Caresser le velours, de Sarah Waters

Tipping the Velvet, de Sarah Waters, Virago, 2018 (publication originale : 1998), 480 pages.

L’histoire

Nancy, jeune vendeuse d’huîtres sur la côte du Kent, voit sa vie basculer lorsqu’elle tombe amoureuse de Kitty, une chanteuse de music-hall aux allures de dandy. Bien décidée à vivre sa passion, Nancy la suit à Londres et s’embarque pour une incroyable épopée dans le West End, quartier énigmatique et inquiétant qui ne prend tout son sens que sous les feux de la rampe.

Note : 3 sur 5.

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La Compagnie des loups, d’Angela Carter

The Bloody Chamber, d’Angela, Penguin Classics, « Deluxe edition », 2015 (publication originale : 1979), 162 pages.

L’histoire

Dix contes célèbres pour enfants sont subvertis par la plume d’Angela Carter. L’audace érotique du « Cabinet Sanglant » (Barbe-Bleue) ; le flirt avec la violence animale de « M. Lyon fait sa Cour », l’impudence du « Chat Botté », un peu escroc, un peu gigolo : tout cela est splendide et de sensations et d’esprit. Et, fatalement, plein de loups.

Note : 5 sur 5.

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De bons présages, de Terry Pratchett et Neil Gaiman

De bons présages, de Terry Pratchett et Neil Gaiman, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) par Patrick Marcel, J’ai Lu, 1995 (VO : 1990), 441 pages.

L’histoire

L’Apocalypse est pour demain. Avec ses trompettes, ses flammes de l’Enfer, son courroux du ciel et tout le tremblement. L’éternel lutte entre les forces du Bien et celles du Mal arrive enfin à son terme. On va pouvoir savoir qui est l’heureux gagnant. Sauf que certains ont pris goût à l’humanité et s’imaginent qu’on pourrait éventuellement essayer de penser les choses avec un peu plus de subtilité. N’en déplaise à leurs maîtres respectifs, l’ange Aziraphale (bouquiniste à temps partiel) et le démon Rampa (qui aimerait bien écouter autre chose que Queen sur l’autoradio de sa Bentley) se sont mis d’accord pour repousser l’apocalypse d’une éternité ou deux. Encore faudrait-il pour ça mettre la main sur l’Antéchrist.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish

Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Fabienne Gondrand, Solar Éditions, 2018 (VO : 2016), 462 pages.

L’histoire

« Au cours de la matinée, je ne trouve plus mon stylo. Je le cherche partout sur mon bureau. Quand je demande à ma collègue si elle le voit, elle rit d’un air entendu en disant que j’ai le syndrome du neurone unique. J’entends souvent cette expression aux réunions du groupe pour les parents de nouveau-nés. Elle renvoie à la théorie, dénuée de tout fondement scientifique, selon laquelle le cerveau de la femme se remplit de ouate après l’arrivée de l’enfant. Seules les femmes ont l’air d’user de cette expression. Les hommes du groupe, non. Je n’ai jamais entendu parler du syndrome du neurone unique des papas. Les hommes ne disent pas cela. Parce qu’ils n’en souffrent pas : ils appellent ça être « défoncés de fatigue », reflet plus fidèle de la réalité. Bien joué, les papas. Pour les mamans, j’ajouterais volontiers quelques mots, pour dire qu’elles sont « défoncées de fatigue alors qu’elles gèrent les effets psychologiques et physiques d’une transformation interne et externe totale de leur corps ». »
Une voix puissante de femme libre qui se raconte sur le vif et qui démonte tous les tabous sur la sexualité, l’allaitement, notre rapport au corps, l’éducation des filles, la question du genre, le rôle du père, la couleur de peau, l’état du monde…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Le Problème avec les femmes, de Jacky Fleming

Le Problème avec les femmes, de Jacky Fleming, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Nora Bouazzouni, Dargaud, 2017 (VO : 2016), 128 pages.

L’histoire

« Autrefois, les femmes n’existaient pas, et c’est pour cette raison qu’elles sont absentes des livres d’histoire. Il y avait des hommes et parmi eux, un certain nombre de génies. » À travers une succession de dessins hilarants, Jacky Fleming retrace avec ironie l’évolution de la femme dans notre société. Second degré garanti !

Note : 5/5

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Frankenstein, de Mary Shelley

Frankenstein, de Mary Wollstonecraft Shelley, Projet Gutenberg, 2008 (VO : 1818), 218 pages.

