InSEXts, de Marguerite Bennett et Ariela Kristantina

InSEXts, de Marguerite Bennet (scénario) et Ariela Kristantina (dessin), Aftershock, 2016, 145 pages.

L’histoire

Au début de l’ère victorienne, une paire de diablesses vengeresse découvre un pouvoir terrifiant qui les transforme en créatures étranges. Armées de ces sombres apparences en pleine évolution, elles se retrouvent dans un monde baigné de forces occultes, avec de nouveaux sens et une nouvelle sensualité, où elles tentent de se faire une place, pour elles-mêmes et l’enfant issu de leur amour.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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C’est le 3 octobre, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  1. Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  2. Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  3. Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  4. Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Au mois de septembre la lecture a été… pour le moins compliquée. D’où le silence de mort du blog depuis plusieurs semaines ; j’en étais à un point où même ce que je réussissais à lire et que j’avais apprécié, je n’avais pas envie de le chroniquer. Et bien sûr, plus je me mettais la pression, moins j’avais envie de me poser devant mon ordinateur pour écrire les chroniques… Il ne m’a pas fallu chercher bien loin pour comprendre l’origine de cette panne de lecture ; le thème du club de lecture à nous « Une chambre à nous » que j’aime beaucoup était « fiction historique » pour la session d’août-septembre. Je n’aime pas vraiment ce genre… je ne saurais dire pourquoi mais ça ne m’attire pas, au contraire, cela m’ennuie. Alors, je ne mets pas toutes les fictions historiques dans le même sac, je me doute bien qu’il doit y en avoir que je trouverais renversantes et merveilleuses. Mais je ne vais pas m’y pencher de suite. Parce que les lectures de La part des flammes de Gaëlle Nohant et Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier ont ramolli mon envie de lire et de bloguer. Je crois que ça va mieux maintenant. Par contre ça me prouve bien qu’il faut que j’apprenne à abandonner des livres…

Le Top et Flop de mes lectures

Dans le top, je mets sans hésiter ma relecture de la série de manga Parmi eux de Hisaya Nakajo ; j’avais commencé à la relire il y a plusieurs mois, puis j’ai terminé cet été et j’en suis ravie. Je suis aussi tombée amoureuse du comics InSEXts de Marguerite Bennett et Ariela Kristantina : une merveille à ne pas mettre entre toutes les mains mais que j’ai quand même envie de distribuer à tous vas (c’est une mauvaise idée, faut pas faire ça, mais vous comprenez l’idée). Et aussi, Animosity de Marguerite Bennett et Raphael de Latorre. Je vous parle de tout ça prochainement !

Pour le flop… Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier dont j’ai trouvé la lecture fastidieuse et ennuyeuse et le propos pas vraiment féministe. Je le chroniquerai aussi, pour donner mon envie et donner des liens vers des chroniques de personnes qui ont pu apprécier le livre !

Florilège de chroniques lues

Tout d’abord, la chronique de PikoBooks à propos du roman Sirius de Stéphane Servant : le livre a rejoint ma liste de souhaits très rapidement ! Le blog Pas de panique a partagé une excellente chronique de L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie : il faut vraiment que je prenne le temps de découvrir l’œuvre de cette autrice.

Arcanes Ouvertes a écrit de fabuleuses chroniques durant le mois de septembre et a grandement contribué à allonger ma liste de souhaits, mais si je devais ne choisir qu’une chronique ce serait celle d’Opération pantalon de Cat Clarke dont j’entends finalement du bien de tous les côtés. Pour terminer, Les histoires de Lullaby a fait une chronique tout à fait convaincante de La Fée, la Pie et le Printemps d’Elisabeth Ebory.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

« Le végétarisme dans l’Antiquité grecque. Entretien avec Alexandra Kovacs » de Séverine Garat sur le carnet de la Revue des Études Anciennes était très intéressant et présente une perspective que j’ignorais totalement. Sur un autre médium, Christopher-Sebastian McJeeters – dont j’aime beaucoup les travaux – a fait une présentation intitulée « Queering Animal Liberation: Why Animal Rights is a Queer Issue » disponible sur YouTube. Malheureusement les seuls sous-titres sont ceux générés automatiquement en anglais, mais si vous comprenez la langue et que le sujet vous intéresse, je recommande vivement le visionnage (ou l’écoute) de cette vidéo.

Côté féminisme

Marine Gasc ouvre une nouvelle rubrique sur Raconte-moi l’Histoire et commence avec un billet sur le chaupadi : « Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal ». Le magazine Simonæ va rapidement devenir un abonné de cette rubrique ! Au point où je n’ai pas pu sélectionner un seul article dont je vous en présente deux : « Expliquez-moi l’écoféminisme » de Violynea et Natty ; ainsi que « « Tremate tremate, le stregue son tornate! » Tremblez tremblez, les sorcières sont de retour ! – Introduction à la sorcellerie » de Mæ.

