V pour Vendetta, d’Alan Moore et David Lloyd

V pour Vendetta, d’Alan Moore (scénario) et David Lloyd (illustrations), traduction de l’anglais (Royaume-Uni) par Jacques Collin, Urban Comics, 2012 (édition originale : 1988-1989), 352 pages.

L’histoire

1997, une Angleterre qui aurait pu exister… Dirigée par un gouvernement fasciste, le pays a sombré dans la paranoïa et la surveillance à outrance. Les « ennemis politiques » sont invariablement envoyés dans des camps et la terreur et l’apathie règnent en maître. Mais un homme a décidé de se dresser contre l’oppression. Dissimulé derrière un masque au sourire énigmatique, il répond au nom de V : V pour Vérité, V pour Valeurs… V pour Vendetta !

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

Mon humble avis

Je n’avais pas encore lu V pour Vendetta (preuve que toute ma culture comics reste à faire) et heureusement un collègue m’a sauvé de mon ignorance en me prêtant son intégrale. Bon, je connaissais l’histoire puisqu’elle est référencée un peu partout dans la culture populaire, et j’avais vu le film il y a quelque temps. J’avais beaucoup aimé donc je comptais bien lire le comics un jour, d’autant qu’on m’avait dit qu’il était bien meilleur…

Difficile de parler d’une œuvre dont des centaines de personnes ont déjà parlé, qui a été analysée et décortiquée à maintes reprises, avec beaucoup plus de brio et d’intelligence que je pourrai jamais le faire dans une petite chronique. Mais ce qui m’a frappé finalement dans cette histoire, c’est à quel point elle est d’actualité. Elle l’était à sa création, elle l’était il y a dix ans et elle l’est toujours aujourd’hui, ce qui est tout à fait terrifiant. Lire V pour Vendetta où des homosexuels (et autres personnes non conformistes du point de vue de la sexualité et du genre, de leurs opinions politiques, etc.) sont internés et exterminé dans des camps, avec ce qui se passe en ce moment même en Tchétchénie… C’était assez horrifiant d’apprendre ce genre de nouvelle (et de voir que ça ne perturbe pas tant que cela les dirigeants d’autres pays…) mais la perspective amenée par ce comics donne encore plus de sueurs froides.

J’aime beaucoup le fait qu’on ne sache jamais à quoi ressemble le vrai visage de V. C’est finalement tout le but de la manœuvre, effacer l’individu pour donner un peuple à craindre, qui puisse lutter contre l’oppression. Oppression qui peut peser sur les homosexuels comme toute autre communauté opprimée, le comics rend cela bien explicite avec les flashbacks sur les personnes racisées qui n’existent plus dans la ville de Londres, puisqu’elles ont été torturées et exterminées.

Au milieu de ce récit très sérieux sur l’anarchie, l’injustice, un état autoritaire et des citoyens endoctrinés, on s’amuse comme on peut et j’ai trouvé assez divertissant de chercher toutes les références à la lettre « V » ou au chiffre « 5 ». Il y en a pas mal finalement, ce qui fait sens.

Une très bonne lecture, on comprend immédiatement pourquoi c’est un comics classique, et pourquoi il le restera encore longtemps…

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