La nature des choses, de Charlotte Wood

La nature des choses, de Charlotte Wood, traduit de l’anglais (Australie) par Sabine Porte, Éditions du Masque, 2017, 280 pages.

L’histoire

Vêtue d’un habit étrange et rêvant d’une cigarette, Yolanda se réveille dans une pièce vide. Verla, une jeune femme au crâne rasé, est assise à côté. Au bout d’un couloir où résonnent des voix inconnues, d’autres captives reviennent à elles. Droguées, désorientées, au milieu de l’outback australien, les filles ne sont sûres que d’une chose. Elles sont toutes liées par les incidents douloureux de leur passé. Et chacune se retrouve prisonnière de la mystérieuse entreprise de sécurité responsable de ce lieu désolé. Mais c’est sous le joug même de ce système absurde que Yolanda et Verla parviennent à forger un lien et, tirant leur force de l’instinct animal dont elles sont obligées de dépendre, les proies se changent en prédatrices.

Note : 2/5

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The Pride

The Pride, de Joe Glass (scénario), Gavin Mitchell, JD Faith, Marc Ellerby, Cory Smith, Dan Harris, Jacopo Camagni, Hector Barros, Jack Lawrence, Samir Barrett, Ryan Cody, Dani Abrams, Denis Medri, Christian Wildgoose, Kendall Goode, Jack Davies, Maxime Garbarini, Martin Kirby et Adam Graphite (dessin), auto-édité, 2016, 279 pages.

L’histoire

The Pride présente le super-héro FabMan tandis qu’il décide de former une équipe LGBTQ de supers-héros afin de faire face aux agressions quotidiennes et à l’ignorance du monde.
FabMan réuni Bear, Twink, Wolf, Muscle Mary, Frost, Angel and White Trash. L’équipe fait face à bons nombres de problèmes que la communauté LGBTQ vit tous les jours, en plus d’être la seule équipe de supers-héros au monde à pouvoir combattre le Révérend et son plan diabolique.

Note : 4/5

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Ceci est mon sang, d’Élise Thiébaut

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Ceci est mon sang, d’Élise Thiébaut, La Découverte, 2017, 243 pages.

L’histoire

Avoir ses « ourses », ses « ragnagnas », ses « coquelicots » ou « l’Armée rouge dans sa culotte »… : quelle que soit la façon dont on l’appelle, ce phénomène naturel qui consiste, pour les femmes, à perdre un peu de sang tous les mois (sans en mourir !) reste un tabou dans toutes les sociétés. Pour en finir avec cette injustice, Élise Thiébaut nous propose d’explorer les dessous des règles de manière à la fois documentée, pédagogique et pleine d’humour : à partir de son histoire personnelle, elle nous fait découvrir les secrets de l’ovocyte kamikaze et de la mayonnaise, l’histoire étonnante des protections périodiques (ainsi que leurs dangers ou plaisirs), les usages étranges que les religions ont parfois fait du sang menstruel… Et bien d’autres choses encore sur ce fluide, qui, selon les dernières avancées de la science, pourrait bien être un élixir de jouvence ou d’immortalité.
Alors, l’heure est-elle venue de changer les règles ? La révolution menstruelle, en tout cas, est en marche. Et ce sera probablement la première au monde à être à la fois sanglante et pacifique.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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Kaamelott ou la quête du savoir

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Kaamelott ou la quête du savoir, de Nicolas Truffinet, Vendémiaire, 2014, 139 pages.

L’histoire

Arthur, roi de Bretagne, est chargé par les dieux d’une quête extraordinaire : trouver le Saint Graal. Pas facile de s’y consacrer pleinement, entre un Karadoc qui sans ses onze repas quotidiens se trouve au bord de la syncope, un Perceval incapable de se souvenir de son propre nom, des maîtresses vénales, des beaux-parents cupides…
On suit ainsi dans Kaamelott, série désormais culte, le prosaïque quotidien du légendaire royaume de Logres. On pourrait en rester là, ne retenir que l’humour décapant. Or aujourd’hui encore Kaamelott mobilise les fans, toujours plus avides d’en connaître la suite. Car par-delà son aspect fragmenté, la quête du Graal entreprise par Alexandre Astier est portée par une profonde cohérence. Narrative mais aussi conceptuelle. Malgré les difficultés, et même s’il perd souvent patience, Arthur s’efforce de défendre la noblesse de sa cause. Pour mieux instruire, mieux éveiller ses sujets et convertir les tracas intimes en aspirations collectives.
Alors, Kaamelott, série d’apprentissage, comme on le dit de ces romans où l’individu part en quête d’un sens qu’il est le seul à détenir ?

Note : 5/5

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Jours sans faim, de Delphine De Vigan

Jours sans faim, de Delphine de Vigan, J’ai lu, 2009 (première édition : 2001), 124 pages.

L’histoire

Laure, dix-neuf ans, est anorexique au dernier degré. Elle entre à l’hôpital au service de nutrition. Hospitalisée pendant trois mois, elle oscille entre angoisse et volonté de s’en sortir, pour finalement accepter de perdre le contrôle sur la seule chose de sa vie qu’elle maîtrise : son poids. Dans un style remarquable de sobriété, Delphine de Vigan dresse le portrait de ce combat pour la survie.

