Bad Ass T2 : The Voice, de Erik Hanna, Bruno Bessadi et Gaétan Georges

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Bad Ass T2 : The Voice, de Erik Hanna (scénario), Bruno Bessadi (illustrations) et Gaétan Georges (couleurs), Éditions Delcourt, 2013, 92 pages.

L’histoire

Sophie a le don de lire dans les pensées et de manipuler son entourage. La liste de ses victimes s’allonge un peu plus chaque jour. Prise en charge par un spécialiste surnommé Doctor Sirit, la jeune fille apprend à contrôler son pouvoir. À tel point que ses talents psychiques ne tardent pas à rivaliser avec ceux de son mentor. Malgré les efforts de celui-ci, Sophie reste toutefois… totalement dérangée.

Note : 4/5

Mon humble avis

J’avais bien aimé le premier tome sans le trouver folichon, mais ce deuxième volet est bien plus intéressant selon moi ! Cela vient peut-être du fait que l’histoire tourne autour du personnage de « The Voice » là où le premier introduisait Bad End. Ce que je trouve bien joué de la part des auteurs, est le fait de reprendre un pouvoir qu’on a l’habitude de voir, la télépathie accompagnée de manipulation mentale (à la Phénix / Jean Grey notamment…), et d’en faire un personnage foncièrement mauvais.

En effet, dès son enfance, la façon dont Sophie expérimente son pouvoir est toute particulière… Certes, d’une façon détournée on peut penser qu’elle s’en serve pour venger sa mère de certains actes, mais il reste qu’elle prend un malin plaisir à faire souffrir les autres. D’ailleurs, elle n’a pas toujours besoin de son don pour manipuler les gens : elle sait parfaitement quand se présenter comme la bonne élève ou la gentille fille pour mieux vous poignarder derrière.

Comme l’explique ce tome, Sophie n’a besoin d’aucune excuse pour son comportement, elle n’en donne pas et même son médecin admet que sa cruauté n’est liée à aucune pathologie psychique : pas de traumatismes, pas de PTSD, pas de dissociations… Sophie est en pleine possession de ses moyens quand elle massacre les autres.

Aussi cruelle soit-elle, Sophie a tout de même trouvé un « travail » qui lui correspond et dans lequel elle s’implique vraiment. Je ne dirai rien de plus, je risquerai de spoiler ! Les scènes d’action sont un plaisir à voir, de même que toutes les références visuelles ou narratives faites aux super-héros que l’on connaît tant : l’école dans laquelle Sophie est invitée n’est pas sans rappeler l’école d’un certain Charles Xavier (de même que la thématique de l’élève qui surpasse le maître). Avec ce deuxième tome, il me semble que Bad Ass tient assez du pastiche, en reprenant les codes, les personnages ou les situations pour les tourner à sa façon, version sanglante et beaucoup plus meurtrière.

Une suite qui relance l’intrigue, je suis impatiente de lire le troisième tome !

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