Le langage inclusif : pourquoi, comment, d’Éliane Viennot

Le langage inclusif : pourquoi, comment. Petit précis historique et pratique, d’Éliane Viennot, avec une postface de Raphaël Haddad et Chloé Sebagh, Éditions iXe, « Collection xx – y -z », 2018, 143 pages.

L’histoire

La violente polémique ayant surgie en France à l’automne 2017 autour de l’écriture inclusive a conduit Eliane Viennot à élargir la question au « langage inclusif ». L’autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! expose dans ce petit guide les bonnes raisons de débarrasser la langue des normes et des règles masculinistes pour dire et écrire un monde où chacun·e aurait sa place, à égalité. Les outils existent : l’accord de proximité, les féminins des noms de fonctions, le point milieu, la création de néologismes opportuns, etc., sont autant de moyens détaillés dans ces pages, à la portée de tous·tes.

Note : 5/5

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Après le progrès, de Beata Umubyeyi Mairesse

Après le progrès, de Beata Umubyeyi Mairesse, La Cheminante, « Harlem Renaissance », 2019, 85 pages.

L’histoire

Avec ses fragments intimes et universels, l’autrice franco-rwandaise fait danser les mots de trop, les mots pagailles, les mots abandonnés de son imaginaire décolonisé clair-obscur. Ce premier recueil de poésie Après le Progrès se déploie dans une langue savoureuse pour dire avec la même délicatesse le violent ressac de la vie, de sa vie, entre hier et demain, entre les désirs de vie et le coût de la survie, entre là-bas et ici. Ces textes, rires ébréchés ou souvenirs parfumés, portent la voix d’une femme, survivante, militante, mère, amoureuse. Autant de paroles semées, germées, cueillies, qu’elle nous offre pour faire un pied de nez au malheur.

Note : 5/5

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Les Vieux Fourneaux T1 : Ceux qui restent, de Lupano et Cauuet

Les Vieux Fourneaux T1 : Ceux qui restent, de Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin et couleur), Dargaud, 2016, 56 pages.

L’histoire

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un œil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le cœur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.

Note : 3/5

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Toi, mon Papa à l’infini, de Calouan et Jérémy Parigi

Couverture de Toi, mon Papa à l’infini

Toi, mon Papa à l’infini, de Calouan (illustrations) et Jérémy Parigi (texte), La Pimpante, 2018, 33 pages.

L’histoire

Dans le monde, il existe toutes sortes de papas. Des forts et des petits. Des tout grands ou des bedonnants. Ceux qui nous apprennent à siffler et ceux qui poussent notre vélo pour qu’on pédale sans tomber. Ceux qui font pousser des tomates et ceux qui distribuent les baisers.

Note : 5/5

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Shades of Magic T3 : Shades of Light, de V.E. Schwab

Shades of Magic T3 : Shades of Light, de V.E. Schwab, traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali, Lumen, 2018 (VO : 2017), 761 pages.
Shades of Magic #3 : A Conjuring of Light, version audio en anglais narrée par Michael Kramer et Kate Reading, Macmillan Audio, 2017.

L’histoire

Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…
Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s’est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s’apprête à contaminer chacun des univers jusqu’au dernier – ce n’est plus qu’une question de temps…
Car les ténèbres ont déjà commencé à s’étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu’à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi… à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille. À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l’aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu’ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l’incarnation même de la magie ?

Note : 5/5

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Dernière heure Tome 1 à 4, de Yû

Dernière heure Tome 1 à 4, de , Akata, 2017, 194 + 196 + 162 + 227 pages.

L’histoire

Cela fait cinq années que le Japon est en guerre. Mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…

Note : 3/5

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Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish

Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Fabienne Gondrand, Solar Éditions, 2018 (VO : 2016), 462 pages.

L’histoire

« Au cours de la matinée, je ne trouve plus mon stylo. Je le cherche partout sur mon bureau. Quand je demande à ma collègue si elle le voit, elle rit d’un air entendu en disant que j’ai le syndrome du neurone unique. J’entends souvent cette expression aux réunions du groupe pour les parents de nouveau-nés. Elle renvoie à la théorie, dénuée de tout fondement scientifique, selon laquelle le cerveau de la femme se remplit de ouate après l’arrivée de l’enfant. Seules les femmes ont l’air d’user de cette expression. Les hommes du groupe, non. Je n’ai jamais entendu parler du syndrome du neurone unique des papas. Les hommes ne disent pas cela. Parce qu’ils n’en souffrent pas : ils appellent ça être « défoncés de fatigue », reflet plus fidèle de la réalité. Bien joué, les papas. Pour les mamans, j’ajouterais volontiers quelques mots, pour dire qu’elles sont « défoncées de fatigue alors qu’elles gèrent les effets psychologiques et physiques d’une transformation interne et externe totale de leur corps ». »
Une voix puissante de femme libre qui se raconte sur le vif et qui démonte tous les tabous sur la sexualité, l’allaitement, notre rapport au corps, l’éducation des filles, la question du genre, le rôle du père, la couleur de peau, l’état du monde…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Mars Horizon, de Florence Porcel et Erwann Surcouf

Mars Horizon, de Florence Porcel (scénario) et Erwann Surcouf (dessin et couleur), Éditions Delcourt, « Octopus », 2017, 120 pages.

L’histoire

Embarquez avec l’équipage de la mission Mars Horizon, les pionniers de la planète rouge. Une excursion passionnante pour un projet complexe et ambitieux : la première installation humaine sur Mars !
Ils sont psychiatre, médecin, ingénieur, pilote ou encore botaniste : ce sont les ambassadeurs de la première mission habitée vers Mars. Mais comment réagiraient les humains à 150 millions de kilomètres de la Terre ? Quel lien les unit à Mars ? C’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur cette magnifique et dangereuse planète…

Note : 3/5

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Et ma langue se mit à danser, d’Ysiaka Anam

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Et ma langue se mit à danser, dYsiaka Anam, La Cheminante, 2017, 120 pages.

L’histoire

Récit à la première personne, Et ma langue se mit à danser est un carnet de voyage intérieur explorant des questions fondamentales : l’enfance et l’exil , la honte et le silence, ce qui empêche de grandir mais aussi ce qui permet de croître.
La perte d’une langue et la réinvention d’une autre offrent un voyage qui glisse du pays natal, au pays(age) intérieur, en passant par plusieurs non-lieux imaginaires. Sur le parcours, Ysiaka Anam exhume les mandats oubliés dans les poches, les chaussons qui réchauffent la mémoire, la vie qui invente toujours.

Note : 5/5

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