BLACK, de Kwanza Osajyefo

BLACK, de Kwanza Osajyefo (créateur et scénariste), Tim Smith 3 (co-créateur et designer), Jamal Igle (dessin) et Khary Randolph (couvertures), auto-édité, 2016, 153 pages.

L’histoire

Dans un monde qui les craint et les déteste, que se passerait-il si seulement les Noirs avaient des super-pouvoirs ?

Note : 4/5

Mon humble avis

Issu d’un Kickstarter, lancé il y a de ça un petit moment, BLACK est sorti chapitres par chapitres mais je préférais tous les avoir avant de commencer ma lecture. Et quelle lecture ! Le comics entend bien sûr critiquer le racisme et les violences policières que vivent quotidiennement les Noirs aux États-Unis (mais pas que), avec des références évidentes aux jeunes hommes (voire adolescents… voire enfants) tués par balles par des policiers alors qu’ils n’étaient ni armés ni hostiles. C’est d’ailleurs comme cela que commence l’histoire : Kareem Jenkins marche avec deux amis à lui, quand ils se font tout à coup mettre en joue par des policiers à la recherche de trois criminels. L’un des ados panique, tente de s’enfuir, et les trois adolescents sont abattus.

Kareem se « réveille » alors qu’il était mort, et réalise qu’il possède à présent des super-pouvoirs. Il est ensuite pris sous l’aile du « Project », un programme qui entend garder sous silence le fait que seuls les Noirs ont des pouvoirs – afin de ne pas déclencher encore plus de peur et de haine envers eux – tout en leur faisant suivre un entraînement et en « secourant » ceux qui se découvrent des pouvoirs, avant qu’ils ne soient capturés par une entreprise concurrente qui préfère se servir de ces supers comme souris de laboratoire.

Mais Kareem se rend vite compte des limites du « Project », qui n’hésite pas à enfermer les personnes considérées comme dangereuses pour la cause, qui risquent de blesser d’autres personnes, de dévoiler leur secret, ou encore de ne pas obéir aux ordres. Il va alors découvrir que tous ne sont pas d’accord avec le « Project » et que certains ont dans l’intention de montrer au monde entier que les super-pouvoirs existent, mais seulement pour les Noirs.

J’ai bien aimé le dessin, qui est simple et efficace, en noir et blanc pour l’intérieur des comics et avec des touches de rouge sur les couvertures. Le comics est plutôt inclusif puisqu’il aborde, en plus du racisme, le sexisme et on a même un personnage transgenre. Comme il s’agit d’auto-édition, il n’y a pas de traduction en français et il faut parfois être un peu accroché pour lire cet anglais puisqu’ils tentent de retranscrire l’argot et un parler Africain-Américain du style « Been’at way befo’ yo’ greatest grandaddy wuz a tingle in his daddy’s crotch. » C’est parfois sanglant et violent, donc à ne pas mettre entre toutes les mains non plus.

Une très bonne découverte en tous cas, je vais garder les yeux ouverts si jamais ils font une deuxième tome, et si ça vous intéresse, le comics peut être acheté sur ComiXology (et peut-être ailleurs, mais les créateurs parlaient surtout de ComiXology lors de la campagne Kickstarter).

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