C’est le 1 août, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

J’ai réussi à lire un peu plus au mois de juillet, plus d’articles que de livres d’ailleurs, et pourtant ça a été un mois particulièrement épuisant. Je me suis aussi remise au crochet, ce qui a pas mal occupé mon temps et mes mains 😉

Le Top et Flop de mes lectures

Pas de flop ce mois-ci ! J’ai beaucoup apprécié la saga Metropolis, de Stéphane De Caneva, Serge Lehman et Dimitris Martinos, c’est une uchronie à laquelle je ne pensais pas autant accrocher pour être honnête ! J’ai chroniqué les trois premiers tomes, la chronique du dernier est prête elle sera publiée bientôt 😉

Florilège de chroniques lues

Je commence par biblioqueer avec deux livres chroniqués que j’ai vraiment envie de découvrir : un album tout d’abord, Le fils des géants de Gaël Aymon et Lucie Rioland qui parle d’adoption et d’homoparentalité, puis un roman, La Sirène et la Licorne d’Erin Mosta, que je me réserve pour un moment où j’ai besoin d’une lecture toute douce !

Comme souvent, Arcanes Ouvertes chronique des livres dont la couverture ou le pitch m’avait intrigué et c’est Le Prince et la Couturière de Jen Wang cette fois-ci : au moins, je n’ai plus de doute, il faut que je le lise !

À l’occasion du festival Lyon BD, sur Simonæ, Maëlys a fait des articles pour chroniquer plusieurs BDs, en trois partie : la première, deuxième et troisième rempliront vos listes de souhaits !

Annabelle Gazquez nous parle sur Deuxième page du livre « Gros » n’est pas un gros mot de Daria Marx et Eva Perez-Bello, une lecture à recommander à beaucoup de personnes visiblement !

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

Un seul lien, mais non moins important ! C’est toujours un plaisir de lire les billets de How I Met Your Tofu qui débunkent (oui j’ai conjugué de l’anglais à la française, et alors ?) les arguments fallacieux, donc si ça vous plaît aussi, courrez lire le dernier : « Battle #5 : le totalitarisme des gazelles cis blanches qui ont tous les droits ».

Côté genre et féminisme

Sur Simonæ, Maëlys s’entretien avec Laurier The Fox, un artiste dont j’apprécie beaucoup le travail, à propos de son projet « ReconnaiTrans : en lutte contre la transphobie et l’enbyphobie ».

Sur les masculinités, j’ai eu le plaisir de commencer le podcast Les couilles sur la table, j’ai encore pleins d’épisodes à écouter et c’est chouette ! Il y a aussi eu La Série Documentaire de France Culture à propos de « Masculins, est-ce ainsi que les hommes se vivent ». C’est très intéressant mais attention, il me semble que le quatrième (ou troisième ?) épisode est affreusement transphobe, avec des passages de « oin oin c’est difficile d’être un homme » saupoudré de « sisi c’est biologique, quand même, les garçons ont un pénis [sic] donc un sexe extérieur et ils aiment faire des choses à l’extérieur et extérioriser leur colère toussah, et c’est l’inverse pour les filles donc c’est tout à fait normal d’en conclure que ces comportements sont physiologiques » (le dernier venant, il me semble, d’un pédopsychiatre parce que quitte à dire de la merde, autant être un professionnel) qui m’ont donné envie de hurler dans le métro, mais bon, c’est pas propret.

Sur le féminisme, et parce que la linguistique m’intéresse aussi un peu (de loin, rangez vos manuels), je trouve toujours important de s’interroger sur les tournures de langue, donc le billet d’Anne et Marie-Paule sur le Blog de linguistique illustrée était tout à fait dans mes intérêts : « « Se faire violer » ou « être violée » ? », avec tous les trigger warnings qui vont avec le sujet…

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

La petite créature avait commencé une série de billets sur : « Charmed, une série imparfaite qui a initié mon féminisme » et j’attendais de lire le troisième et dernier billet pour vous en parler, c’est chose faite ! Ça se voit qu’elle y a mis beaucoup de temps et d’énergie et c’est pas rien de se replonger dans les séries de son enfance ou son adolescence pour y apporter un esprit critique. Allez donc lire tout ça, surtout si vous regardiez la série.

Fille d’album nous présente encore un billet de qualité avec « Homosexualité dans les albums jeunesse, partie 1 », de quoi prendre pleins de recommandations !

