Le Problème avec les femmes, de Jacky Fleming

Le Problème avec les femmes, de Jacky Fleming, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Nora Bouazzouni, Dargaud, 2017 (VO : 2016), 128 pages.

L’histoire

« Autrefois, les femmes n’existaient pas, et c’est pour cette raison qu’elles sont absentes des livres d’histoire. Il y avait des hommes et parmi eux, un certain nombre de génies. » À travers une succession de dessins hilarants, Jacky Fleming retrace avec ironie l’évolution de la femme dans notre société. Second degré garanti !

Note : 5/5

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Féministes : Récits militants sur la cause des femmes

feministes

Féministes : Récits militants sur la cause des femmes, de Annaïg, Sarah Ayadi, Aurélie Bévière, Ingrid Chabbert, Claudia les mains rouges, Anne-Perrine Couët, Elvire de Cock, Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, Julie Gore, Laurier the Fox, Valérie Lawson, Louison, Morgane Parisi, Christelle Pécout, Jeanne Puchol et Théa Rojzman, Vide Cocagne, 2018, 135 pages.

L’histoire

Il a été proposé à Marie Gloris Bardiaux Vaïente, autrice et membre du « Collectif des Créatrices de BD contre le sexisme », d’être rédactrice en chef d’une BD qui réunirait un certain nombre de témoignages, parlant des femmes aujourd’hui. Elle a réuni autour d’elle une équipe d’autrices avec le souci d’aborder des sujets variés, graves, inconnus, autour de leurs vies de femme, d’autrices BD ou de questions plus larges autour de la condition féminine : harcèlement de rue, clichés sexistes, intersectionnalité, langage inclusif, transidentité, prostitution…

Note : 4/5

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Soror Volume 1, de Vanina Denizot

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Soror Volume 1, dirigé par Vanina Denizot, auto-édité, 2018, 97 pages.

L’histoire

Extrait de l’édito de Vanina Denizot :
À travers huit rencontres, neuf femmes toutes plus inspirées et inspirantes, de celle qui montrent la voie, leur voie, ont accepté de nous raconter leur histoire. Avec émotion et reconnaissance, je les en remercie. Parce que chaque femme doit se montrer plus convaincante, plus méritante et plus polyvalente qu’un homme, elle est forcément un modèle qui s’ignore pour d’autres. C’est donc une chaîne vertueuse, celle de la solidarité féminine, celle de l’empathie. Celle de la sororité. Ce mot qui galvanise, à la consonance si douce et forte à la fois.

Note : 5/5

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Pour le droit de vote des femmes, de John Stuart Mill

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Pour le droit de vote des femmes, discours (1867-1871), de John Stuart Mill, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) et préfacé par Benoît Basse, Éditions iXe, « Collection la petite iXe », 2018, 124 pages.

L’histoire

Le 20 mai 1867, le Britannique John Stuart Mill prononçait à la Chambre des Communes un discours resté dans les annales, car, chose jusqu’alors inouïe, il réclamait l’extension du droit de vote aux femmes.
Traduits pour la première fois en français, les trois autres discours de ce recueil attestent la constance de son engagement féministe. Mill pourfend les arguments conservateurs sur la prétendue incapacité des femmes à exercer d’autres fonctions que domestiques ou leur manque d’intérêt pour les affaires publiques. Partisan de l’égalité des sexes, il plaide pour un partage des responsabilités civiles et politiques, soutient que les différences observables entre les deux sexes sont le produit de l’histoire et de la domination masculine.
Homme de son temps, Mill croyait en la dynamique du progrès moral et pensait sincèrement que la victoire était à portée de main. Il aurait été consterné d’apprendre que son pays n’accorderait le droit de vote aux femmes qu’en 1928, plus de soixante ans après son discours historique au Parlement.

Note : 5/5

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Porno Manifesto, d’Ovidie

Porno Manifesto, dOvidie, Flammarion, 2002, 223 pages.

L’histoire

« Je suis une « travailleuse du sexe », comme diraient mes consœurs américaines. Et cela, beaucoup de journalistes qui ont écrit des articles sur moi ou m’ont invitée sur des plateaux de télévision semblent l’avoir oublié. Les médias ont beaucoup parlé de mon « discours intellectuel », de ma démarche, parfois de mon féminisme, et trop souvent de mes études de philosophie. Comme s’ils s’étaient raccrochés à des choses rassurantes qui leur permettaient d’oublier ce qui les gênait vraiment et ce qu’ils ne parvenaient pas à comprendre : j’étais, je suis, une femme qui fait des films porno devant et derrière la caméra. »

Note : 4/5

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Eleni Varikas : pour une théorie féministe du politique

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Eleni Varikas : pour une théorie féministe du politique, coordonné par Isabelle Clair et Elsa Dorlin, Éditions iXe, 2017, 272 pages.

