La Déferlante, la revue des révolutions féministes #1

La Déferlante, la revue des révolutions féministes #1, mars 2021, 160 pages.

L’histoire

La Déferlante est la première revue trimestrielle post-#metoo consacrée aux féminismes et au genre. Tous les trois mois, en librairie et sur abonnement, elle raconte les luttes et les débats qui secouent notre société.

Créée et dirigée par des femmes, La Déferlante donne la parole aux femmes et aux minorités de genre et visibilise leurs vécus et leurs combats.

Note : 5 sur 5.

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SCUM Manifesto, de Valerie Solanas

SCUM Manifesto, de Valerie Solanas, traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuèle de Lesseps, 1001 nuits, 2021 (VO : 1967), 116 pages.

L’histoire

En renversant l’image de la femme comme être inférieur par nature pour l’appliquer à l’homme, l’autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
Un pamphlet littéraire et politique, où l’humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.

Note : 4 sur 5.

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Les Couilles sur la table, de Victoire Tuaillon

Les Couilles sur la table, de Victoire Tuaillon, Binge Audio Éditions, 2019, 256 pages.

Résumé

Qu’est-ce que ça veut dire d’être un homme, en France, au XXIe siècle ? Qu’est-ce que ça implique ? Pour dépasser les querelles d’opinion et ne pas laisser la réponse aux masculinistes qui prétendent que « le masculin est en crise », Victoire Tuaillon s’est emparée frontalement de la question, en s’appuyant sur les travaux les plus récents de chercheuses et de chercheurs en sciences sociales. Ensemble, au fil des épisodes de son podcast au titre percutant, elles et ils ont interrogé la masculinité et ses effets : pourquoi, dans une immense majorité des cas, les harceleurs, les violeurs, les casseurs, sont-ils des hommes ? Pourquoi les petits garçons disent-ils tous que « l’amour c’est nul » ou encore que « l’amour c’est pour les filles » ? Comment la domination masculine affecte-t-elle aussi les hommes ? Réunissant les réponses à ces questions et à bien d’autres, ce livre démontre sans dogmatisme que la masculinité n’a rien de naturel, que c’est une construction sociale et qu’il faut la remettre en question si on veut atteindre une véritable égalité entre les femmes et les hommes.

Note : 5 sur 5.

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Women who do stuff, Numéro 2 : La famille

Women who do stuff, Numéro 2 : La famille, 2020, 156 pages.

L’histoire

Plus de 60 journalistes, autrices, illustratrices et photographes explorent le thème de la famille dans une perspective féministe, politique et engagée.

Nous allons vous parler de ce que nos grands-mères nous ont transmis, des femmes à qui un parcours PMA est interdit, de l’obligation ou non du pardon, des luttes quotidiennes que vivent les mères incarcérées, de coming out joyeux, de poupées, de tricot, et de biens d’autres sujets encore.

Note : 5 sur 5.

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Women who do stuff, Numéro 1 : Internet

Women who do stuff, Numéro 1 : Internet, 2019, 110 pages.

L’histoire

Plus de 50 journalistes, autrices, illustratrices et photographes pour vous parler d’internet en long, en large et en travers. On vous propose des articles sur les rencontres, la littérature, la pollution digitale, la gynécologie, la sororité, la tech, et un dossier central sur le cyberharcèlement et ses conséquences.

Note : 5 sur 5.

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Artemisia, de Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin

Artemisia, de Nathalie Ferlut (scénario) et Tamia Baudouin (dessin et couleurs), Delcourt, « Mirages », 2017, 96 pages.

L’histoire

Lorsque Artemisia Gentileschi pousse son premier cri, le Caravage commence à développer son art magnifiquement ténébreux. La peinture est alors un art réservé aux hommes : une femme ne peut ni entrer à l’Académie, ni signer ses toiles, ni être payée pour elles. C’est pourtant ce que l’une d’entre elles va faire… Sa force lui permettra de triompher de tout et de tous, et de révéler au monde une peinture dont la puissance n’a rien à envier à celle des hommes.

Note : 4/5

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Réparer les femmes, des Dr. Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière

Réparer les femmes : Un combat contre la barbarie, des Dr. Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière, avec la collaboration de Julien Oeuillet, Mardaga, 2019, 144 pages.

L’histoire

Dans un hôpital au cœur de l’Afrique, deux hommes reconstruisent les femmes. La région du Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, est ravagée par des bandes armées depuis une vingtaine d’années. Pour asservir la population et exploiter les richesses minières, ces hommes cruels ont trouvé une arme monstrueuse : le viol et la mutilation des femmes. Détruites, elles errent dans les ruines de villages éclatés où tout espoir meurt en même temps que leur dignité. Dans son hôpital, le Dr Mukwege s’applique depuis des années à reconstruire le corps de ces femmes. Son ami, le Dr Cadière, vient d’Europe pour lui prêter main forte et nouvelles technologies. Les deux hommes, au-delà des continents, se serrent les coudes pour faire renaître les femmes d’un peuple abandonné à son sort par un monde qui ferme les yeux sur les atrocités qui y sont commises.

Note : 5/5

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Le langage inclusif : pourquoi, comment, d’Éliane Viennot

Le langage inclusif : pourquoi, comment. Petit précis historique et pratique, d’Éliane Viennot, avec une postface de Raphaël Haddad et Chloé Sebagh, Éditions iXe, « Collection xx – y -z », 2018, 143 pages.

