Metropolis T1, de Stéphane De Caneva et Serge Lehman

Couverture de Metropolis, de Stephane De Caneva et Serge Lehman

Metropolis T1 de Stéphane De Caneva (dessin) et Serge Lehman (scénario), Delcourt, 2014, 96 pages.

L’histoire

1936. Au cœur d’une Europe en paix depuis trois quarts de siècle, se dresse une cité comme le monde n’en a jamais connue… Metropolis, le chef-d’œuvre de Serge Lehman sublimé par un graphisme de toute beauté. Capitale de tous les excès, centre névralgique de l’espionnage et des coups tordus, Metropolis possède ses zones d’ombres à l’instar des crimes atroces qui défraient depuis peu la chronique. Pour les résoudre, la police fait appel à un médecin autrichien, inventeur d’une science de l’esprit méconnue : le docteur Freud.

Note : 5/5

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Descender T5 : Le soulèvement

Descender T5 : Le soulèvement, de Jeff Lemire (scénario) et Dustin Nguyen (dessin et couleur), Urban Comics, « indies », 2018, 128 pages.

L’histoire

Alors qu’ils approchaient de la planète Mata, où sont censés se trouver le Dr Solomon et l’Ancien robot, le capitaine Telsa et le Dr Quon ont découvert la véritable identité de celui qu’ils pensaient être Tim-21. Infiltré sous les traits du jeune androïde, Tim-22 a pris les commandes du vaisseau et s’apprête à fournir les dernières données nécessaires à son père, Psius, pour déclencher la guerre contre le CGU et ainsi redonner le pouvoir aux machines. Au même moment, sur la Lune Mécanique, Tim-21 parvient à entrer en communication avec Andy…

Note : 5/5

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InSEXts T2 : The Necropolis, de Marguerite Bennett et Ariela Kristantina

InSEXts T2 : The Necropolis, de Marguerite Bennett (scénario) et Ariela Kristantina (dessin), Aftershock, 2017, 144 pages.

L’histoire

Après avoir réchappé de justesse de leur bataille à Londres, Lady et Mariah doivent fuir pour Paris, afin de se remettre et de restaurer leur amour. Mais sous la ville lumière, se trouve un monde sombre qui regorge de sorcellerie, de séduction et de monstruosité… un monde appelé la Nécropole.

Note : 4/5

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Un Océan d’Amour, de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione

un océan d'amour de Lupano et Panaccione couv

Un Océan d’Amour, de Wilfrid Lupano (scénario) et Grégory Panaccione (dessin et couleur), Éditions Delcourt, 2014, 224 pages.

L’histoire

Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c’est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C’est le début d’un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Note : 4/5

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D : 1. Lord Faureston

D : T1. Lord Faureston, de Alain Ayroles (scénario), Bruno Maïorana (dessin) et Thierry Leprévost (couleur), Delcourt, 2009, 62 pages.

L’histoire

De retour d’expédition, l’explorateur Richard Drake hante clubs et salles de bals de la haute société victorienne. Il s’éprend de Miss Catherine Lacombe, charmante Lady au caractère bien trempé. Le séduisant Lord Faureston a lui aussi jeté son dévolu sur la jeune femme. Mais une aura de mystère entoure ce ténébreux dandy. Catherine serait-elle en danger ? C’est en tout cas ce que prétend Mister Jones, un obscur employé de banque qui, la nuit venue, devient chasseur de vampires !

Note : 3/5

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Lumberjanes Volume 1

Lumberjanes Volume 1, de Noelle Stevenson, Grace Ellis et Shannon Watters (scénario), Brooke Allen et Carey Pietsch (dessin), Maarta Laiho (couleur), traduit par Irène Brive, Urban « Kids », 2017 (originale : 2014-2015), 279 pages.

L’histoire

Cinq copines, très différentes mais unies comme les doigts de la main, sont bien déterminées à passer le meilleur été de leur vie. Peu importe les attaques de loups à trois yeux, de yétis et autres manifestations surnaturelles qui semblent se manifester dans leur camp de vacances.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

Mon humble avis

Depuis le temps que Lumberjanes était sur ma liste de souhait… Des jeunes femmes indépendantes qui partent à l’aventure afin de déjouer des mystères et combattre des créatures toutes droit issues de la fantasy, voire de l’horreur, j’étais conquise. Après lecture, je le suis plus encore.