L’histoire

Philosophe et polyglotte, Eleni Varikas explore la dimension politique de la domination – la sujétion des femmes et des esclaves, leur exclusion de la démocratie, la naturalisation des inégalités et des oppressions. Faisant du genre un « concept voyageur », elle travaille sur la modernité avec Locke et Adorno, Virginia Woolf et Hannah Arendt, Donna Haraway et Angela Davis. Ce recueil invite à repenser le concept d’universalisme à la lumière de l’infériorisation des femmes, et celui de la liberté moderne à la lumière de l’esclavage et de la colonialité. Les textes sont tour à tour présentés par Michelle Perrot, Toni Negri, Catherine Achin, Elsa Dorlin, Martine Leibovici, Michaël Löwy, Keith McLelland et Sonya Dayan-Herzbrun.

Note : 5/5

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Ne suis-je pas une femme ? de bell hooks

Ne suis-je pas une femme ?, de bell hooks, traduit de l’anglais (États-Unis) par Olga Potot, Cambourakis, 2015 (originale : 1981)224 pages.

L’histoire

« Ne suis-je pas une femme ? », telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des États-Unis, posa en 1851 lors d’un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées. Un livre majeur du « black feminism » enfin traduit plus de trente ans après sa parution ; un outil nécessaire pour tou·te·s à l’heure où, en France, une nouvelle génération d’afro-féministes prend la parole.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels

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Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels, dOvidie et Diglee, Delcourt, collection « Tapas :-* », 2017, 128 pages.

L’histoire

« La seule certitude qu’il nous reste en matière de sexe : nous sommes les seules décisionnaires de ce que nous faisons de notre corps et rien ni personne ne devrait jamais nous dicter notre conduite. » Ovidie
Publicité, télévision, clips, blogs, magazines, applications, le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On en parle de plus en plus, mais en parle-t-on réellement mieux ? Au lieu de nous imposer un énième guide censé faire de nous des amantes parfaites, Ovidie et Diglee nous proposent de nous « foutre la paix » dans ce livre drôle, déculpabilisant et décomplexant.

Note : 5/5

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Commando Culotte : Les dessous du genre et de la pop culture

Commando Culotte : Les dessous du genre et de la pop culture, de Mirion Malle, Ankama Éditions « Label 619 », 2016, 191 pages.

L’histoire

Game of Thrones, Legally Blonde, Sixteen CandlesQuelles places ont les femmes dans les blockbusters et les séries télé ? Quel est l’impact sur notre société ? Voilà les questions auxquelles répond Commando culotte avec pédagogie mais aussi humour et légèreté, alternant critiques et déconstruction de mythes sexistes comme « les filles n’ont pas d’humour », « la friendzone », « le maquillage c’est nul et c’est pour les filles ; les flingues c’est cool et c’est pour les garçons », et bien d’autres.

Note : 5/5

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Écriture inclusive et accessibilité

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Illustration du domaine public.

J’ai commencé l’écriture de ce billet avant qu’Édouard Philippe décide de mettre son grain de sel (ce dont on se serait bien passé) mais bien sûr, impossible de ne pas le mentionner. Ce dernier déconseille en effet à ses collaborateurs·trices d’utiliser l’écriture inclusive dans leurs textes destinés à être publiés dans le Journal officiel de la République française pour la raison suivante :

« Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l’État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme. »

Cela me fait bien rire sous cape quand on regarde le fameux journal, bourré de jargon juridique et incompréhensible pour une personne lambda, mais après tout, c’est mieux pour tout le monde si le peuple comprend pas les réformes qu’on lui fait passer dans le dos…

Je ne reviendrai pas longuement sur l’affront que semble être l’écriture inclusive pour l’Académie française, puisque ce n’est une surprise pour personne. Le plus surprenant est qu’une telle institution existe encore alors que son but était d’uniformiser la langue à une époque où les dialectes et patois fusaient dans tous les sens et où il était difficile de se comprendre. Clairement, ce n’est plus le cas, aujourd’hui iels (32 hommes et 2 femmes bien sûr) préfèrent décider de façon arbitraire de l’orthographe et des règles de grammaire. Leur seconde tâche ? Mettre à jour le Dictionnaire de l’Académie française, dont la neuvième édition est en cours… depuis 1935.

Ce billet n’a pas pour but de débattre de la validité de l’écriture inclusive : j’en suis personnellement convaincue, mais d’autres personnes en parlent bien mieux que moi. J’essaie d’ailleurs d’intégrer l’écriture inclusive sur ce blog, bien que ce soit une courbe d’apprentissage, ça reste un de mes objectifs.

J’aimerai parler d’accessibilité en lien avec l’écriture inclusive parce que j’ai vu tout et son contraire sur les interwebs, que j’ai fait quelques recherches pour tenter de connaître le fin mot de l’histoire et je me dis que cela pourrait intéresser d’autres personnes, mais aussi ouvrir une discussion sur cette accessibilité.

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