Pour le droit de vote des femmes, de John Stuart Mill

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Pour le droit de vote des femmes, discours (1867-1871), de John Stuart Mill, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) et préfacé par Benoît Basse, Éditions iXe, « Collection la petite iXe », 2018, 124 pages.

L’histoire

Le 20 mai 1867, le Britannique John Stuart Mill prononçait à la Chambre des Communes un discours resté dans les annales, car, chose jusqu’alors inouïe, il réclamait l’extension du droit de vote aux femmes.
Traduits pour la première fois en français, les trois autres discours de ce recueil attestent la constance de son engagement féministe. Mill pourfend les arguments conservateurs sur la prétendue incapacité des femmes à exercer d’autres fonctions que domestiques ou leur manque d’intérêt pour les affaires publiques. Partisan de l’égalité des sexes, il plaide pour un partage des responsabilités civiles et politiques, soutient que les différences observables entre les deux sexes sont le produit de l’histoire et de la domination masculine.
Homme de son temps, Mill croyait en la dynamique du progrès moral et pensait sincèrement que la victoire était à portée de main. Il aurait été consterné d’apprendre que son pays n’accorderait le droit de vote aux femmes qu’en 1928, plus de soixante ans après son discours historique au Parlement.

Note : 5/5

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Metropolis T3, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Metropolis T3

Metropolis T3, de Stéphane De Caneva (dessin), Serge Lehman (scénario) et Dimitris Martinos (couleur), Delcourt, 2015, 96 pages.

L’histoire

Trois corps de femmes ont été découverts sous la Réconciliation, tour symbolique dont l’architecte se pend après avoir reçu une boîte de dents humaines. Le service de sécurité connu sous le nom de Secret cherche à orienter l’enquête qui mène au centre d’essais astronautiques de Metropolis. Gabriel Faune pousse le commissaire Lohmann à redevenir M pour l’éloigner de Loulou et le docteur Freud commence à lâcher prise…

Note : 5/5

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Metropolis T2, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Metropolis T2

Metropolis T2, de Stéphane De Caneva (dessin), Serge Lehman (scénario) et Dimitris Martinos (couleur), Delcourt, 2014, 96 pages.

L’histoire

Depuis l’attentat du monument de la Réconciliation, Metropolis est sous tension. Pourtant, les habitants ne connaissent pas encore la présence des trois corps de femmes mutilés sous l’édifice. Une étrange affaire qui pousse les autorités à former une équipe de choc : le docteur Freud, inventeur d’une science de l’esprit méconnue, l’inspecteur Lohmann, superflic au passé tortueux, et Gabriel Fauve, le citoyen n° 1 de la ville.

Note : 5/5

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Jasmine : Le Concours de flaque d’eau, de Guillaume et Thomas Bianco

Jasmine : Le Concours de flaque d’eau, de Guillaume et Thomas Bianco, Glénat, « p’titGlénat », 2015, 25 pages.

L’histoire

Jasmine la souris n’a qu’une idée en tête lorsque la pluie s’arrête : sauter dans les flaques d’eau pour éclabousser les animaux ! Malheureusement, ce n’est pas du goût de tout le monde. Alors qu’un grand concours est organisé, elle met tout son cœur dans des éclaboussages plus impressionnants et plus rigolos les uns que les autres. Petite, moyenne, grande, large, profonde, pas une flaque ne lui échappe et gare aux passants ! Tous risquent fort de se retrouver le poil trempé de la tête aux pieds s’ils ne prennent pas garde. Mais Jasmine la petite souris coquine ferait bien de se méfier, elle aussi…

Note : 5/5

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C’est le 3 juillet, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Le mois de juin a été chargé de nombreuses émotions, activités et sorties mais finalement pas tant de lectures que cela… Du coup ce rendez-vous sera plus court !

Le Top et Flop de mes lectures

Beaucoup de mes lectures ces derniers temps tournaient autour des artistes invité·e·s pour le festival des Bulles électriques. L’occasion de faire de très belles découvertes, comme Garulfo d’Alain Ayroles et Bruno Maïorana, dont j’ai lu la première intégrale avec un infini bonheur, un superbe coup de cœur. Rien à voir avec le festival mais la sortie du cinquième tome de Descender, de Jeff Lemire et Dustin Nguyen a failli me passer sous le nez, ça aurait été dommage puisque j’aime vraiment cette série !