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

Archives et culture pop’ analyse, comme son nom l’indique, la place des archives dans des œuvres de la culture populaire ; le billet qui m’a le plus plu le mois dernier est « Defenders et des archives en libre-service » de Sonia Dollinger : j’ai beaucoup rit à sa lecture, même si effectivement, la représentation des archiviste est assez déplorable dans la série (et que c’est pas super). Buffy Mars s’est penchée sur Tout est politique sur un personnage tout particulier : « Sabrina l’apprentie sorcière : naissance et évolution d’un personnage culte » en revenant sur les séries, films, comics et autres à son sujet (en tous cas, je me rappelle que j’avais adoré le jeu sur Playstation) !

J’avais mis de côté une table ronde de la San Diego Comic Con 2017 et j’ai enfin eu l’occasion de l’écouter : « From Fandom to Creator » avec des créatrices incroyables qui racontent leur cheminement de fan à autrices (malheureusement pas de sous-titre français non plus).

J’sais pas où l’mettre mais j’ai kiffé

Un documentaire sur les mouvements Skinheads et Antifa qui se sont confronté en France dans les années 1980 : « Chasseurs de skins » qui m’a beaucoup appris sur cette époque et ces mouvements dont je ne connaissais absolument rien…

Enfin un article sur le carnet Monde du livre dont le titre parle de lui-même : « La domination américaine dans les traductions de l’anglais en littérature générale et la place accordée aux variétés d’anglais et aux aires culturelles anglophones » écrit par Justine Vincenti.

Ce que j’ai fait le mois dernier

Je suis allé au FRAMES Festival à Avignon en début de mois et c’était une super expérience, avec pleins de conférences très intéressantes ! Je renouvellerai certainement l’année prochaine 😉 J’ai profité des journées du patrimoine pour visiter un fort, ce qui était bien chouette, d’autant que j’ai appris pleins de choses. J’ai passé pas mal de temps entouré de bédéphiles grâce à La Voix des Bulles d’une part et à Snorgleux Comics d’autre part, ces derniers pour le lancement de leurs comics Animosity et American Monster. Dans des circonstances tout à fait différentes j’ai aussi participé à ma première manifestation liée à mon véganisme : un happening contre la vivisection et c’est une expérience que je renouvellerai ! Autre chose super : une amie expatriée en Angleterre est venue me rendre visite pour une journée et c’est très très chouette.

Côté production visuelles j’ai beaucoup apprécié Ouvrir la Voix : un documentaire d’utilité publique je pense dont la projection était accompagnée d’une discussion avec la réalisatrice Amandine Gay, ce qui était fabuleux. Le film sort la semaine prochaine, courrez le voir. Pour les séries… j’ai l’impression d’y passer beaucoup de temps ces dernières semaines ! Je me suis mise à jour dans mon visionnage de Dragons: Race to the Edge, How to Get Away with Murder, Brooklyn Nine-Nine. J’ai aussi regardé la première saison de American Gods et décidé de revisionner la totalité des Cardcaptor Sakura : la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps (cet anime est tellement infusé d’homosexualité et de bisexualité, c’est un bonheur).

Les financements participatifs pour les livres & co

Un petit point sur la raison qui me pousse à participer à des financements participatifs que ce soit sur Ulule, Kickstarter, Sandawe, le Pot Commun, et j’en passe. Alors, loin de moi l’idée de faire un billet exhaustif, il s’agit des raisons qui me poussent à participer à ce genre de financements, mais je serai ravie d’en discuter plus en avant dans les commentaires, pour savoir ce que vous en pensez 🙂 Autre chose avant de commencer : mon but n’est pas de vous inciter à tout prix à participer à ce genre de choses et je me rends bien compte que tout le monde n’en a pas la possibilité ni l’envie, et c’est tout à fait respectable !

