L’année suspendue, de Mélanie Fazi

L’année suspendue, de Mélanie Fazi, Dystopia, 2021, 297 pages.

L’histoire

Comme dans le livre précédent, il est question ici d’une expérience personnelle et subjective. Le texte parle du vertige de se découvrir autiste à plus de quarante ans, du chemin compliqué, intérieur et extérieur, qui mène au diagnostic et à l’acceptation de soi, du soulagement de découvrir enfin son propre mode d’emploi.

Note : 5 sur 5.

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Comme nous existons, de Kaoutar Harchi

Comme nous existons, de Kaoutar Harchi, Actes Sud, 2021, 140 pages.

L’histoire

BlablaKaoutar Harchi mène dans ce livre une enquête autobiographique pour saisir, retranscrire au plus près cet état d’éveil, de peur et d’excitation provoqué, dit-elle, « par la découverte que nous – jeunes filles et jeunes garçons identifiés comme musulmans, que nous le soyons ou pas d’ailleurs – étions perçus à l’aube des années 2000 par un ensemble d’hommes et de femmes comme un problème. » Un livre où l’amour filial et l’éveil de la conscience politique s’entremêlent dans une langue poétique et puissante.Blabla

Note : 5 sur 5.

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Une fille de la faim, de Hong Ying

Daughter of the River, de Hong Ying, traduit du mandarin (Chine) par Howard Goldblatt, Bloomsbury, 1999 (VO : 1997), 279 pages.

L’histoire

Lorsqu’elle est née, à Chongqing, l’année de la grande famine, le tigre du zoo a mangé son gardien. Hong Ying est originaire du quartier des ouvriers du fleuve Yangzi, bateliers comme son père ou coolies comme sa mère. Dans ces cahiers de départ d’un pays natal, elle dresse le tableau poignant et terrifiant d’un monde misérable et sans amour, une fois dissipée l’hypnose maoïste. En 1980, à l’âge de dix-huit ans, Hong Ying cherche à comprendre pourquoi elle s’est sentie étrangère dans sa propre famille.

Note : 4 sur 5.

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Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage, de Maya Angelou

I Know Why the Caged Bird Sings, de Maya Angelou, Ballantine Books, 2015 (publication originale : 1969), 289 pages.

L’histoire

Dans ce récit, considéré aujourd’hui comme un classique de la littérature américaine, Maya Angelou relate son parcours hors du commun, ses débuts d’écrivaine et de militante dans l’Amérique des années 1960 marquée par le racisme anti-Noir, ses combats, ses amours. Son témoignage, dénué de la moindre complaisance, révèle une personnalité exemplaire. À la lire, on mesure – mieux encore – le chemin parcouru par la société américaine en moins d’un demi-siècle…

Note : 5 sur 5.

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Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish

Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Fabienne Gondrand, Solar Éditions, 2018 (VO : 2016), 462 pages.

L’histoire

« Au cours de la matinée, je ne trouve plus mon stylo. Je le cherche partout sur mon bureau. Quand je demande à ma collègue si elle le voit, elle rit d’un air entendu en disant que j’ai le syndrome du neurone unique. J’entends souvent cette expression aux réunions du groupe pour les parents de nouveau-nés. Elle renvoie à la théorie, dénuée de tout fondement scientifique, selon laquelle le cerveau de la femme se remplit de ouate après l’arrivée de l’enfant. Seules les femmes ont l’air d’user de cette expression. Les hommes du groupe, non. Je n’ai jamais entendu parler du syndrome du neurone unique des papas. Les hommes ne disent pas cela. Parce qu’ils n’en souffrent pas : ils appellent ça être « défoncés de fatigue », reflet plus fidèle de la réalité. Bien joué, les papas. Pour les mamans, j’ajouterais volontiers quelques mots, pour dire qu’elles sont « défoncées de fatigue alors qu’elles gèrent les effets psychologiques et physiques d’une transformation interne et externe totale de leur corps ». »
Une voix puissante de femme libre qui se raconte sur le vif et qui démonte tous les tabous sur la sexualité, l’allaitement, notre rapport au corps, l’éducation des filles, la question du genre, le rôle du père, la couleur de peau, l’état du monde…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Féministes : Récits militants sur la cause des femmes

feministes

Féministes : Récits militants sur la cause des femmes, de Annaïg, Sarah Ayadi, Aurélie Bévière, Ingrid Chabbert, Claudia les mains rouges, Anne-Perrine Couët, Elvire de Cock, Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, Julie Gore, Laurier the Fox, Valérie Lawson, Louison, Morgane Parisi, Christelle Pécout, Jeanne Puchol et Théa Rojzman, Vide Cocagne, 2018, 135 pages.

L’histoire

Il a été proposé à Marie Gloris Bardiaux Vaïente, autrice et membre du « Collectif des Créatrices de BD contre le sexisme », d’être rédactrice en chef d’une BD qui réunirait un certain nombre de témoignages, parlant des femmes aujourd’hui. Elle a réuni autour d’elle une équipe d’autrices avec le souci d’aborder des sujets variés, graves, inconnus, autour de leurs vies de femme, d’autrices BD ou de questions plus larges autour de la condition féminine : harcèlement de rue, clichés sexistes, intersectionnalité, langage inclusif, transidentité, prostitution…

Note : 4/5

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Transat, d’Aude Picault

Transat, d’Aude Picault, Delcourt, « Shampoing », 2009, 180 pages.

L’histoire

Aude, jeune graphiste parisienne, ne supporte plus la routine métroboulot-dodo. Elle mène pourtant une vie agréable, mais semble avoir perdu l’étincelle qui donne du sens au quotidien. À l’approche de la trentaine, l’idée d’être sur des rails la terrorise. Lorsque se présente l’occasion de partir en transat, elle franchit le cap… et ce grand bol d’air frais lui fera le plus grand bien !

Note : 4/5

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Porno Manifesto, d’Ovidie

Porno Manifesto, dOvidie, Flammarion, 2002, 223 pages.

L’histoire

« Je suis une « travailleuse du sexe », comme diraient mes consœurs américaines. Et cela, beaucoup de journalistes qui ont écrit des articles sur moi ou m’ont invitée sur des plateaux de télévision semblent l’avoir oublié. Les médias ont beaucoup parlé de mon « discours intellectuel », de ma démarche, parfois de mon féminisme, et trop souvent de mes études de philosophie. Comme s’ils s’étaient raccrochés à des choses rassurantes qui leur permettaient d’oublier ce qui les gênait vraiment et ce qu’ils ne parvenaient pas à comprendre : j’étais, je suis, une femme qui fait des films porno devant et derrière la caméra. »

Note : 4/5

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Lire Lolita à Téhéran, d’Azar Nafisi

Lire Lolita à Téhéran, d’Azar Nafisi, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Hélène Dumas, 10/18, 2005 (VO : 2003), 480 pages.

L’histoire

Après avoir démissionné de l’Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni pendant deux ans, dans l’intimité de son salon, sept étudiantes pour y lire Nabokov, Fitzgerald, Austen… Ce livre magnifique est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. La démonstration magistrale que l’imagination bâtit la liberté.

Note : 4/5

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