Ne nous mentons pas, les lectures pour le festival m’ont aussi fait découvrir des choses affligeantes. Heureusement, le hasard a fait que j’ai commencé par celles-ci : si j’étais découragée, j’ai découvert par la suite des perles qui m’ont rassurée. Les deux premiers tomes du Chant d’Excalibur de Christophe Arleston et Éric Hübsch ont eu raison de mon cerveau : tout est prétexte à montrer des corps (disproportionnés) de femmes nues, à faire des « blagues » salaces et sacrément misogynes avec un semblant d’histoire. Le peu d’optimisme en moi me fait dire que c’était les années 2000 et qu’avec un peu de chance, ce genre de chose n’est plus publié aujourd’hui (bon, là c’est carrément du déni, mais on se rassure comme on peut).

Dans la même idée mais de façon différente, la série Kheti : Fils du Nil d’Isabelle Dethan et de Mazan m’a fait beaucoup grimacer. J’ai lu les trois premiers tomes, et si l’amitié entre les deux enfants est très mignonne et leurs aventures parfois entraînantes, plusieurs choses m’ont dérangées. J’ai trouvé le dessin inconsistant : le chat ressemble parfois plutôt à un lion ou à un ours, donc bon. Mais ce n’est rien à côté du fait de présenter des personnages égyptiens blancs. Si si, blancs. Si je ne dis pas de bêtises, les quelques personnages noirs sont des esclaves, mais certainement pas les personnages principaux ou leurs familles. Ce n’est pas la première fois que des artistes français montrent des personnages égyptiens blancs dans leur BD prétendument « recherchée » et « juste d’un point de vue historique ». Il faudra m’expliquer comment ces artistes ont pu rater quelque chose d’aussi simple que la couleur de peau des Égyptiens (oui, je te regarde Cléo, la petite pharaonne, à quel moment une Cléopâtre blanche est historique ?).

Florilège de chroniques lues

La Petite créature a chroniqué La Soutenable légèreté de l’être d’Éléonore Costes et Karensac, une bande dessinée autobiographique qui a l’air très touchante et que je ne manquerai pas de regarder de plus près. Dans un autre genre, ce n’est pas la première fois que j’entends parler d’Homo sapienne de Niviaq Korneliussen, ici sur le site d’Arcanes Ouvertes, mais cette chronique me convainc de le lire prochainement ! Enfin, Les Ourses à plumes nous parlent du livre « Gros » n’est pas un gros mot, écrit par Daria Marx et Eva Perez-Bello et c’est sacrément important.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

C’est très poussif de mettre ça en « véganie » mais j’ai rien d’autre. Manon Bril présente sur la chaîne Monde sociaux des articles de recherche en sciences humaines et sociales et cette fois-ci cela portait sur les « Chiens policiers : gueules armées de la République ? ». Elle prévient en début de vidéo, mais ça décrit évidemment des mauvais traitement et fout la gerbe.

Côté genre et féminisme

Une interview pour commencer, de l’artiste aux multiples facettes Dwam, dans la dernière Zouzletter : tout l’entretien est très intéressant (et j’ai probablement trouvé la prochaine personne qui me tatouera ♥).

Chez France Culture, j’ai écouté la série de podcast sur les « Sorcières » et c’est toujours bon d’avoir un petit rappel. Beaucoup plus glaçant, un autre podcast sur les témoignages de deux personnes harcelées dans l’armée : un homme homosexuel et une femme. Attention, ça m’a personnellement donné de grandes envies de violence. Prévoyez une séance de méditation après l’avoir écouté.

Toujours aussi merveilleuse, Mx Cordélia nous présente une vidéo « Féminisme : mes conseils lectures » et je ne peux que valider les livres qu’elle mentionne et que j’ai déjà lu. Et bien sûr ajouter à ma liste ceux que je n’ai pas encore consulté !

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

Tout d’abord, sur Comics Have the Power, un superbe dossier sur le personnage de Jean Grey et sa première apparition par nulle autre que Sonia Smith (personne n’est surpris et tout le monde la remercie ♥).

Usbek & Rica nous a gâté avec deux entretiens d’auteur·rice·s de science-fiction, rondement menés par Guillaume Ledit. Le premier auteur est Liu Cixin : « La SF dispose d’un important soutien officiel en Chine » et la seconde Nedi Okorafor : « Quand j’écris sur le futur, vous pouvez être sûrs d’avoir du mystique ! ». Les deux présentent des points de vue assez différents mais tout aussi intéressants sur la SF. Plus qu’à lire leurs livres !