Urban avait édité en France le premier tome en 2016 dans la collection « indies » où la série avait toute sa place mais l’année suivante, c’est une réédition, cette fois en volume (avec plus de chapitres), avec une couverture souple et dans la collection « Kids ». Je suis un peu inquiète de cette réédition, je crains que ça ne signifie que la série n’a pas eu le succès qu’espérait Urban… mais surtout je doute de la pertinence d’étiqueter Lumberjanes comme uniquement pour les enfants ou adolescents.

Certes, l’intrigue tourne autour de jeunes filles scouts, mais si vous n’êtes pas du tout intéressé pas le principe des scouts, nulle inquiétude. Déjà, ces scouts sont spéciales et ensuite, tout le principe des badges, de l’apprentissage et de l’entraide est retranscrit dans un lieu où partir en canoë peut devenir une lutte terrifiante contre un monstre des rivières. En plus, les personnages n’aiment que moyennement suivre les règles, et ne rechignent pas à enfreindre ces dernières si c’est pour une cause qui leur semble juste. Les personnages sont merveilleux, d’abord parce que c’est enfin un groupe exclusivement de filles qui part à l’aventure, mais surtout parce qu’elles ne sont pas stéréotypées. Chacune a son caractère bien particulier, des relations avec les autres personnages qui sont personnelles et qui évoluent au cours de l’histoire. Elles ne sont pas parfaites non plus, mais justement, c’est grâce à leur complémentarité et sororité qu’elles se sortent de toutes les mauvaises situations.

Le tout saupoudré généreusement d’humour, de magie, de créatures loufoques et de dieux et déesses olympien·ne·s. J’aime énormément les dessins, les couvertures de Noelle Stevenson sont aussi de toute beauté et les couleurs… époustouflantes. Je pense qu’elles font beaucoup à l’histoire, elles sont pétillantes, flamboyantes et donnent un aspect cartoony au comics qui est bienvenue.

D’ailleurs, je trouve l’édition magnifique. Je suis habituellement une bonne partisane des couvertures cartonnées mais je trouve qu’elle ne manque pas du tout sur cette édition, qui serait certainement moins pratiques à lire avec (et plus chère). Le comics est précédé de textes aussi drôles qu’engageants, dont un « Message du grand conseil des Lumberjanes » qui présente l’esprit de ces scouts toutes particulières et un « Manuel de terrain des Lumberjanes » par Raina Telgemeier, autrice (et non « auteur » Urban hein, va falloir sérieusement se mettre à jour) de En scène ! et Fantômes. Enfin, chaque chapitre est sous le signe d’un badge à obtenir, avec une petite explication des enjeux du badge. Pour finir, on trouve à la fin une postface de Shannon Watters, d’autres badges, une description du camp des Lumberjanes, des personnages, un carnet de croquis, des scènes commentées, des playlists, des couvertures et une description des « auteures » (ah ben en fait, faut juste harmoniser votre édition, je retire ce que j’ai dit).

Cette lecture a été un plaisir du début à la fin et j’attends très impatiemment la sortie du prochain volume !

Pour aller plus loin : « ‘Girl’ is Not a Personality Type: An Interview with the Creators of Lumberjanes » par Juliet Kahn sur Comics Alliance, 2014.

Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh

Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh, Glénat, 2013 (originale : 2010), 160 pages.

L’histoire

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

Note : 4/5

Mon humble avis

Depuis le temps que je connais l’existence de cette bande dessinée, l’impact qu’elle a pu avoir et le fait que ça touche à la représentation LGBTQ*, j’ai mis beaucoup trop longtemps avant de le lire. C’était une très belle lecture, très touchante.

La bande dessinée parcourt tellement de choses : la découverte de la sexualité, de l’amour, du militantisme, être dans le placard, faire son coming-out, l’homophobie, la famille, le travail, l’art, la rupture, la dépression… On aurait pu croire que cela fasse un peu forcé en seulement 160 pages mais pas du tout : Le bleu est une couleur chaude montre des tranches de vies des protagonistes. Le rythme et les ellipses permettent de suivre les personnages sur plusieurs années, sans avoir le temps de s’ennuyer et sans que les lecteur·rice·s aient l’impression d’avoir raté un épisode.