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Plusieurs liens en rapport avec le racisme, qui sont tout aussi importants qu’ils font grincer les dents (de voir que notre société a des côtés bien pourris). La revue BALLAST publie sur son site un compte rendu d’une rencontre entre « la philosophe Elsa Dorlin (auteure de Se défendre), l’éducatrice Assa Traoré (coauteure de Lettre à Adama, son frère, tué par des gendarmes en juillet 2016) et Mamadou Camara (frère de Gaye Camara, tué par la police en janvier 2018) » sur la question de la violence : « Ce qui fait peur, c’est l’alliance ». J’ai aussi découvert le documentaire de Rokhaya Diallo Les Marches de la Liberté sur la perception des états-unien·ne·s du racisme en France. Enfin Aïssa Maïga a récemment publié avec quinze autres actrices, le livre Noire n’est pas mon métier et elle parle du sujet chez France Culture : « Un réalisateur qui veut faire un film avec une comédienne noire aura un mal fou à avoir de l’argent ».

Deuxième sujet : le nucléaire. Je ne l’ai pas trop vu venir celui-ci, mais des choses sont apparues dans mon feed et je suis bien contente de les avoir lues et écoutées. Sur BALLAST, trois articles hyper intéressants : « Kolin Kobayashi : « Nucléaire : on vit vraiment dans la folie » », « Déchets nucléaires : impasse et résistance » et « Un liquidateur à Fukushima ». Et sur France Culture, La Série Documentaire s’est aussi penchée dessus : « À l’ombre des centrales nucléaires ».

Il me semble déjà avoir parlé des écrits de Caffeine Witchcraft ou Catelyn Winona sur le blog, elle a récemment sorti une histoire en trois parties à propos d’une école surnaturelle : School for The Supernatural, qui est déjà vraiment chouette. Mais en plus, elle a étendu la chose en un roman, I Reap You Not. Comme ça, si ça vous intéresse et que vous lisez l’anglais, vous pouvez lire la première histoire puis acheter le livre électronique du roman 😉 J’ai pas encore lu le roman, mais il est dans ma liseuse, donc je vous en reparle (j’espère) bientôt !

Armony Altinier a fait une conférence sur « S’accepter sans renoncer : 3 leçons tirées de mon handicap et influençant ma pratique web » à l’occasion de Sud Web. C’est hyper important de garder à l’esprit qu’on a pas tou·te·s les mêmes outils, les mêmes capacités, les mêmes handicaps, mais que ça ne devrait pas nous empêcher d’accéder au web.

Sur S.I.Lex, un billet qui récapitule bien les soucis du projet de directive sur le droit d’auteur du Parlement européen : « Débat de la dernière chance au Parlement européen pour réconcilier le droit d’auteur et les libertés (Tribune Libération) ». On pourrait se dire que ça ne nous touche pas si on n’est pas auteur·rice mais détrompez-vous : cela a des répercussions sur le contenu que vous lisez, que vous pouvez ou non publier en ligne, les plateformes que vous pouvez visiter, et bien d’autres choses encore.

Enfin, pour finir sur une note un peu plus légère, Simonæ s’est entretenu avec Charlee, propriétaire et créatrice du salon de tatouage et de thé Sibylles : « Sibylles : le tatouage, c’est leur tasse de thé » et ça donne sacrément envie d’aller les voir !

Ce que j’ai fait le mois dernier

J’ai fait un tour à Nice avec une copine, on a pu manger de la bonne socca, se balader et manger végétalien dans un chouette restaurant : Koko Green, avec des arancinis à tomber !

J’ai profité d’une semaine de congé pour rattraper tout mon retard sur la vie : entretenir la voiture, faire du ménage, faire des câlins à ma chatte, aller voir le dentiste et la dermato, aller boire des coups avec les copains, aller au café à chats avec une copine… Je me suis pas beaucoup reposée mais j’étais plus à jour dans ma todo list à la fin de cette semaine et donc (un peu) plus sereine !

On a fait un escape game avec les collègues et c’était un régal, une équipe de choc ! Après un restau (le meilleur végane de Marseille, le Green Love ♥) on est allé au parc jouer au Molkky, c’était ma première fois et j’ai adoré !