En Europe et en Amérique du Nord, la vente de planches originales de bande dessinée est assez commune… mais ce n’est pas le cas dans le reste du monde ! Rémi I. revient sur le cas du Japon dans un article sur BoDoï : « Pourquoi les ventes aux enchères de planches de mangas restent rares ».

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du RGPD, vous avez probablement reçu des dizaines de mails à ce sujet. Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, Lionel Maurel du site S.I.Lex a fait une conférence très accessible sur « Données personnelles et vie privée : ce qui va changer avec le RGPD » maintenant disponible sur Youtube. J’en profite pour parler d’un autre de ses articles, sur un sujet différent : « Le Zéro Déchet et l’émergence des « Communs négatifs » », pour donner un point de vue un peu plus juridique sur cette démarche.

J’ai découvert, avec beaucoup de retard visiblement, les planches de Maeril sur « 10 histoires ordinaires »… qui sont en fait des agressions ordinaires. Que tout le monde les lise et arrête d’avoir de tels comportements.

Enfin, le témoignage d’une « Doctorante autiste Asperger, les intérêt spécifiques et leur influence dans la thèse » par Stéphanie Pirez-Huart sur le carnet de recherche Médié V@l.

Ce que j’ai fait le mois dernier

Je vous le rabache depuis un moment mais j’étais au festival Bulles électriques en début de mois et c’était un plaisir de retrouver les copains et copines et de découvrir des artistes avec beaucoup de talent !

Autrement j’ai rendu visite à des ami·e·s, que ce soit juste à côté ou un peu plus loin, comme à Montpellier où j’ai passé un week-end merveilleux de balades, de discussions et de lecture au calme. Le week-end dernier a aussi été très social, puisqu’un collègue quitte bientôt mon labo et avait organisé un week-end de sorties plages, cafés, bars et pubs. Bref, ce n’est pas de tout repos et je vais mettre des jours pour récupérer mais c’était chouette et ça fait de bons souvenirs à chérir.

Qu’est-ce que j’ai regardé ? Les Dissociés pour commencer : une amie m’en parlait depuis longtemps et j’ai enfin compris pourquoi elle aimait tant ! Sans surprise, je me suis jetée sur le finale de Sense8 que j’ai trouvé tout à fait satisfaisant, je vais probablement profiter de l’été et des congés pour me refaire toute la série… The Death of Superman m’a convaincu que DC Comics devrait probablement arrêter les live action et se contenter des dessins animés qui sont tout de même de meilleure facture.

Enfin ! Cela durait depuis des mois, j’avais découvert en début d’année l’émission My Cat From Hell où un comportementaliste de chat·te·s visitait les maisonnées où des humains avaient des problèmes avec leurs compagnons félins pour une raison ou une autre. Et Jackson Galaxy venait résoudre ces problèmes et s’assurer que les chat·te·s étaient entre de bonnes mains et dans un bon foyer. C’était un peu mes moments « doudou » de regarder cette série puisque chaque épisode se termine bien, beaucoup sont très émotionnels, mais surtout j’ai appris quelques petites choses par-ci par-là sur les besoins plus particuliers ou le langage corporel des chat·te·s que j’ai bien mis à profit !

J’espère que le mois de juin s’est bien passé pour vous, je vous souhaite de bonnes lectures pour juillet, sortez la crème solaire (sans produit toxique pour vous et les poissons) et l’eau fraîche (en bouteille parce que le plastique c’est pas glop) !

Garulfo, intégrale T1 et 2, d’Alain Ayroles et Bruno Maïorana

Garulfo, intégrale T1 et T2, dAlain Ayroles (scénario), Bruno Maïorana (dessin) et Thierry Leprévost (couleur), Delcourt, 2011, 95 pages.

L’histoire

Par la magie d’un doux baiser, Garulfo la grenouille est devenue prince. Mais en s’arrachant à son insouciante vie animale, l’innocent batracien s’est précipité dans les tourments de la race humain ! La jalousie d’une princesse, la fourberie d’un roi, la cruauté d’un grand veneur se conjuguent pour faire regretter à Garulfo la douceur de sa mare natale…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Metropolis T1, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Couverture de Metropolis, de Stephane De Caneva et Serge Lehman

Metropolis T1 de Stéphane De Caneva (dessin), Serge Lehman (scénario) et Dimitris Martinos (couleur), Delcourt, 2014, 96 pages.

