Dernière heure Tome 1 à 4, de Yû

Dernière heure Tome 1 à 4, de , Akata, 2017, 194 + 196 + 162 + 227 pages.

L’histoire

Cela fait cinq années que le Japon est en guerre. Mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…

Note : 3/5

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Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish

Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Fabienne Gondrand, Solar Éditions, 2018 (VO : 2016), 462 pages.

L’histoire

« Au cours de la matinée, je ne trouve plus mon stylo. Je le cherche partout sur mon bureau. Quand je demande à ma collègue si elle le voit, elle rit d’un air entendu en disant que j’ai le syndrome du neurone unique. J’entends souvent cette expression aux réunions du groupe pour les parents de nouveau-nés. Elle renvoie à la théorie, dénuée de tout fondement scientifique, selon laquelle le cerveau de la femme se remplit de ouate après l’arrivée de l’enfant. Seules les femmes ont l’air d’user de cette expression. Les hommes du groupe, non. Je n’ai jamais entendu parler du syndrome du neurone unique des papas. Les hommes ne disent pas cela. Parce qu’ils n’en souffrent pas : ils appellent ça être « défoncés de fatigue », reflet plus fidèle de la réalité. Bien joué, les papas. Pour les mamans, j’ajouterais volontiers quelques mots, pour dire qu’elles sont « défoncées de fatigue alors qu’elles gèrent les effets psychologiques et physiques d’une transformation interne et externe totale de leur corps ». »
Une voix puissante de femme libre qui se raconte sur le vif et qui démonte tous les tabous sur la sexualité, l’allaitement, notre rapport au corps, l’éducation des filles, la question du genre, le rôle du père, la couleur de peau, l’état du monde…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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C’est le 4 novembre, je balance tout !

je-balance-tout

Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

J’ai pas mal bougé en octobre et du coup j’ai pris beaucoup de retard dans mes lectures d’articles, de chroniques, et autres chouettes choses. Le bilan va être très léger et si j’arrive à rattraper tout ça, celui du mois prochain sera plus intéressant…

Le Top et Flop de mes lectures

En top, je pourrai tout à fait remettre la saga « Shades of Magic » de V.E. Schwab puisque j’ai lu le dernier tome et… woah. Mais bon, ce serait un peu répétitif – je l’avais déjà citée le mois dernier.

Du coup je vais mettre Personne ne m’a dit de Hollie McNish qui a été une très bonne lecture et dont je vous parle bientôt.

Pas vraiment un flop, plutôt un meh : le manga Dernière heure de Yû. Ça faisait une éternité que je n’avais pas lu de manga et comme j’allais offrir cette série j’en ai profité pour jeter un œil. Il y avait des bonnes idées mais finalement c’était un peu bof… J’en ferai une chronique plus détaillée.

Florilège de chroniques lues

Comme annoncé, ce sera très léger avec seulement deux chroniques : la première de Planète diversité à propos d’Akata Witch de Nnedi Okorafor, un roman que j’ai envie de découvrir depuis très longtemps ! Puis, chez Deuxième page, un compte rendu du livre Journal du cancer d’Audre Lorde, écrit par Pauline Boscher. J’ai un peu honte d’admettre que je n’ai toujours rien lu d’Audre Lorde, mais c’était un plaisir d’en apprendre plus sur elle.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

La revue BALLAST a fait un long entretien avec Yves Bonnardel (cofondateur des Cahiers antispécistes) et Axelle Playoust-Braure (cofondatrice du Collectif antispéciste pour la solidarité animale de Montréal) intitulé « Les animaux au cœur de l’émancipation ». Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui y est dit mais cela n’empêche pas qu’il était intéressant de lire cet entretien, et de se faire sa propre idée.

Là où je suis en revanche totalement en accord, c’est avec Florence Dellerie et son récent billet sur Mediapart « Les êtres humains sont carnivores, alors je mange de la viande » qui reprend les affirmations selon lesquelles l’être humain est « naturellement » carnivore ou « naturellement » végéta*ien, pour remettre la vérité en place.

Côté genre et féminisme

Un article de Bunker D fait le point sur l’écriture inclusive de façon très complète – je pense – et pertinente : « L’écriture inclusive : parlons faits et science ». Je vais garder ce lien de côté pour l’envoyer un peu partout…

Je suis tombée sur un article de Margot qui date un peu, mais qui ne diminue en rien son intérêt, sur Roseaux, à propos de « Kimberlé Crenshaw, l’intersectionnalité et le féminisme français ». J’avais bien besoin d’un point sur ce terme d’intersectionnalité, tout ce qu’il englobe, et c’était en plus très chouette d’en lire plus sur l’autrice de ce terme.

Le podcast La Poudre a sorti des épisodes merveilleux, mais si je devais choisir mon préféré des plus récents (c’est pas simple hein, il y avait Mona Chollet quand même), ce serait l’épisode 37, sur Emma, militante anti-capitaliste, féministe et plutôt fabuleuse dont vous avez probablement vu passer les illustrations.

