Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, d’Emil Ferris

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres T1, d’Emil Ferris, traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Charles Khalifa, Monsieur Toussaint Louverture, 2018 (VO : 2017), 416 pages.

L’histoire

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou : plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Banana Girl, de Kei Lam

Banana Girl : Jaune à l’extérieur, blanche à l’intérieur, de Kei Lam, Steinkis Éditions, 2017, 184 pages.

L’histoire

Kei a grandi en France, partagée entre deux cultures : les dim sum et le camembert, la fête de la Lune et l’Épiphanie, le baume du tigre et l’eau bénite…

La vie n’est pas toujours simple pour une petite Chinoise à Paris, mais peu à peu elle se forge une identité faite de ces références multiples. Aujourd’hui, Kei revendique son métissage culturel et assume joyeusement l’étiquette de banane, jaune à l’extérieur et blanche à l’intérieur…

Note : 5/5

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C’est le 10 juin, je balance tout !

Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Cette fois-ci le rendez-vous portera sur le mois d’avril et le mois de mai – comme j’avais beaucoup de retard dans ma veille et les lectures de mes blogs favoris, je n’avais pas grand chose à partager en avril… Avec les vacances et les jours fériés de mai, j’ai pu rattraper un peu tout ça afin de revenir avec un bon paquet de liens merveilleux à explorer…

Le Top et Flop de mes lectures

Du coup je me suis tellement concentrée sur les articles et blogs à lire que j’ai très peu lu de livres. Mais le peu que j’ai lu ont toutes été de chouettes lectures ; bien sûr Moi ce que j’aime c’est les monstres d’Emil Ferris, que j’ai lu en avril dans le cadre d’une lecture commune avec Femmes de lettres, sort du lot et monte droit dans mes top. J’y met aussi Banana Girl de Kei Lam qui était une chouette découverte.

Florilège de chroniques lues

Si j’ai peu lu de livres, j’ai en revanche trouvé plétores de recommandations et comme d’habitude, mes blogueurs et blogueuses préférées ont bien allongé la liste de livres que je souhaite lire ! En littérature jeunesse tout d’abord, The Bloomsbury Muffin a chroniqué Le temps des mitaines de Loïc Clément et Anne Montel et m’a donné envie de découvrir cet album. Côté romans, plusieurs livres m’ont tapé dans l’œil ; biblioqueer a chroniqué Comment se comporter comme une personne normale de T. J. Klune et Planète Diversité a présenté Red, White & Royal Blue de Casey McQuiston. Beaucoup de chouettes BD ont été chroniquées : Dans un rayon de soleil de Tillie Walden, chroniqué par biblioqueer, Le Dieu Vagabond de Fabrizio Dori, présenté par La petite créature et chez Comics have the power, Sonia a chroniqué Les nouvelles aventures de Sabrina de Roberto Aguirre-Sacasa et Robert Hack.

Pour fêter le mois de visibilité de l’autisme, Planète Diversité a publié une chouette liste : « Des livres à lire pour l’#AutismAwarenessMonth ».

Côté essais, sur Deuxième page Annabelle Gasquez a chroniqué Hunger de Roxane Gay et le carnet de recherche Dissidences présente Super-héros : Une histoire politique de William Blanc.

Je rajoute une chronique de film avec « Funan, récit d’une vie qui trouve toujours son chemin », écrit par Arnaud sur Ça reste entre nous qui donne envie de découvrir ce film d’animation.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

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Zita, la fille de l’espace T2, de Ben Hatke

Zita, la fille de l’espace T2, Ben Hatke, traduction de l’anglais (États-Unis) par Basile Béguerie, Rue de Sèvres, 2012, 224 pages.

L’histoire

Zita est désormais une véritable star internationale de la galaxie. Les récits de ses exploits lors du sauvetage de Scriptorius la précèdent sur les planètes que la petite bande visite. Fatiguée de ces bains de foule, elle laisse un robot imitateur déguisé en Zita prendre sa place le temps d’une escapade. Erreur ! Le robot prend goût à la célébrité et prend pour de bon la place de Zita. Comment Zita retrouvera-t-elle son identité et sa place dans son cercle d’amis ? Parviendra-t-elle enfin à reprendre le chemin qui la ramènera sur Terre ?

Note : 4/5

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Zita, la fille de l’espace T1, de Ben Hatke

Zita, la fille de l’espace T1, Ben Hatke, traduction de l’anglais (États-Unis) par Basile Béguerie, Rue de Sèvres, 2011, 192 pages.

L’histoire

Zita et Joseph jouent dans les bois quand ils trouvent un étrange appareil qui projette Joseph dans la galaxie. Pas le choix, Zita ne peut que suivre le même chemin pour tenter de sauver son ami. Elle se retrouve sur Sciptorius, étrange planète peuplée d’espèces multiformes, menacée de destruction par un astéroïde géant. Zita n’a que trois jours pour mener à bien sa mission : retrouver Joseph et rentrer sur terre !