L’histoire

1936. Au cœur d’une Europe en paix depuis trois quarts de siècle, se dresse une cité comme le monde n’en a jamais connue… Metropolis, le chef-d’œuvre de Serge Lehman sublimé par un graphisme de toute beauté. Capitale de tous les excès, centre névralgique de l’espionnage et des coups tordus, Metropolis possède ses zones d’ombres à l’instar des crimes atroces qui défraient depuis peu la chronique. Pour les résoudre, la police fait appel à un médecin autrichien, inventeur d’une science de l’esprit méconnue : le docteur Freud.

Note : 5/5

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L’Arbre des pendus, de Ben Aaronovitch

Le Dernier apprenti-sorcier T6 : L’Arbre des pendus de Ben Aaronovitch, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) par Benoît Domis, J’ai lu, 2018, 376 pages.
Version audio narrée par Kobna Holdbrook-Smith.

L’histoire

À l’emplacement actuel de Marble Arch, à Londres, se dressait jadis la tristement célèbre potence de Tyburn, surnommée l’arbre des pendus, où l’on exécutait les criminels les plus notoires du royaume. William Wallace ou Olivier Cromwell y auraient connu une fin funeste. Mais aujourd’hui, les riches demeures d’Oxford Street et de Mayfair, situées là où les condamnés faisaient leurs derniers pas, sont le théâtre d’événements pour le moins étranges. Peter Grant, agent de la Police Métropolitaine de Londres et dernier apprenti sorcier du royaume, mène une nouvelle fois l’enquête…

Note : 5/5

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Descender T5 : Le soulèvement

Descender T5 : Le soulèvement, de Jeff Lemire (scénario) et Dustin Nguyen (dessin et couleur), Urban Comics, « indies », 2018, 128 pages.

L’histoire

Alors qu’ils approchaient de la planète Mata, où sont censés se trouver le Dr Solomon et l’Ancien robot, le capitaine Telsa et le Dr Quon ont découvert la véritable identité de celui qu’ils pensaient être Tim-21. Infiltré sous les traits du jeune androïde, Tim-22 a pris les commandes du vaisseau et s’apprête à fournir les dernières données nécessaires à son père, Psius, pour déclencher la guerre contre le CGU et ainsi redonner le pouvoir aux machines. Au même moment, sur la Lune Mécanique, Tim-21 parvient à entrer en communication avec Andy…

Note : 5/5

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C’est le 2 juin, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

J’ai lu très peu de livres finalement en mai, mais j’ai réussi à avancer un peu dans mon retard de billets de blogs, articles et podcasts à lire et écouter, ce qui m’a permis de découvrir pleins de choses !

Le Top et Flop de mes lectures

Les albums de Layla Benabid étaient dans mes coups de cœur, Liero et Chapillon, donc, que je recommande absolument. J’ai aussi beaucoup apprécié la nouvelle The Furthest Station de Ben Aaronovitch, toujours dans l’univers du Dernier apprenti-sorcier que j’adore. Pour le flop, ce sera Papa, maman, le genre et moi de Michela Marzano que je conseille plutôt d’éviter pour aller lire d’autres documents plus à jour.

Florilège de chroniques lues

La chronique de Ejo de Beata Umubyeyi Mairesse, sur Femmes de lettres, m’a convaincue de rajouter ce recueil de nouvelles dans ma liste de souhaits. Côté comics, Sonia de Comics Have the Power a chroniqué les différentes sorties françaises du Free Comic Book Day, ce qui était très bienvenue puisque je n’ai pas pu tout avoir ! Biblioqueer a fait un retour sur sa relecture de la série Y le dernier homme, de Brian K. Vaughan et Pia Guerra, avec un regard plus critique que lors de sa première lecture, ce que j’ai trouvé très intéressant !

On reste dans la BD, avec côté manga une chronique d’Arcanes Ouvertes à propos de L’Atelier des sorciers de Kamome Shirahama, que j’avais vu circuler et qui me donnait envie de me remettre aux mangas… et c’est confirmé, il faut que j’acquière cette série ! Enfin, Face de citrouille a chroniqué De Cape et de mots de Flore Vesco, que j’aimerais beaucoup lire aussi maintenant.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

J’en parle de temps en temps dans cette rubrique mais j’adore le podcast Les Carencés, c’est d’ailleurs en grande partie celui-ci (dans sa première version à l’époque) qui m’a amenée à vraiment questionner mes pratiques, puis à devenir végane. Tous leurs épisodes sont intéressants, mais j’ai été particulièrement touchée par « Indomptables » qui parle principalement de cirque sans animaux, avec le retour très sincère et éclairant de Sandrine Bouglione, qui a décidé avec son mari, d’arrêter d’utiliser des animaux dans leur cirque.