Sinon j’ai regardé la deuxième saison de Luke Cage qui était pas mal, puis la troisième saison de The Expanse qui était MERVEILLEUSE et la cinquième saison de Brooklyn Nine Nine, une série qui met toujours autant de joie dans mon cœur et dans ma tête. J’ai découvert Trepalium aussi, une série française en six épisodes, avec un monde dystopique où les gens qui ne travaillent pas sont écartés de la société. C’était rien de révolutionnaire, sympa à regarder, mais si on pouvait arrêter les relations abusives montrées comme « cool » sérieusement…

J’ai bravé la chaleur pour rejoindre le frais du cinéma, y voir Les Indestructibles 2 qui était sympa, dans la lignée du premier mais avec un (non) message sur la charge mentale des femmes et les rôles genrés qui m’a mise très mal à l’aise ! J’ai aussi vu Parvana, une enfance en Afghanistan qui lui était beau, visuellement comme au niveau de la narration.

Comme je l’ai dit plus haut, je me suis remise au crochet et c’est l’activité parfaite pour « regarder » des choses qui n’ont pas besoin d’être regardées. Comme les one-woman show d’Ali Wong : Hard Knock Wife et Baby Cobra. C’était plutôt drôle, mais avec des passages qui m’ont fait grimacer. Par contre Nanette, de Hannah Gadsby m’a mise un peu par terre, je vous invite vraiment à le regarder. C’était aussi l’occasion de regarder des séries comme la quatrième saison de How to Get Away with Murder, qui commence à être bien bien trop tirée par les cheveux à mon goût, même le fantastique jeu de Viola Davis ne suffit plus à rattraper tout le n’importe quoi. Un peu le même soucis avec la quatrième saison de The Flash, où les facilités narratives me donnent envie de hurler et les incohérences de tout casser. Bref, c’était sympa pour faire du crochet, mais je crois que j’ai fait le deuil de ces deux séries là.

J’ai plus de congés en août et j’espère pouvoir en profiter pour lire, lire et lire, et aussi un peu faire du crochet et boire du thé glacé 😉

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3 commentaires sur “C’est le 1 août, je balance tout !

  1. Merci pour le partage ! Ravi que le triptyque sur Charmed t’ai plu 🙂 ça m’intéresserait beaucoup d’en savoir plus en ce qui concerne ton avis sur les Indestructibles 2. Je ne l’ai pas encore vu mais toutes les critiques que j’ai lu/vu pour l’instant semblent pointer vers du positif avec un véritable effort féministe. Du coup ton avis m’intéresse grandement 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. De rien, merci à toi =D
      En fait, dès le début la réaction de M. Indestructible au fait que sa femme soit choisie pour être une super-héroïne et non lui, est assez violente : il ne comprend pas, puis le prend très mal et finit par bouder. Il accepte seulement parce que cela lui permettra également de revenir un super-héros si elle réussi. Ensuite, il commence à s’occuper des enfants et la première journée est une catastrophe, quand il parle avec sa femme le soir, elle soupçonne que tout ne va pas pour le mieux et lui dit qu’elle le savait, qu’elle n’aurait pas du accepter le job. Là, il lui reproche de ne pas lui faire confiance (alors que clairement, sur cette journée là, elle a plutôt raison de pas lui faire confiance…).

      Pour moi, c’était les prémisses de la chose et je m’attendais tout au long du film à avoir une scène où il exprimerait à quel point il ne se rendait pas compte du boulot qu’elle faisait (puisque visiblement il n’y avait aucun partage des tâches jusqu’ici et elle s’occupait de tout…) et qu’il participerait également aux tâches quotidiennes et à l’éducation des enfants dès lors. Mais il n’y a rien de tout ça. Au bout d’un moment, il parvient à gérer comme un chef les enfants et la maison, sans qu’il n’y ait aucune discussion de conclusion à ce propos. Pour moi c’est un manque : tout ce que ça montre c’est que sa femme ne lui faisait pas confiance et finalement il a réussi.

      J’ai trouvé le début intéressant (encore que, j’aurai préféré que ce soit l’occasion de montrer un homme qui ne soit pas blessé dans sa virilité parce qu’une femme est choisie avant lui…) mais sans que le propos ne soit suivi et conclu, du coup le message est pas aussi féministe. Quitte à parler du sujet de la charge mentale et du partage des tâches ménagères, je pense qu’il fallait aller jusqu’au bout. Ou alors pas du tout en parler, et donner une représentation qui parle d’elle-même (M. Indestructible qui soutient sa femme, qui s’occupe des enfants, avec les galères qui viennent avec mais sans que ce soit la catastrophe parce qu’il n’a jamais fait attention à eux).

      Voilà ! Pardon, je me suis un peu étalée, j’espère que c’était clair ^^ »

      Aimé par 1 personne

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