Sans surprise, la grande majorité des projets auxquels je participe… sont des livres. J’ai l’impression que c’est l’opportunité parfaite de soutenir les artistes qui nous plaisent et dont on consomme régulièrement le travail. Par exemple, je me rends compte que j’ai beaucoup participé à des financements pour l’édition et l’impression de webcomics que je lisais déjà gratuitement en ligne. Si la plupart des artistes ont à présent des comptes Tipeee ou Patreon, participer à leurs projets permet de les rémunérer et en plus d’avoir leur œuvre entre nos mains. Ça a été le cas pour moi avec Shades of A (dont je vous ai parlé ici), Blindsprings (que je viens de recevoir, j’en parle bientôt), Check, Please! et Go Get a Roomie!. Bon, comme je gagne pas des milliers d’euros non plus, je me contente assez souvent des contributions électroniques : pas que le livre imprimé soit cher, mais quand les créateurs sont aux États-Unis ou au Canada, les frais de port peuvent devenir exorbitants…

Les plateformes comme Ulule ou Kickstarter permettent aussi de soutenir des projets qu’on a pu découvrir lors de salons : l’aperçu qu’on a eu du travail de l’artiste nous a séduit, il ou elle parle de son projet et on a le choix par la suite d’aller voir de quoi il en retourne. J’ai découvert lors de la Paris Comics Expo Graffcomics (qu’on attend toujours, mais ça a l’air de sentir un peu meilleur qu’avant…), et lors du HeroFestival je suis tombée sur les créateurs de AmuseZ et Dragon (j’ai chroniqué ces deux derniers ici et ).

Ces plateformes permettent aussi de remettre au goût du jour le principe de la souscription ! Pour certains éditeurs, il est plus sécurisant de pré-vendre leurs livres – bien à l’avance – de sorte qu’ils sachent combien de lecteurs pourraient être intéressés, afin de faire un tirage au plus proche de la réalité. C’est pourquoi on retrouve des projets d’éditeurs sur ces plateformes, comme ceux des Moutons électriques ou Alternative History Comics Inc. par exemple.

Quand je regarde la totalité des projets livres auxquels j’ai participé, j’ai connu la grande majorité grâce aux réseaux sociaux qui relaient les productions issues de la diversité et de voix authentiques (comme par exemple Moonshot et Dates!). Je ne dis pas que l’édition traditionnelle ne produit pas de tels contenus, d’ailleurs, ces mêmes communautés et réseaux rajoutent beaucoup beaucoup de livres à ma liste de souhaits. Mais comme les financements participatifs sont limités dans le temps… il vaut mieux participer plutôt que mettre la référence de côté et que ce soit trop tard ou trop compliqué par la suite.

Bien sûr, la lecture et les livres sont l’une de mes plus grandes passions, mais les plateformes de financement participatifs offrent bien plus d’opportunités que cela ! J’ai même participé à deux jeux vidéos, un documentaire des plus importants (Bubble, dont le Pot commun est toujours en cours, je vous invite à aller voir !), un projet de séminaire de recherche sur les genres, sexualités et identités queer dans les productions jeunesse (Le Placard Project) et un bar à chat solidaire et végétalien à Lyon (Au Bonheur des Chats, qui va ouvrir bientôt !). Bref, cela permet de donner un peu d’argent à des projets en lesquels on croit et qui correspondent à nos valeurs.

On me demande parfois si je n’ai pas peur des risques, de ne pas recevoir les « récompenses » ; mais comme j’ai commencé avec des projets que je connaissais déjà, je faisais finalement confiance aux créateurs. Sur un bon nombre de projets auxquels j’ai pu participer, finalement un seul a posé un peu problème… mais semble se débloquer donc je compte ça comme une victoire 🙂

Et vous ? Que pensez-vous des financements participatifs ?

La part des flammes, de Gaëlle Nohant

La part des flammes, de Gaëlle Nohant, Le Livre de Poche, 2016 (originale : 2013), 560 pages.

L’histoire

Un roman inspiré d’un fait divers. Paris, 1897. Toutes les femmes de l’aristocratie se pressent au Bazar de la Charité, événement mondain des plus courus. Parmi elles, deux femmes peu habituées à cet univers, Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari, et la jeune Constance d’Estingel, indifférente aux conventions sociales. Quand le bazar prend feu et que le piège des flammes se referme, la tragédie fait basculer leur destin.

Note : 2/5

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C’est le 1er septembre, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  1. Le Top & Flop des lectures du mois précédent.

  2. Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.

  3. Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).

  4. Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Le Top et Flop de mes lectures

Ce mois ci était la découverte pour moi de Moonshot dirigé par Hope Nicholson, plus particulièrement de son premier et deuxième tomes : il s’agit d’anthologie de comics écrits et illustrés par des artistes Natifs Américains et qui abordent leurs cultures, traditions, quotidien et bien d’autres choses encore. Les deux volumes sont de véritables coup de cœur et j’encourage toutes les personnes qui souhaitent en savoir plus sur les Premières Nations à lire ces chefs d’œuvres ! Un autre coup de cœur : Ceci est mon sang d’Élise Thiébaut qui parle de règles pour casser un peu les complexes et ce de façon fabuleuse.

Globalement les lectures de ce mot furent fort sympathiques… mais La nature des choses de Charlotte Wood s’est rapproché du flop pour moi. Ce genre de livres ne résonne vraiment pas en moi et je reste perplexe. Dommage !