Je recommande le billet de La Carotte masquée à propos du refuge « Le Mistral » qui entend sensibiliser les personnes sur la question de l’élevage, tout en faisant sortir des animaux de cet enfer. Un beau projet à soutenir et encourager !

Sur Vegactu, Lili Gondawa a chroniqué le livre de Jonathan Balcombe récemment sorti, À quoi pensent les poissons ? et partage quelques informations disponibles dans le livre et particulièrement éclairantes.

Côté genre et féminisme

À propos de genre, certains parents entreprennent de ne pas genrer leur bébé afin que ces enfants puissent choisir leur propre genre plus tard, sans se sentir bloqué et enfermé dans un genre assigné par rapport à leurs appareils génitaux, et je suis en amour complet avec cette idée. Alex Morris en parle dans un article sur The Cut : « It’s a Theyby! Is it possible to raise your child entirely without gender from birth? Some parents are trying. ».

On le sait bien, la société demande aux femmes de correspondre à une certaine norme de beauté. Dans mon tiroir partage une BD sur la fameuse phrase « Il faut souffrir pour être belle ». Lallab analyse dans un dossier « The French liberté » la liberté offerte aux hommes et aux femmes à disposer de leurs corps en France. Dans le troisième article, « The French liberté III : celle d’exhiber un corps parfait » les parties du corps des femmes sont analysées pour voir ce qu’il est possible ou non d’en faire, et quels sont les tabous.

Toujours sur Lallab, Tarani Taye et Selma Bouledjouidja publient un article « Pourquoi nous n’allons plus voir de films faits par/avec des agresseurs » qui explique très bien la démarche. En parlant de pop-culture, sur Usbek & Rica, Yannick Rumpala revient sur l’importance des écrivaines dans la science-fiction : « Ce que la science-fiction doit aux écrivaines ». BALLAST publie un entretien des plus intéressants avec l’artiste Emma : « Emma : « Faire péter le patriarcat en même temps que le capitalisme » ».

J’ai découvert un nouveau carnet de recherche, Femmes et tatouage : approches historiques, dont le sujet m’intéresse beaucoup et j’ai lu avec plaisir le billet explicatif « Quelles sources pour l’histoire du tatouage féminin ? Quelques observations préalables » de Jeanne Barnicaud.

Le carnet GenERe a publié l’enregistrement d’une conférence qui date un peu mais qui reste très intéressante, et importante : celle de Pinar Selek sur le sujet « Réfléchir sur les dominations et les résistances : l’exemple du mouvement féministe en Turquie ». Enfin, pour garder toujours la convergence des luttes en tête, rien de mieux qu’un article de Mrs Roots tel que « Pourquoi la gentrification est un enjeu afroféministe ? ».

Pour finir, une série d’articles intéressants qui parlent de la culture du viol et des violences faites aux femmes, à éviter si ces sujets peuvent être des déclencheurs pour vous. Tout d’abord, Noémie Renard a sorti son livre En finir avec la culture du viol et propose un extrait sur son blog Antisexisme « Le viol comme outil disciplinaire ». Le carnet de recherche de l’Institut Français des Études Andines publie un article de Robin Cavagnoud intitulé « Quelle portée du mouvement « Me Too » dans l’accès à l’aide institutionnelle ? » et je trouve ça important de se renseigner sur ce qui se passe ailleurs que dans les pays occidentaux puisque c’est tout aussi important.

 

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

Marion Montaigne a fait quelques planches sur Tu mourras moins bête à propos du réalisme (ou non) de ce qui se passe dans le film Annihilation ! Et Jo Writes Stuff a fait une excellent billet sur les histoires qui vieillissent « Tales as Old as Time: How Stories Age » ou pourquoi parfois on n’arrive pas à accrocher à un classique : parce que le contexte a changé et qu’il n’a plus grand-chose de révolutionnaire.

