Revue de poésie Sœurs #1 : Poétesses !

Revue de poésie Sœurs #1 : Poétesses !, illustré par Marie Fré Dhal, automne 2020, 47 pages.

L’histoire

Poétesses !
Un premier numéro-manifeste dans lequel nous vous proposons d’explorer ce que les femmes ont à dire de la poésie – en poésie. 48 pages, 20 poétesses de diverses époques et régions du monde, des traductions et des textes inédits… Le tout illustré avec douceur par
Marie Fré Dhal.

Note : 5 sur 5.

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Anatomie : Des poèmes qui vous font de l’œil (ou du pied)

Anatomie : Des poèmes qui vous font de l’œil (ou du pied), Short Édition, « Nitro-Collection », 2020, 97 pages.

L’histoire

Aguicheur ? Un peu, on va pas se mentir ! Le pouvoir sensuel de la poésie est bien connu… Mais attention, du sensuel, oui, mais pas que ! 

En fait, ce petit recueil de poèmes est comme une planche d’anatomie, mais en mieux. Car plus que de montrer le corps humain à nu, la poésie parle des corps : ceux qu’on aime, qui meurent, qu’on touche ou qui nous portent…

Note : 4 sur 5.

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Enjamber la flaque où se reflète l’enfer, de Souad Labbize

Enjamber la flaque où se reflète l’enfer : Dire le viol, de Souad Labbize, édition bilingue français – arabe, Éditions iXe, « La petite iXe », 2019, 108 pages.

L’histoire

Souad Labbize est descendue “dans les caves de l’enfance”, pour écrire ce témoignage en soutien à toutes les femmes et filles victimes d’agressions sexuelles. Rédigé en français, traduit en arabe, il pose dans ces deux langues des mots sur la douleur et la honte, sur la rudesse de la mère et l’indolence du père. Des cris horrifiés, sans compassion ni tendresse pour l’enfant violée, la projettent sur le chemin au bout duquel elle gagnera sa liberté et son indépendance.

Note : 5/5

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Après le progrès, de Beata Umubyeyi Mairesse

Après le progrès, de Beata Umubyeyi Mairesse, La Cheminante, « Harlem Renaissance », 2019, 85 pages.

L’histoire

Avec ses fragments intimes et universels, l’autrice franco-rwandaise fait danser les mots de trop, les mots pagailles, les mots abandonnés de son imaginaire décolonisé clair-obscur. Ce premier recueil de poésie Après le Progrès se déploie dans une langue savoureuse pour dire avec la même délicatesse le violent ressac de la vie, de sa vie, entre hier et demain, entre les désirs de vie et le coût de la survie, entre là-bas et ici. Ces textes, rires ébréchés ou souvenirs parfumés, portent la voix d’une femme, survivante, militante, mère, amoureuse. Autant de paroles semées, germées, cueillies, qu’elle nous offre pour faire un pied de nez au malheur.

Note : 5/5

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Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish

Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Fabienne Gondrand, Solar Éditions, 2018 (VO : 2016), 462 pages.

L’histoire

« Au cours de la matinée, je ne trouve plus mon stylo. Je le cherche partout sur mon bureau. Quand je demande à ma collègue si elle le voit, elle rit d’un air entendu en disant que j’ai le syndrome du neurone unique. J’entends souvent cette expression aux réunions du groupe pour les parents de nouveau-nés. Elle renvoie à la théorie, dénuée de tout fondement scientifique, selon laquelle le cerveau de la femme se remplit de ouate après l’arrivée de l’enfant. Seules les femmes ont l’air d’user de cette expression. Les hommes du groupe, non. Je n’ai jamais entendu parler du syndrome du neurone unique des papas. Les hommes ne disent pas cela. Parce qu’ils n’en souffrent pas : ils appellent ça être « défoncés de fatigue », reflet plus fidèle de la réalité. Bien joué, les papas. Pour les mamans, j’ajouterais volontiers quelques mots, pour dire qu’elles sont « défoncées de fatigue alors qu’elles gèrent les effets psychologiques et physiques d’une transformation interne et externe totale de leur corps ». »
Une voix puissante de femme libre qui se raconte sur le vif et qui démonte tous les tabous sur la sexualité, l’allaitement, notre rapport au corps, l’éducation des filles, la question du genre, le rôle du père, la couleur de peau, l’état du monde…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Et ma langue se mit à danser, d’Ysiaka Anam

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Et ma langue se mit à danser, dYsiaka Anam, La Cheminante, 2017, 120 pages.

L’histoire

Récit à la première personne, Et ma langue se mit à danser est un carnet de voyage intérieur explorant des questions fondamentales : l’enfance et l’exil , la honte et le silence, ce qui empêche de grandir mais aussi ce qui permet de croître.
La perte d’une langue et la réinvention d’une autre offrent un voyage qui glisse du pays natal, au pays(age) intérieur, en passant par plusieurs non-lieux imaginaires. Sur le parcours, Ysiaka Anam exhume les mandats oubliés dans les poches, les chaussons qui réchauffent la mémoire, la vie qui invente toujours.

Note : 5/5

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