pas de regarder de plus près. Dans un autre genre, ce n’est pas la première fois que j’entends parler d’Homo sapienne de Niviaq Korneliussen, ici sur le site d’Arcanes Ouvertes, mais cette chronique me convainc de le lire prochainement ! Enfin, Les Ourses à plumes nous parlent du livre « Gros » n’est pas un gros mot, écrit par Daria Marx et Eva Perez-Bello et c’est sacrément important.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

C’est très poussif de mettre ça en « véganie » mais j’ai rien d’autre. Manon Bril présente sur la chaîne Monde sociaux des articles de recherche en sciences humaines et sociales et cette fois-ci cela portait sur les « Chiens policiers : gueules armées de la République ? ». Elle prévient en début de vidéo, mais ça décrit évidemment des mauvais traitement et fout la gerbe.

Côté genre et féminisme

Une interview pour commencer, de l’artiste aux multiples facettes Dwam, dans la dernière Zouzletter : tout l’entretien est très intéressant (et j’ai probablement trouvé la prochaine personne qui me tatouera ♥).

Chez France Culture, j’ai écouté la série de podcast sur les « Sorcières » et c’est toujours bon d’avoir un petit rappel. Beaucoup plus glaçant, un autre podcast sur les témoignages de deux personnes harcelées dans l’armée : un homme homosexuel et une femme. Attention, ça m’a personnellement donné de grandes envies de violence. Prévoyez une séance de méditation après l’avoir écouté.

Toujours aussi merveilleuse, Mx Cordélia nous présente une vidéo « Féminisme : mes conseils lectures » et je ne peux que valider les livres qu’elle mentionne et que j’ai déjà lu. Et bien sûr ajouter à ma liste ceux que je n’ai pas encore consulté !

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

Tout d’abord, sur Comics Have the Power, un superbe dossier sur le personnage de Jean Grey et sa première apparition par nulle autre que Sonia Smith (personne n’est surpris et tout le monde la remercie ♥).

Usbek & Rica nous a gâté avec deux entretiens d’auteur·rice·s de science-fiction, rondement menés par Guillaume Ledit. Le premier auteur est Liu Cixin : « La SF dispose d’un important soutien officiel en Chine » et la seconde Nedi Okorafor : « Quand j’écris sur le futur, vous pouvez être sûrs d’avoir du mystique ! ». Les deux présentent des points de vue assez différents mais tout aussi intéressants sur la SF. Plus qu’à lire leurs livres !

En Europe et en Amérique du Nord, la vente de planches originales de bande dessinée est assez commune… mais ce n’est pas le cas dans le reste du monde ! Rémi I. revient sur le cas du Japon dans un article sur BoDoï : « Pourquoi les ventes aux enchères de planches de mangas restent rares ».

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du RGPD, vous avez probablement reçu des dizaines de mails à ce sujet. Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, Lionel Maurel du site S.I.Lex a fait une conférence très accessible sur « Données personnelles et vie privée : ce qui va changer avec le RGPD » maintenant disponible sur Youtube. J’en profite pour parler d’un autre de ses articles, sur un sujet différent : « Le Zéro Déchet et l’émergence des « Communs négatifs » », pour donner un point de vue un peu plus juridique sur cette démarche.

J’ai découvert, avec beaucoup de retard visiblement, les planches de Maeril sur « 10 histoires ordinaires »… qui sont en fait des agressions ordinaires. Que tout le monde les lise et arrête d’avoir de tels comportements.

Enfin, le témoignage d’une « Doctorante autiste Asperger, les intérêt spécifiques et leur influence dans la thèse » par Stéphanie Pirez-Huart sur le carnet de recherche Médié V@l.

Ce que j’ai fait le mois dernier

Je vous le rabache depuis un moment mais j’étais au festival Bulles électriques en début de mois et c’était un plaisir de retrouver les copains et copines et de découvrir des artistes avec beaucoup de talent !

Autrement j’ai rendu visite à des ami·e·s, que ce soit juste à côté ou un peu plus loin, comme à Montpellier où j’ai passé un week-end merveilleux de balades, de discussions et de lecture au calme. Le week-end dernier a aussi été très social, puisqu’un collègue quitte bientôt mon labo et avait organisé un week-end de sorties plages, cafés, bars et pubs. Bref, ce n’est pas de tout repos et je vais mettre des jours pour récupérer mais c’était chouette et ça fait de bons souvenirs à chérir.

Qu’est-ce que j’ai regardé ? Les Dissociés pour commencer : une amie m’en parlait depuis longtemps et j’ai enfin compris pourquoi elle aimait tant ! Sans surprise, je me suis jetée sur le finale de Sense8 que j’ai trouvé tout à fait satisfaisant, je vais probablement profiter de l’été et des congés pour me refaire toute la série… The Death of Superman m’a convaincu que DC Comics devrait probablement arrêter les live action et se contenter des dessins animés qui sont tout de même de meilleure facture.

Enfin ! Cela durait depuis des mois, j’avais découvert en début d’année l’émission My Cat From Hell où un comportementaliste de chat·te·s visitait les maisonnées où des humains avaient des problèmes avec leurs compagnons félins pour une raison ou une autre. Et Jackson Galaxy venait résoudre ces problèmes et s’assurer que les chat·te·s étaient entre de bonnes mains et dans un bon foyer. C’était un peu mes moments « doudou » de regarder cette série puisque chaque épisode se termine bien, beaucoup sont très émotionnels, mais surtout j’ai appris quelques petites choses par-ci par-là sur les besoins plus particuliers ou le langage corporel des chat·te·s que j’ai bien mis à profit !

J’espère que le mois de juin s’est bien passé pour vous, je vous souhaite de bonnes lectures pour juillet, sortez la crème solaire (sans produit toxique pour vous et les poissons) et l’eau fraîche (en bouteille parce que le plastique c’est pas glop) !