L’histoire

La violente polémique ayant surgie en France à l’automne 2017 autour de l’écriture inclusive a conduit Eliane Viennot à élargir la question au « langage inclusif ». L’autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! expose dans ce petit guide les bonnes raisons de débarrasser la langue des normes et des règles masculinistes pour dire et écrire un monde où chacun·e aurait sa place, à égalité. Les outils existent : l’accord de proximité, les féminins des noms de fonctions, le point milieu, la création de néologismes opportuns, etc., sont autant de moyens détaillés dans ces pages, à la portée de tous·tes.

Note : 5/5

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Présentation de La culture du viol à la française, de Valérie Rey-Robert

Photographie en CC BY-SA 2.0 par nefasth
Street art de « Starchild Stela », une jeune fille aux cheveux blonds encapuchonnée dans un sweat violet avec des cœurs verts et des inscriptions autour « finissons-en avec la culture du viol » et « end rape culture ».

Samedi dernier, Valérie Rey-Robert, alias Crêpe Georgette, était à la librairie marseillaise L’Hydre aux milles têtes pour présenter son livre sur les spécificités françaises de la culture du viol. C’était très chouette de voir l’espace rencontre de la librairie plein à craquer et ça valait définitivement le coup de rester deux heures debout pour l’entendre. Je vous propose donc une petite restitution de sa présentation !

L’autrice a commencé par une recontextualisation de son expérience d’Internet : en 1998 notamment il y avait très peu de place pour les femmes sur Internet et encore moins pour les féministes.

Tous les témoignages de femmes violées qu’elle a pu entendre montrent la culpabilisation subie par les victimes : que ce soit par elles-mêmes ou bien par l’entourage, la police ou la justice.

En 2013 l’expression « culture du viol » rentre dans le langage courant, malgré une origine qui remonte jusqu’aux années 1970.

Pourquoi est-ce qu’un viol et une escroquerie, par exemple, ne sont pas défendus pareil ? Le viol découle du sexisme : on attribue des qualités essentielles spécifiques aux hommes, d’autres aux femmes, et on considère celles des hommes meilleures. Les femmes sont considérées comme menteuse, perverse, faisant usage de la ruse, elles veulent le malheur de l’humanité. Dans l’histoire et la mythologie on retrouve de nombreux exemples de cet archétype : Pandore, Eve, Judith… [À noter qu’à ce moment là, un homme a profité du moment des questions, non pas pour en poser une, mais pour faire un merveilleux exemple de mansplaining, à l’exaspération de toutes les personnes présentes].

Ainsi, pour lutter contre la culture du viol, il faut lutter contre le sexisme. Là où les hommes sont éduqués à socialiser entre eux pour faire preuve de solidarité, ce n’est pas du tout le cas des femmes.

Les premières luttes du féminisme ne portaient pas sur les viols, ce n’est venu qu’après le droit de vote et celui de la contraception. Dans ce contexte des années 1970, le terme de « culture du viol » apparaît aux États-Unis. Mais plus récemment, certaines affaires ont particulièrement choqué et fait avancer la reconnaissance de cette culture du viol. En 2012, deux viols aux États-Unis ont eu un traitement assez similaires où les victimes ont été traînées dans la boue (pour l’un des deux viols, la victime avait été photographiée pendant l’acte et des photos circulaient sur les réseaux sociaux). En Inde, un couple est entré dans un bus privé par inadavertance : le jeune homme s’est fait tabassé tandis que la jeune femme a été violée puis est décédée des conséquences une semaine plus tard. Cette dernière affaire a suscité des réactions particulièrement racistes (selon lesquelles ce genre de chose ne pourrait pas arriver en Europe…) et essentialistes, avec une culpabilisation de la victime sur le fait qu’elle utilisait un portable – à noter donc que la culpabilisation se retrouve dans tous les pays mais pour des motifs différents.

La chanson « The blurred lines » de Robin Thicke, sortie en mars 2013, est très symptomatique de la culture du viol avec des paroles telles que « I know you want it », qui laisse peu de place au consentement, mais surtout qui est l’une des phrases les plus prononcées par les violeurs pendant l’acte.

Couverture de Une culture du viol à la française, de Valérie Rey-Robert aux éditions Libertalia

La culture du viol présente donc de nombreuses idées reçues, dont voici les principales :

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Les règles… Quelle aventure !

Les règles… Quelle aventure !, de Élise Thiébaut et Mirion Malle, La ville brûle, 2017, 70 pages.

L’histoire

Les règles, les ragnagnas, les affaires ou les machins… Une fois par mois environ, les filles et les femmes entre 12 et 52 ans saignent pendant quelques jours mais on n’en parle jamais, alors même que cela concerne la moitié de l’humanité.
Les règles ont longtemps été un instrument qui a permis d’opprimer les femmes et de leur donner l’impression qu’elles étaient impures et capables de moins de choses que les hommes. Les règles sont donc un véritable enjeu féministe auquel il n’est jamais trop tôt pour s’intéresser…
Parler des règles, c’est aussi parler du patriarcat, de sexualité, de religion… Les autrices abordent le sujet avec humour, de façon décomplexée et décalé, avec de solides références culturelles, mythologiques, médicales et féministes pour piquer la curiosité et enrichir la connaissance des préados et ados, filles et garçons.

Note : 5/5

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