L’histoire

En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l’étrange spectacle dont il vient d’être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d’un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu’il n’est venu s’aventurer ici que pour rattraper quelqu’un – qui n’est autre que la créature monstrueuse qu’il créa naguère, et qui s’est montrée redoutablement criminelle.

Note : 5/5

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L’Arbre des pendus, de Ben Aaronovitch

Le Dernier apprenti-sorcier T6 : L’Arbre des pendus de Ben Aaronovitch, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) par Benoît Domis, J’ai lu, 2018, 376 pages.
Version audio narrée par Kobna Holdbrook-Smith.

L’histoire

À l’emplacement actuel de Marble Arch, à Londres, se dressait jadis la tristement célèbre potence de Tyburn, surnommée l’arbre des pendus, où l’on exécutait les criminels les plus notoires du royaume. William Wallace ou Olivier Cromwell y auraient connu une fin funeste. Mais aujourd’hui, les riches demeures d’Oxford Street et de Mayfair, situées là où les condamnés faisaient leurs derniers pas, sont le théâtre d’événements pour le moins étranges. Peter Grant, agent de la Police Métropolitaine de Londres et dernier apprenti sorcier du royaume, mène une nouvelle fois l’enquête…

Note : 5/5

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Les disparues de Rushpool, de Ben Aaronovitch

Le Dernier apprenti-sorcier T5 : Les disparues de Rushpool, de Ben Aaronovitch, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Benoît Domis, J’ai lu, 2016 (originale : 2014), 445 pages.
Version audio narrée par Kobna Holdbrook-Smith.

L’histoire

L’agent Peter Grant, dernier apprenti sorcier et brillant enquêteur de la Police Métropolitaine de Londres – la Métro, pour les intimes – quitte cette fois la capitale britannique pour se rendre dans une petite bourgade du Herefordshire où les forces de police locales échouent à enrayer la vague d’enlèvements d’enfants dont leur communauté est victime.
Assisté de Beverley Brook, Peter se retrouve bientôt embourbé jusqu’au cou dans une affaire pour le moins louche. Passe encore le danger omniprésent, la mauvaise humeur des flics du coin, la franche hostilité des dieux locaux… mais des boutiques qui ferment à 4 heures de l’après-midi ?! Quelle horreur !

Note : 5/5

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Le rêve de l’architecte, de Ben Aaronovitch

Le Dernier apprenti-sorcier T4 : Le rêve de l’architecte, de Ben Aaronovitch, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Benoît Domis, J’ai lu, 2015 (originale : 2013), 380 pages.
Version audio narrée par Kobna Holdbrook-Smith.

L’histoire

La découverte d’un corps mutilé dans la banlieue de Londres fait monter d’un cran la paranoïa ambiante, d’autant que la méthode rappelle furieusement celle de l’Homme sans visage, ce magicien fou déjà connu des services de police. Enfin, pas de tous les services, juste de celui des affaires surnaturelles, dont le représentant le plus actif, l’agent Peter Grant, est aussi le dernier apprenti sorcier de Londres. A peine débutée, son enquête va s’enrichir de nouveaux éléments à première vue sans rapport avec le crime, mais qui tous mènent au quartier d’Elephant and Castle ; plus précisément à un ensemble d’immeubles conçu par un architecte dérangé et habité par tout ce que la capitale britannique compte de désespérés…

Note : 5/5

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Magie noire à Soho, de Ben Aaronovitch

Le Dernier apprenti-sorcier T2 : Magie noire à Soho, de Ben Aaronovitch, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Benoît Domis, J’ai lu, 2014 (originale : 2011), 407 pages.
Version audio narrée par Kobna Holdbrook-Smith.

L’histoire

Après avoir réconcilié les divinités qui se partagent la Tamise, et mis hors d’état de nuire un tueur en série sorti d’un conte pour enfants vieux de plusieurs siècles, l’agent Peter Grant et l’inspecteur Nightingale pensaient pouvoir souffler un peu. Mais le repos n’est pas une option pour les deux derniers sorciers de Londres : ce sont cette fois les jazzmen de la capitale anglaise qui meurent un peu trop souvent et dans des conditions un peu trop suspectes.
Au son du swing, du bop et de l’électro, Peter nous emmène dans les clubs enfumés de Soho, où magie et musique forment les deux faces d’un même penny…

Note : 4/5

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