Florilège de chroniques lues

On commence par la fiche de lecture de Manon Pic sur le carnet de recherche Monde du livre à propos de l’ouvrage Regards sur l’édition dans le monde arabe dirigé par Charif Majdalani et Franck Mermier. C’est une branche de l’édition que je connais très peu et j’ai trouvé cette fiche de lecture très complète, elle permet d’avoir un aperçu des fonctionnements des métiers de l’édition dans le monde arabe.

Côté jeunesse, j’ai beaucoup apprécié la chronique d’Arcanes Ouvertes à propos du deuxième tome des Mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot et il est vraiment temps que je commence cette saga dont j’entends beaucoup de bien.

Enfin, une chronique et présentation du journal de Mireille Havet, qui était entre autre, lesbienne à Paris pendant les années folles ; tout ça par Pauline Laurent.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Une fois n’est pas coutume, pour aller plus vite, je vous présente tout ça sous forme de liste :

Ce que j’ai fait ce mois-ci

J’ai visité un petit bout de Pays Basque pour la première fois, mangé du très bon chocolat et sinon j’ai profité de mes congés pour beaucoup lire, jouer à Final Fantasy VIII et me mettre à jour dans plusieurs séries 🙂

Moonshot: The Indigenous Comics Collection T2

Moonshot: The Indigenous Comics Collection T2, dirigé par Hope Nicholson, AH Comics Inc., 2017, 168 pages.

L’histoire

Cette anthologie rassemble des dizaines de créateurs venant d’Amérique du Nord pour conter des histoires, sous forme de comics, démontrant la richesse du patrimoine et des identités de la narration native américaine.
Les œuvres de ce deuxième volume se concentrent plus sur les problématiques actuelles que peuvent vivre les Natifs Américains, par rapport à l’environnement et leur oppression notamment.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Moonshot: The Indigenous Comics Collection T1

Moonshot: The Indigenous Comics Collection T1, dirigé par Hope Nicholson, AH Comics Inc., 2016, 176 pages.

L’histoire

Cette anthologie rassemble des dizaines de créateurs venant d’Amérique du Nord pour conter des histoires, sous forme de comics ou nouvelle illustrée, démontrant la richesse du patrimoine et des identités natives américaines à travers des histoires traditionnelles ou de nouvelles visions du futur.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Dates! An Anthology of Queer Historical Fiction T1

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Dates! An Anthology of Queer Historical Fiction, dirigé par Zora Gilbert et Cat Parra, Margins Publishing, 2015, 178 pages.

L’histoire

Extrait de la préface : « L’idée de cette anthologie de fiction historique est de regrouper des récits et comics qui remplissent trois critères : 1) les histoires se déroulent avant 1965 ; 2) les personnages principaux sont queers ; et 3) personne ne meurt. De toutes nos règles, cette dernière était la plus importante pour nous. Les personnages queer dans les médias rencontrent souvent des fins malheureuses ou à la morale douteuse, au point où voir de la représentation queer (affreusement rare) était devenu une source d’angoisse plus que de soulagement. Dates! n’entend pas seulement subvertir le lieu commun du Queer Tragique, mais bel et bien le rejeter complètement : nous voulions un livre avec des histoires où les personnages queer vivent simplement leurs vies et trouvent le bonheur. »

Note : 4/5

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Beauté fatale, de Mona Chollet

Beauté fatale : Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, de Mona Chollet, La Découverte, 2015 (publication originale : 2012), 289 pages.

L’histoire

Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd’hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du « complexe mode-beauté » travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle.
Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d’autodévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu’il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d’une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

Note : 5/5

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La nature des choses, de Charlotte Wood

La nature des choses, de Charlotte Wood, traduit de l’anglais (Australie) par Sabine Porte, Éditions du Masque, 2017, 280 pages.

L’histoire

Vêtue d’un habit étrange et rêvant d’une cigarette, Yolanda se réveille dans une pièce vide. Verla, une jeune femme au crâne rasé, est assise à côté. Au bout d’un couloir où résonnent des voix inconnues, d’autres captives reviennent à elles. Droguées, désorientées, au milieu de l’outback australien, les filles ne sont sûres que d’une chose. Elles sont toutes liées par les incidents douloureux de leur passé. Et chacune se retrouve prisonnière de la mystérieuse entreprise de sécurité responsable de ce lieu désolé. Mais c’est sous le joug même de ce système absurde que Yolanda et Verla parviennent à forger un lien et, tirant leur force de l’instinct animal dont elles sont obligées de dépendre, les proies se changent en prédatrices.

Note : 2/5

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