Transat, d’Aude Picault

Transat, d’Aude Picault, Delcourt, « Shampoing », 2009, 180 pages.

L’histoire

Aude, jeune graphiste parisienne, ne supporte plus la routine métroboulot-dodo. Elle mène pourtant une vie agréable, mais semble avoir perdu l’étincelle qui donne du sens au quotidien. À l’approche de la trentaine, l’idée d’être sur des rails la terrorise. Lorsque se présente l’occasion de partir en transat, elle franchit le cap… et ce grand bol d’air frais lui fera le plus grand bien !

Note : 4/5

Mon humble avis

Je n’avais encore jamais lu d’œuvres d’Aude Picault, mais Transat faisait partie d’une sélection de Comic Whales, j’en avais donc profité pour le réserver à ma médiathèque – même si je l’ai lu bien plus tard que ladite sélection !

Cette bande dessinée raconte très humblement la vie d’une jeune femme et, particulièrement au début, ses questionnements face à la routine, face au changement. Notamment des choses auxquelles on peut tou·te·s s’identifier : une amie d’enfance avec laquelle nous n’avons plus rien en commun et que l’on continue de voir par habitude, tout en se demandant à chaque fois si cela en vaut la peine. Est-ce cette amie qui a changé ou bien nous-même ? Les deux ?

Transat extrait 2

– Parce qu’à 20 ans, le monde s’ouvre à toi… et à 30 tu prends conscience que réaliser l’être formidable qui se cache en toi est plus compliqué que prévu. Alors on s’arrange avec le réel, en essayant de ne pas trop se résigner, en jonglant de façon plus ou moins honnête avec soi-même.
– C’est « devenir adulte » même si je n’ai pas encore bien saisi ce que ça voulait dire.

Mais la jeune femme a tout prévu pour sortir de cette routine : tout d’abord un séjour en ermite sur une île, seule, pour écrire. Puis, un voyage en bateau, un univers qu’elle ne connaît pas du tout mais qu’elle compte bien découvrir afin de s’isoler, de faire autre chose. À la fin de son périple et une fois de retour sur la terre ferme, elle raconte que cet univers était radicalement différent de sa routine, où elle faisait des gestes sans sens, sans but. Sur le bateau, chaque geste et chaque objet doit avoir son importance.

Une bande dessinée qui m’a bien plu, une bonne lecture même si celle-ci est parfois difficile pour des raisons très terre à terre : la police d’écriture semble être manuscrite et il est parfois complexe de la lire…

« Tu ne peux pas « rater », ni « réussir » ta vie. Tu ne peux que la vivre… »

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