Note : 4/5

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The Promised Neverland T2, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland T2 : Sous contrôle, de Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2018 (VO : 2016), 193 pages.

L’histoire

Emma, Norman et Ray décident d’entraîner leurs petits frères et sœurs pour qu’ils soient capables de s’évader avec eux. Mais sœur Krone, la nouvelle assistante de Maman, ne cesse de contrarier leur plan et exerce une pression constante sur eux. Pour mener à bien leur projet, l’inséparable trio n’a d’autre choix que de révéler une part de la triste vérité à d’autres camarades… Mais à qui peuvent-ils se fier ?

Note : 3/5

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C’est le 1er avril, je balance tout !

Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Je suis à l’heure ! Et ce n’était pas gagné puisque j’avais tout préparé à l’avance et que LibreOffice a planté sans que je puisse récupérer tout ce que j’avais écris (faites vos mises à jour les gen·te·s)(et sauvegardez souvent).

Le Top et Flop de mes lectures

Mon coup de cœur du mois est une chouette bande dessinée : Les paupières des poissons de Fanny Vaucher et Sébastien Moro, c’est de la vulgarisation scientifique sur les poissons avec de l’humour et des références de culture pop’ ♥ Dans mes top, j’ai aussi adoré Banana Girl de Kei Lam, c’est très beau et je vous partage la chronique bientôt.

Ce mois-ci, j’ai un flop et j’en suis d’autant plus triste que le sujet m’intéressait énormément : Poèmes antispécistes & Poètes véganes aux Éditions Virelangue. La poésie est un genre si divers et qui dépend tellement des goûts de chacun·e que s’il s’était seulement agit de poèmes qui ne m’avaient pas touché, je n’en aurai pas parlé (même si 160 pages sans en apprécier un seul, ça donne pas un très bon score). Mais ce recueil présente des poèmes avec des propos très problématiques et de nombreuses comparaisons hasardeuses entre l’exploitation animale et l’esclavage, la Shoah, les camps de concentration, les viols… et d’autre propos très limites de type « Je ne suis pas raciste / Il y a des cons de toutes les couleurs » (sisi). Venant de personnes qui se pensent antispécistes, je trouve inenvisageable de publier de telles choses. Le travail d’édition en lui-même est loin d’être propre ou professionnel : des illustrations sont ajoutées de partout, semble-t-il au hasard, dans une qualité affreusement médiocre ce qui donne des images floues et pixelisées. Comme si les illustrations avaient été récupérées sur Internet sans que quiconque ne se soucie de la résolution pour l’impression. Souvent, elles n’ont aucun rapport avec les poèmes qu’elles illustrent. Pour exemple : l’image d’une sphinge qui illustre un poème parlant de sirène et de harpie. Faut réviser sa mythologie. Bref, j’ai l’impression qu’on m’a volé 29 € (!!) et en plus je suis attristée que de telles choses se retrouvent derrière le mot antispéciste. Du coup, si vous connaissez des poètes et poèmes antispécistes chouettes, je suis preneuse !

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The Promised Neverland T1, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu


The Promised Neverland T1 : Grace Field House, de Kaiu Shirai (scénario) et Posula Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2018 (VO : 2016), 193 pages.

L’histoire

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

Note : 4/5

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Le langage inclusif : pourquoi, comment, d’Éliane Viennot

Le langage inclusif : pourquoi, comment. Petit précis historique et pratique, d’Éliane Viennot, avec une postface de Raphaël Haddad et Chloé Sebagh, Éditions iXe, « Collection xx – y -z », 2018, 143 pages.

L’histoire

La violente polémique ayant surgie en France à l’automne 2017 autour de l’écriture inclusive a conduit Eliane Viennot à élargir la question au « langage inclusif ». L’autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! expose dans ce petit guide les bonnes raisons de débarrasser la langue des normes et des règles masculinistes pour dire et écrire un monde où chacun·e aurait sa place, à égalité. Les outils existent : l’accord de proximité, les féminins des noms de fonctions, le point milieu, la création de néologismes opportuns, etc., sont autant de moyens détaillés dans ces pages, à la portée de tous·tes.

Note : 5/5

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Les Vieux Fourneaux T2 : Bonny and Pierrot, de Lupano et Cauuet

Les Vieux Fourneaux T2 : Bonny and Pierrot, de Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin et couleur), Dargaud, 2017, 56 pages.

L’histoire

Lupano et Cauuet décrivent avec toujours autant de drôlerie la chute libre de notre société. Restent Mimile, Antoine, Pierrot et ses anars malvoyants pour redresser la barre. Un versement inattendu de la « finance carnassière » arrive à point nommé, mais réveille également de douloureux souvenirs pour Pierrot. Sa muse libertaire, Ann Bonny, réapparaît…

Note : 4/5

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