Angelina et June, de Yves-Marie Clément

Angelina et June, de Yves-Marie Clément, Talents Hauts, 2020, 112 pages.

L’histoire

June a grandi sur l’île aux Goélands, élevée par sa grand-mère, Ma. Sauvage, la jeune fille ne se sent jamais mieux que seule sur la plage ou dans la nature et entretient un lien distant avec la religion qui imprègne toute la vie de l’île.
Un soir, sur la plage, elle allume un feu dont l’éclat attire une chaloupe qui vient se briser sur les rochers voisins. Au beau milieu de l’écume, une jeune femme apparaît. Après avoir repris des forces, Angelina raconte à June son histoire et la raison de son voyage, June l’aide à se cacher : sur l’île aux Goélands, on n’aime pas les étrangers. Les jours passent qui voient l’amour naître entre les jeunes filles.

Note : 1 sur 5.

Mon humble avis

Poursuivre la lecture de « Angelina et June, de Yves-Marie Clément »

Larmes de pierre, d’Alexandra Fuller

Don’t Let’s Go to the Dogs Tonight: An African Childhood, de Alexandra Fuller, Random House, 2003 (édition originale : 2001), 315 pages.
Édition française : Larmes de pierre : Une enfance africaine, traduit par Anne Rabinovitch, Calmann-Lévy, 2002, 333 pages.

L’histoire

Petite fille, Alexandra a appris à tirer au fusil, à cuisiner un impala, à conduire un tracteur, à se garder des morsures de serpents quand elle se lève la nuit. Son père, anglais de naissance, est venu au Kenya pour voir des girafes et échapper à des parents alcooliques, et sa mère y a vécu la vie d’une beauté coloniale au crépuscule de l’empire.
Divertis par les grognements des hippopotames du voisinage, totalement démunis mais d’un optimisme déconcertant, ils boivent du brandy sous le ciel d’encre de Zambie, s’enivrent de la suprématie de la race blanche et se félicitent de leur victoire prochaine sur « l’Afrique noire »…
Alexandra Fuller fait ici le récit de son enfance africaine, placée sous le signe d’une double tragédie : tragédie familiale, avec l’alcoolisme puis la folie d’une mère brisée par la mort de trois enfants, le racisme du père, et la souffrance muette d’une sœur traumatisée par un viol ; tragédie politique, celle d’une Afrique australe déchirée par les guerres.
À la fois chronique familiale et témoignage historique, Larmes de pierre restitue avec sensibilité et humour la magie particulière d’un paradis perdu, violent mais magnifique, dont l’auteur a su capturer les couleurs, les odeurs et les sons.

Note : 1/5

Poursuivre la lecture de « Larmes de pierre, d’Alexandra Fuller »

Moi, Sylla, dictateur, de Bernard Simiot

moi-sylla-dictateur

Moi, Sylla, dictateur, de Bernard Simiot, Le livre de Poche, 1993, 280 pages.

L’histoire

Chef militaire de grande valeur, dictateur impitoyable, Lucius Cornelius Sylla (138-78 avant notre ère) stupéfia Rome en abandonnant brusquement le pouvoir, quand rien ne l’y contraignait, un an avant sa mort, pour se retirer auprès de sa jeune épouse.
Renouant avec un genre qui lui valut pour Moi, Zénobie, reine de Palmyre, le Goncourt du récit historique, l’auteur de Ces messieurs de Saint-Malo fait revivre la République romaine finissante avec se politiciens englués dans les « affaires », ses démagogues ses électeurs grugés et consentants. La vanité, la cupidité le sexe, la peur : pour avoir utilisé ces ressorts de la marionnette humaine, l’homme rassasié de pouvoir, aux approches de sa propre fin, n’a plus aucune illusion…

Note : 1/5

Poursuivre la lecture de « Moi, Sylla, dictateur, de Bernard Simiot »