L’histoire parvient ainsi a présenter une idée un peu « complète » de ces personnages, de l’histoire de leur couple. Ce n’est pas seulement un coming-out (même si les histoires qui abordent le sujet sont très bien aussi) ou la découverte du sexe (idem). C’est plus vaste, et ça rend la bande dessinée particulièrement intéressante.

Le trait est particulier et accompagne l’intrigue, notamment le jeu sur les couleurs (oui, c’est pas très original comme commentaire) selon la temporalité, l’ambiance…

Si j’avais quelque chose à reprocher, ce serait peut-être l’invisibilisation de la bisexualité, dans le sens où une fois encore, elle n’est pas nommée. Cela arrive beaucoup, beaucoup trop souvent pour que ce soit anecdotique, donc je l’ai bien sûr remarqué. J’ai aussi un peu tiqué sur la différence d’âge et d’expériences entre Emma et Clémentine. Cette dernière a tout juste 16 ans, elle n’a visiblement pas eu l’occasion d’avoir de relations ou de se questionner sur sa sexualité. Dès sa rencontre  avec Emma, qui en plus d’être adulte est déjà en couple, tout va très vite.

Enfin, si elle n’est pas parfaite, Le bleu est une couleur chaude est une très belle histoire, qui m’a accrochée du début à la fin, m’a attachée aux personnages et m’a même fait verser pleins de quelques larmes tant j’étais prise dans les émotions présentées par Julie Maroh à travers ses dessins et ses textes.

Descender T4 : Mise en orbite

 

Descender T4 : Mise en orbite, de Jeff Lemire et Dustin Nguyen, traduction de l’anglais (États-Unis) par Benjamin Rivière, Urban Comics, « indies », 2017, 128 pages.

L’histoire

Peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent. On en sait désormais un peu plus sur la jeunesse du capitaine Telsa, sur les années d’Andy Tavers passées au sein des Liquidateurs et sur le parcours du robot minier Foreur. Tim-21 est quant à lui toujours aux mains du chef de la Résistance Robotique, Psius, et le Dr Quon semble avoir son lot de secrets à révéler. Notamment que son mentor, le Dr Solomon, et « l’ancien robot », seraient toujours en vie…

Note : 5/5

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Générations Marvel : La chronique illustrée

cover générations marvel

Générations Marvel : La chronique illustrée, de Tom DeFalco, Peter Sanderson, Tom Brevoort, Matthew K. Manning et Stephen (Wing) Wiacek, traduction de l’anglais (États-Unis) par Philippe Touboul, Hors Collection, 2017, 400 pages.

L’histoire

Générations Marvel invite le lecteur à traverser huit décennies tumultueuses de l’éditeur Marvel Comics. De la première apparition d’Apache Kid aux événements dramatiques dans Civil War II, ce livre spectaculaire retrace l’histoire de l’univers de Marvel Comics, mois après mois, année par année. Aux commentaires d’experts s’ajoutent les magnifiques illustrations de Jack Kirby, Steve Ditko, Jim Steranko, Todd McFarlane, John Romita Jr., Alex Ross, Adi Granov et bien d’autres encore.
Cette chronique de l’histoire de Marvel offre tous les précieux repères chronologiques non seulement sur les super-héros de Marvel (les Avengers, Iron Man, Spiderman, Volverine…), mais aussi sur les super-vilains, sur les génies qui les ont inventés et sur les événements de la vie réelle qui se sont déroulés en parallèle. Enfin,Générations Marvel revient également sur les débuts et les dates clés de Marvel dans l’édition, le cinéma et la télévision.

Note : 3/5

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Insolente Veggie : Mort à la viande !

Isolente Veggie : Mort à la viande !, Rosa B., Éditions La Plage, 2017, 160 pages.

L’histoire

Peut-on manger de la viande tout en respectant les animaux ? Les éleveurs sont-ils tristes quand leurs bêtes partent à l’abattoir ? Être vegan, ça coûte cher ? Après Insolente Veggie, et Lantispécisme c’est pas pour les chiens, Rosa B. répond en BD à toutes ces questions (et bien d’autres !) avec l’humour incisif et impertinent qui la caractérise !
Dans ce troisième tome des aventures de notre Insolente Veggie, les carnistes en prennent pour leur grade : le mythe de la « viande heureuse », les éleveurs, les industriels et les consommateurs… tous passent dans le collimateur de son humour décapant et toujours percutant !

Note : 5/5

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