Bilan challenge « Voix d’auteures »

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En début d’année, je m’étais lancée dans ce challenge organisé par Arcanes ouvertes, j’ai donc fait plusieurs billets à ce sujet : l’un pour présenter le challenge et ensuite un bilan de mi-parcours et un autre vers la fin d’année.

Pour la faire courte, je n’ai pas réussi le challenge qui consistait à lire un livre pour chacune des 40 catégories qui suivent, j’en ai seulement validé 32 mais finalement, cela n’enlève en rien au plaisir que j’ai pris à relever ce défis ! Cela m’a poussée à faire plus attention aux lectures que je choisissaient et à prioriser les auteures, pour rattraper toutes ces années de lectures d’écrivains majoritairement hommes. Résultat : j’ai (re)découvert des auteures que je compte bien suivre de près, comme Marissa Meyer, Margaret Atwood, Gillian Flynn, Layla Benabid et ses albums fabuleux, Alice Walker, Charline Effah, Nadia Hashimi, Virginia Woolf et Toni Morrison. Ci-dessous, la liste de mes lectures :

un roman de science fiction : Cress de Marissa Meyer (Les Chroniques lunaires)
une dystopie : La Servante écarlate, de Margaret Atwood
◻ une uchronie
◻ un roman d’espionnage
un roman policier : Les lieux sombres de Gillian Flynn
◻ une romance
un roman sous forme de journal intime : Tom est mort de Marie Darrieussecq
un roman épistolaire : La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald
un roman écrit à la première personne : Les yeux nus de Claire de Colombel
un roman de fantasy : Uprooted de Naomi Novik
◻ un roman fantastique
un conte détourné : Cinder de Marissa Meyer (Les Chroniques lunaires)
le premier roman d’une auteure : Gabriel de Céline Guffroy
◻ un roman d’une auteure que j’apprécie
le premier roman d’une auteure reconnue : La Cloche de détresse de Sylvia Plath
un roman ayant reçu un prix : Golden Boys de Sonya Hartnett
un roman publié dans l’année : Bellevue de Claire Berest
un prix Nobel de littérature : Le cinquième enfant de Doris Lessing
un roman young adult : Le cirque des rêves d’Erin Morgenstern
un album jeunesse : Li-loup et Looping de Layla Benabid
un recueil de poésie : Forgive Me My Salt de Brenna Twohy

un roman adapté en film/série : L’élégance du hérisson de Muriel Barbery
une auteure classique : Légendes rustiques de George Sand
une auteure que j’aurais aimé découvrir à l’école : Le journal d’Anne Frank de Anne Frank
le dernier tome d’une série : Winter de Marissa Meyer (Les Chroniques lunaires)
◻ un diptyque/une trilogie
un roman censuré : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee
un livre de plus de 500 pages : Scarlet de Marissa Meyer (Les Chroniques lunaires)
une nouvelle : Levana de Marissa Meyer (Les Chroniques lunaires)
◻ un conte
une bande dessinée : End : Elisabeth de Barbara Canepa et Anna Merli
une pièce de théâtre : Harry Potter and the Cursed Child de J.K. Rowling
un roman qui m’a fait rire : Logos, le dragon qui voulait devenir écolo de Catherine Latteux (avec des illustrations de Olivier Chéné)
un roman qui m’a fait pleurer : La couleur pourpre d’Alice Walker
un roman que je n’ai pas réussi à lâcher : N’être de Charline Effah
un roman que je voudrais offrir à tout le monde : Si la lune éclaire nos pas de Nadia Hashimi
un roman qu’on m’a conseillé : Les Vagues de Virginia Woolf
un roman que j’ai déjà lu : L’œil le plus bleu de Toni Morrison
un roman historique : Se coucher pour mourir de Adalet Ağaoğlu
◻ un roman avec un personnage principal LGBTQ*

 Arcanes ouvertes relance le challenge pour cette année 2017 et je pense y participer mais de façon très low-key : je ne vais pas me mettre de pression et privilégier les livres que j’ai dans ma bibliothèque pour mes lectures… et du coup, il me reste pas beaucoup de livres d’auteures. En plus, j’ai pas mal de livres de non-fiction qui s’entassent donc il faut que j’attaque ça aussi. Bref, je verrai au fil de mes lectures si certaines rentrent dans ces catégories, mais je ne pense pas m’approcher du « score » obtenu pour la version 2016.

En revanche, je conseille très vivement ce challenge, qui est un véritable plaisir et un très bon moyen de diversifier nos lectures 🙂

La Servante écarlate, de Margaret Atwood

The Handmaid’s Tale, de Margaret Atwood, Vintage Books, 2007 (originale : 1986), 324 pages.

L’histoire

« Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction […]. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets. »
Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’État, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Évangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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My Life on the Road, de Gloria Steinem

My Life on the Road, de Gloria Steinem, lu par Debra Winger, Penguin Random House, 2015, 276 pages.

L’histoire

Gloria Steinem, écrivaine, activiste, organisatrice et l’une des leaders les plus inspirantes au monde, nous raconte une histoire passée sous silence jusque là : le récit candide qui montre comment sa jeunesse l’a poussée à vivre sur la route, à voyager, écouter les gens, apprendre, créer et partager. Elle révèle l’histoire de son propre développement en tandem avec le développement du mouvement pour l’égalité.

Note : 4/5

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Se coucher pour mourir, de Adalet Ağaoğlu

Se coucher pour mourir, de Adalet Ağaoğlu, traduit du turc par François Skvor, Éditions Turquoise, collection « Écriturques », 2014, 432 pages.