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Sonia, sur Comics Have the Power, nous a partagé une superbe interview de Stéphanie Hans, et c’est particulièrement intéressant ! Toujours sur des artistes, je vous parlais le mois dernier de la table ronde à laquelle je participais avec La Voix des Bulles sur la représentation des femmes dans la BD, l’enregistrement est en ligne ! Foncez écouter Diglee, Layla Benabid, Hélène V. et Limcella, elles ont plein de choses merveilleuses à dire.

Une bonne dose d’anti-racisme avec un article de Kesiena Boom pour Broadly : « 100 Ways White People Can Make Life Less Frustrating For People of Color », à garder en tête pour agir comme un·e allié·e et pas seulement prétendre l’être. Sur The Atlantic, Ta-Nehisi Coates a fait un article très éclairant et plutôt mordant : « I’m Not Black, I’m Kanye. Kanye West wants freedom—white freedom ». Fabien Vehlmann partage des planches très touchantes sur La Revue dessinée, « Ma rencontre avec Fodé » où il raconte comment lui et sa femme ont accueilli à bras ouverts Fodé qui vient de La Guinée-Conakry, pour l’accompagner et l’aider à demander ses papiers…

On connaît bien (j’espère) les impacts du colonialisme. J’avais moins en tête l’importance de la nourriture dans ce processus, mais l’article « Ethiopia and Eritrea’s Long History With Lasagna » par Hannah Giorgis sur Taste m’a beaucoup appris ! Comment les pays colonisés ont su se réapproprier des recettes amenées par les colons pour les intégrer à leur culture.

Côté actualité, BALLAST publie un article « Pas de train aujourd’hui pour qu’il y en ait demain », le témoignage de Laura D. qui nous en apprend beaucoup sur ce que signifie vraiment cette lutte et pourquoi il est important de se battre et de faire entendre les revendications des cheminots. Sur Simonæ, Vimairetta revient sur la « Polémique sur l’obligation vaccinale : le point sur les idées reçues » qui devrait être partagé dans tous les coins pour que les gens cessent – peut-être – de faire n’importe quoi.

Dans un tout autre sujet, sur Usbek & Rica, Jean-Dominique Séval nous parle de la mort dans l’environnement numérique : « Debout les morts… numériques ! » un sujet auquel je ne pensais pas du tout, alors qu’il semble très important et que clairement les scientifiques n’ont pas attendu Black Mirror pour envisager la vie numérique après la mort.

Ce que j’ai fait le mois dernier

Le premier samedi du mois de mai est chaque année synonyme de Free Comic Book Day ! À cette occasion j’étais donc dans ma librairie préférée, L’Antre du Snorgleux, avec l’association de cosplay Comics Team Marseille pour y passer une superbe journée 🙂

Puis le lendemain, je suis partie pour la Bretagne avec une amie, une semaine de road trip pour y découvrir tout un tas de merveilleuses choses, c’était la première fois que j’y mettais les pieds mais certainement pas la dernière ! J’ai complètement adoré, mon endroit préféré était certainement Huelgoat avec ses chaos rocheux de toute beauté.

Chaos Rocheux à Huelgoat.
Chaos Rocheux à Huelgoat. Photo de Marion Wesely

Côté séries ! J’ai regardé la seconde saison de 3 %, cette série SF brésilienne très sympathique et l’intrigue avance plutôt rapidement dans cette saison. J’accroche moins à la plupart des personnages, mais c’était tout de même un bon moment. De Dear White People j’ai également regardé la deuxième saison (ou le deuxième volume, peu importe) et j’ai vraiment eu un coup de cœur pour le personnage de Joelle. Enfin, j’ai été un peu déçue de la quatrième saison de Broad City qui me faisait pourtant rire à gorge déployée jusqu’ici… Seul l’épisode sur les sorcières m’a beaucoup plu, le reste était un « meh » un peu fade.

Au cinéma, je suis allé voir Deadpool 2 et je suis pas certaine d’avoir déjà autant rit devant un film. Je l’ai trouvé encore plus drôle et intéressant que le premier, ce qui est toujours une bonne surprise.

Enfin, merci Arte et ses replays, j’ai pu voir Mustang, qui est à la fois glaçant et touchant. Et j’ai adoré Les délices de Tokyo, ce film est merveilleux, adorable, émouvant et très beau.

Voilà ! J’espère que le mois de mai vous a été bénéfique, bonnes lectures à vous pour le prochain mois 😉