Maintenant que le froid s’est installé, on va être tranquille pendant un petit moment mais Dans mon tiroir rappelle, à juste titre, qu’il est très problématique de contrôler la façon dont les adolescentes s’habillent, plutôt que d’éduquer les adolescents à ce qu’ils ne les agressent pas… C’est par ici : « Indécentes adolescentes ».

On passe cette fois-ci du côté « masculinités » du genre avec Les couilles sur la table de manière générale certes (sisi, allez écouter, c’est trop bien) mais pour cet épisode en particulier sur le rapport des hommes aux voitures : « Des hommes et des bagnoles ».

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

Je dois voir le film Pride depuis une petite éternité, mais en attendant, Maëlys a publié un fantastique article sur Simonæ à propos de l’histoire derrière le film et j’ai appris beaucoup, beaucoup de choses : « Lesbiennes et gays au charbon ! L’Histoire derrière le film Pride ».

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Cet article a circulé – à juste titre – sur tous mes réseaux donc il y a de fortes chances que vous l’ayez déjà vu, voire lu, mais au cas où : « Je sais pourquoi je ne pige pas un mot d’arabe, qui est pourtant ma langue maternelle » de Nadia Daam sur Slate et ça m’a donné envie de hurler (ce qui n’est guère convenable à 7h du matin dans le métro, vous en conviendrez).

Toujours sur Slate mais un tout autre sujet : « Regarder du porno n’est pas un problème » de Nicole Prause et Taylor Kohut et Marty Klein. L’addiction au porno est finalement plutôt un mythe et on fait porter beaucoup de responsabilités au porno sans vraiment de justification. Attention, on parle bien des spectateur·rice·s de porno, pas des personnes qui les font.

Enfin, s’il y a un frigo collectif sur votre lieu de travail… Lisez ce très éclairant article de S.I.Lex : « Ce que l’on apprend sur les Communs dans les frigos collectifs… » où des gens s’empoisonnent après avoir voulu nettoyer un frigo et où finalement, il serait bien plus rationnel de stocker notre nourriture dans les toilettes, qui au moins, sont nettoyées régulièrement. En tous cas, je me suis empressée de nettoyer de fond en comble le frigo de la salle de pause, et de partager cet article aux collègues.

Ce que j’ai fait le mois dernier

Alors, tout d’abord, j’ai passé un week-end à Londres avec une amie et c’était très chouette. Elle n’y était pas allée depuis très, très, très longtemps donc on a fait les endroits un peu touristiques, mais surtout Camden Town et on a principalement mangé. De très bonnes choses véganes. Parce que l’Angleterre. Mais à la réflexion, je ne referai plus Londres que pour un week-end (partir le vendredi matin, revenir le dimanche soir) : finalement on perd plus de temps dans les transports que ce qu’on apprécie la visite…

Trois jours plus tard, je m’envolais à nouveau mais cette fois pour Francfort, à l’occasion du salon du livre là-bas et surtout, pour le boulot. C’est ma deuxième année et c’était toujours aussi intéressant, j’ai pu voir que mon niveau d’espagnol s’est un petit peu amélioré puisque j’arrivais à tout comprendre, par contre pour l’expression c’était pas gagné. On va pas se mentir, c’est épuisant et j’étais bien heureuse de rentrer. Mais j’ai quand même beaucoup profité des bons plats véganes que j’ai pu goûter.

Mes ami·e·s d’Angleterre ont profité d’une visite en France pour venir me voir et j’étais si heureuse ! Après une visite au pub (on se refait pas) on s’est mis en direction du restaurant que j’avais réservé (puisqu’on était six et que les restaurants avec options véganes sont rarement ouverts le soir dans ma ville) et après vingt minutes à marcher sous la pluie, dans le vent et le froid, l’arrivée devant le restaurant était sans appel : fermé pour dégâts des eaux. Ça aurait pu être chouette de me prévenir. C’est là que le meal prep m’a sauvé la vie : je m’étais fait à manger pour la semaine donc j’ai ramené tout le monde chez moi pour qu’on se mange un curry à la bonne franquette. Non c’était pas du tout un complot pour que tout le monde mange végane. Malgré le début chaotique, c’était une excellente soirée et j’ai adoré les revoir.

Le reste du mois a été chargé en boulot et en train train.

Sinon, derrière mon écran j’ai regardé la série Rick and Morty puisqu’elle était sur ma liste et qu’elle disparaît cette semaine de Netflix. J’ai dû rater les neuf dixième des références mais le peu que j’ai eu m’a beaucoup plu et quelques épisodes m’ont fait bien rire. J’ai aussi regardé, dans un tout autre genre, Maniac et je ne sais pas trop quoi en penser. Il y a beaucoup trop de choses qui m’ont interrogé, qui semblent être mises là comme un cheveu sur la soupe et qui m’ont fait sortir de l’univers. Mais bon.

Côté films, j’ai re-regardé Kingsman et vu iBoy, le dernier cassait pas des briques…

Au cinéma je suis allé voir Venom qui m’a beaucoup plu, j’en attendais pas des tonnes et j’ai passé un bon moment. J’ai aussi vu First Man : Le premier homme sur la Lune sans rien connaître de l’histoire réelle et c’était pas joyeux – joyeux c’est clair mais le film était très beau et je suis assez impressionnée par le jeux des acteur·rice·s.