L’histoire

Au début des années 1970, à Ankara, une femme, Aysel, entre dans une chambre d’hôtel, s’y déshabille et se couche, bien décidée à boire le calice de la vie. Acte radical, c’est aussi le prétexte pour elle, dans ce crépuscule d’une mort orchestrée, de mesurer le chemin parcouru, de faire le bilan de son existence. Que de chemin en effet ! Fille de petit commerçant d’Anatolie, Aysel devient professeure d’université ! Mais à l’afflux des réminiscences que reste-t-il ?
Une liberté durement acquise, une vie construite surtout en réponse aux exhortations modernisatrices de la République ; en butte aux valeurs et références de sa famille. Alors cette existence, l’a-t-elle vraiment voulue ?
Dans le sillage d’Aysel, l’auteure nous plonge aussi dans les vies des jeunes de son âge, tout juste immergés dans la Turquie moderne. C’est le journal intime du fils du sous-préfet appartenant à l’élite et a priori promis à un bel avenir qui nous est alors montré ; ou, a contrario, les souvenirs du jeune paysan que son instituteur envoie à Ankara afin qu’il essaie, justement, d’en avoir un d’avenir ; ou encore la correspondance épistolaire de jeunes filles promises au mariage…
Ce roman choral brosse un portrait vivant, complexe et subtil des trois premières décennies de la république en Turquie après la mort de Mustafa Kemal Atatürk, de 1938 à 1968, et nous confronte également aux conflagrations de la Seconde Guerre mondiale. Sont alors dévoilés avec brio les espoirs, les illusions et les contradictions de cette époque et de cette modernité imposée d’en haut.

Note : 4/5

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DC Bombshells Annual

DC Bombshells Annual, de Marguerite Bennett (scénario), Elsa Charretier (illustrations) et Hi-Fi (couleurs), DC Comics, 2016, 46 pages.

L’histoire

Le tant attendu récit d’une héroïne de la Grande guerre ! Une pilote incroyable devenue prédatrice d’un autre temps, vous la connaissez peut-être comme l’horreur d’Halloween, « la Batgirl Ensanglantée » ! Mais voici l’histoire secrète qui explique comment elle est devenue la première Bombshell connue sous le nom de… Batgirl !

Note : 5/5

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La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald, traduit du suédois par Carine Bruy, J’ai lu, 2016, 511 pages.

L’histoire

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Note : 3/5

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Fun Home : Une tragicomédie familiale, d’Alison Bechdel

Fun Home : Une tragicomédie familiale, dAlison Bechdel, traduit de l’anglais américain par Corinne Julve et Lili Sztajn, Éditions Denoël, 2006, 236 pages.

L’histoire

Secrets de famille, déchirures cachées, enfance gothique, anxiétés sexuelles et grande littérature.. Une autobiographie familiale à l’humour sombre et à la lucidité éblouissante…
Bruce Bechdel enseigne l’anglais dans une petite ville de Pennsylvanie tout en dirigeant le « Fun Home », le salon funéraire familial. Sa sensibilité, sa passion des livres, son raffinement s’expriment tant dans l’embaumement des corps que dans la restauration obsessionnelle de sa maison et la dictature esthétique à laquelle il soumet sa femme et ses trois enfants. La jeunesse d’Alison, sa fille, est envahie par l’ombre de ce père aux secrets brûlants, ogre des sentiments à la fois distant et infiniment proche. Elle découvre en même temps sa propre homosexualité et celle, soigneusement cachée, de ce tyran charmant, inconséquent et tourmenté, dont la mort brutale à 44 ans a tout d’un suicide.
Dépassant de loin sa fonction d’exorcisme personnel, cette plongée vertigineuse dans les non-dits d’une famille américaine est le prétexte à revisiter l’une des plus grandes révolutions du xxe siècle – celle des genres sexuels.

Note : 4/5

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Winter, de Marissa Meyer

Winter (Les Chroniques Lunaires #4), de Marissa Meyer, MacMillan, 2015, 827 pages.

L’histoire

La princesse Winter est admirée par les Lunaires pour sa grâce et sa bonté, et malgré les cicatrices sur son visage, sa beauté à couper le souffle surpasse celle de sa belle-mère, la reine Levana.
Winter méprise sa belle-mère et sait que Levana n’approuvera pas ses sentiments envers son ami d’enfance – et beau garde du palais – Jacin Clay. Mais Winter n’est pas aussi faible que Levana le croit et elle se moque bien des souhaits de sa belle-mère depuis des années. Ensemble, avec la mécanicienne Cyborg Cinder et ses compagnons, Winter pourrait bien avoir le pouvoir de lancer une révolution et de gagner une guerre qui fait rage depuis trop longtemps.
Cinder, Scarlet, Cress et Winter pourront-elles vaincre Levana et avoir une fin heureuse ?

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Le Cinquième Enfant, de Doris Lessing

The Fifth Child, de Doris Lessing, Vintage, 1988, 133 pages.

L’histoire

Pour Harriet et David, couple modèle, qui a fondé une famille heureuse, l’arrivée du cinquième enfant inaugure le temps des épreuves. Fruit d’une grossesse difficile, anormalement grand, vorace et agressif, Ben suscite bientôt le rejet des autres enfants, tandis que les parents plongent dans la spirale de l’impuissance et de la culpabilité.
La romancière du Carnet d’or, prix Médicis étranger 1976, mêle ici de façon impressionnante réalisme et fantastique, dans une fable cruelle qui met à nu l’envers et le non-dit des relations familiales.

Note : 3/5

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Le rouge vif de la rhubarbe, de Auður Ava Ólafsdóttir

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Le rouge vif de la rhubarbe, de Auður Ava Ólafsdóttir, traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson, Éditions Zulma, 2016, 160 pages.

L’histoire

Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices.

Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

Note : 4/5

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