Voilà, j’espère que vous avez bien profité d’Halloween si vous le fêtez et je souhaite un bon NaNoWriMo à tou·te·s celleux qui participent !!

Mars Horizon, de Florence Porcel et Erwann Surcouf

Mars Horizon, de Florence Porcel (scénario) et Erwann Surcouf (dessin et couleur), Éditions Delcourt, « Octopus », 2017, 120 pages.

L’histoire

Embarquez avec l’équipage de la mission Mars Horizon, les pionniers de la planète rouge. Une excursion passionnante pour un projet complexe et ambitieux : la première installation humaine sur Mars !
Ils sont psychiatre, médecin, ingénieur, pilote ou encore botaniste : ce sont les ambassadeurs de la première mission habitée vers Mars. Mais comment réagiraient les humains à 150 millions de kilomètres de la Terre ? Quel lien les unit à Mars ? C’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur cette magnifique et dangereuse planète…

Note : 3/5

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Et ma langue se mit à danser, d’Ysiaka Anam

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Et ma langue se mit à danser, dYsiaka Anam, La Cheminante, 2017, 120 pages.

L’histoire

Récit à la première personne, Et ma langue se mit à danser est un carnet de voyage intérieur explorant des questions fondamentales : l’enfance et l’exil , la honte et le silence, ce qui empêche de grandir mais aussi ce qui permet de croître.
La perte d’une langue et la réinvention d’une autre offrent un voyage qui glisse du pays natal, au pays(age) intérieur, en passant par plusieurs non-lieux imaginaires. Sur le parcours, Ysiaka Anam exhume les mandats oubliés dans les poches, les chaussons qui réchauffent la mémoire, la vie qui invente toujours.

Note : 5/5

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Plutona, de Jeff Lemire et Emi Lenox

Plutona, de Jeff Lemire et Emi Lenox (scénario et dessin) et Jordie Bellaire (couleur), traduit de l’anglais (États-Unis) par Sidonie van den Dries, Futuropolis, 2017 (VO : 2016), 150 pages.

L’histoire

Cinq adolescents trouvent dans un bois le corps de la plus grande super-héroïne du monde, Plutona. Cette terrible découverte les entraînera dans un sombre périple qui va bouleverser leur amitié et leur vie.

Note : 3/5

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Seconds, de Bryan Lee O’Malley

Seconds, de Bryan Lee O’Malley, avec Jason Frischer (dessinateur assistant) et Nathan Fairbairn (couleur), traduit de l’anglais (Canada) par Fanny Soubiran, Dargaud, 2014, 335 pages.

L’histoire

Alors que Katie, chef de cuisine renommée est sur le point d’ouvrir un deuxième restaurant – le sien ! – les problèmes débarquent : l’ouverture est compromise, ses amours battent de l’aile, son ex réapparaît et, pour couronner le tout, sa meilleure serveuse se blesse. Katie a clairement perdu le contrôle : si seulement elle pouvait tout effacer et recommencer à zéro ! Ce dont elle a besoin, c’est d’une seconde chance. Tout le monde y a droit, après tout. Mais encore faut-il savoir en faire bon usage…

Note : 4/5

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La Forêt sombre, de Liu Cixin

La Forêt sombre, de Liu Cixin, traduit du chinois (Royaume-Uni) par Gwennaël Gaffric, Actes Sud, 2017 (VO : 2008), 656 pages.

L’histoire

Dans La Forêt Sombre, la Terre essaie de digérer la nouvelle d’une invasion extra-terrestre qui devrait se faire d’ici quatre cent ans. Les collaborateurs de ces extra-terrestre ont été arrêtés mais la présence des intellectrons, ces particules subatomiques qui permettent à Trisolaris d’accéder à toutes les informations humaines de façon instantanée, signifie que les plans de défense terrestre sont exposés à l’ennemi. Seul l’esprit humain reste secret.

Note : 5/5

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Les règles… Quelle aventure !

Les règles… Quelle aventure !, de Élise Thiébaut et Mirion Malle, La ville brûle, 2017, 70 pages.

L’histoire

Les règles, les ragnagnas, les affaires ou les machins… Une fois par mois environ, les filles et les femmes entre 12 et 52 ans saignent pendant quelques jours mais on n’en parle jamais, alors même que cela concerne la moitié de l’humanité.
Les règles ont longtemps été un instrument qui a permis d’opprimer les femmes et de leur donner l’impression qu’elles étaient impures et capables de moins de choses que les hommes. Les règles sont donc un véritable enjeu féministe auquel il n’est jamais trop tôt pour s’intéresser…
Parler des règles, c’est aussi parler du patriarcat, de sexualité, de religion… Les autrices abordent le sujet avec humour, de façon décomplexée et décalé, avec de solides références culturelles, mythologiques, médicales et féministes pour piquer la curiosité et enrichir la connaissance des préados et ados, filles et garçons.

Note : 5/5

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