Note : 5/5

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C’est le 1er août, je balance tout !

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Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  1. Le Top & Flop des lectures du mois précédent.

  2. Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.

  3. Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).

  4. Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

Le Top et Flop de mes lectures

Histoire de s’en débarrasser, pour le Flop je suis obligée de citer Justice League : L’autre Terre, qui ne m’a pas plu. Le reste de mes lectures du mois a été assez fantastique finalement, c’est même difficile d’en choisir pour faire un top. Plus une vitrine qu’une lecture, je suis obligée de citer l’artbook De Creaturis Dementiae de Ben Basso. Côté bande dessinée, ce sera Sangri-La de Mathieu Bablet et le deuxième tome de I Hate Fairyland, de Skottie Young et Jean-François Beaulieu. Pour la fiction, j’ai envie de citer le recueil de nouvelles Stars Above de Marissa Meyer, qui clôt la saga des Chroniques Lunaires. Et enfin, pour les essais, j’ai été conquise par Ceci est mon sang d’Élise Thiébaut, je vous en parle très vite !

Florilège de chroniques lues

Je suis très en retard dans mon Feedly, du coup je n’ai pas encore lu toutes les chroniques de mes blogueurs préférés et qui se trouveraient autrement dans cette rubrique ! Je retiens en revanche la chronique de Sonia de Comics Have the Power sur Superman T1 de Rebirth ; je suis complètement en retard sur la continuité, j’avais lâché le New 52 il y a un moment, c’est dire ! Mais j’ai vu passer des extraits de ce nouveau Superman, et surtout de sa vie de famille avec Loïs et leur fils, Jonathan. Oui, j’ai un faible pour les familles de super-héros (pourquoi vous croyez que j’aime la Batfamily ?). Même si j’ai un peu de rancœur parce qu’avec l’arrivée de Jonathan tout le monde semble oublier le fait que Superman a déjà un fils (mais où est passé Kon-El ?!), j’ai bien envie de découvrir ces nouveau comics et la chronique de Sonia m’en a d’autant plus convaincue !

J’ai aussi beaucoup aimé la chronique de Jessica Pryde sur Women Write About Comics à propos du dernier livre de Roxane Gay, Hunger. Cela fait bien longtemps que j’ai envie de découvrir les écrits de cette autrice, et je suis confortée dans l’idée qu’il faut que je m’y mette.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

J’ai eu le temps de lire pas mal d’articles ou de PDF que j’avais mis de côté jusqu’ici, notamment le numéro zéro du magazine Comics Mag consacré à Wonder Woman et disponible gratuitement. Une très bonne lecture et un bon guide pour s’intéresser à ce merveilleux personnage !

Dans un tout autre contexte, j’ai lu la publication de Fatima Ouassak, Discriminations Classe / Genre / Race qui traite des discriminations vécues par les femmes issues de l’immigration post-coloniales et qui sert de guide pour les associations et acteurs sociaux afin de mieux appréhender les spécificités des oppressions que ces personnes peuvent subir. Je ne suis pas du tout le public cible du coup, mais j’essaie de m’éduquer un peu sur ces sujets et donc c’est à la fois intéressant et affligeant de voir à quel point ces femmes sont discriminées ! En lien avec cette publication, j’ai découvert un magazine auto-édité, beaucoup plus confidentiel, qui s’appelle Baguette Magique et qui est réalisé par un groupe d’habitantes de la cité de La Castellane de Marseille. J’ai lu le dernier numéro pour l’instant et je manquerai pas de lire les précédents : on y trouve des témoignages à propos des transports en commun, de la difficulté de sortir le soir, des relations avec les enseignants, les enfants, etc. Certains articles parleront sans doute plus aux personnes qui connaissent Marseille mais d’autres me semblent tout à fait accessibles au plus grand nombre.

En parlant de Marseille, j’ai lu un article qui éclaire beaucoup sur le tourisme portuaire qui s’y développe et qui n’amène pas grand-chose de bon : « À Marseille, les dessous bien peu reluisants du nouveau tourisme portuaire » de Jean-Baptiste Bernard.

Pour revenir aux différentes formes d’oppression, j’ai lu avec un peu de retard l’excellent (et terrifiant) article de Titiou Lecoq « En France, on meurt parce qu’on est une femme » qui devrait être lu par le plus grand nombre. Toujours sur les femmes, voici un excellent billet sur les autrices des années 1830 : « Les femmes ont-elles disparu de la littérature en 1830 ? » de Pierre-Carl Langlais. Et si jamais vous voulez découvrir le destin assez tarabiscoté et impressionnant d’une femme, je vous conseille la chronique historique « Marguerite Steinheil, de la Pompe-Funèbre au meurtre ? » de Marine Gasc.

Côté Véganie (le pays bien connu des véganes), « When White Savior Complex Masquerades as Veganism » est un billet très intéressant de Christopher Sebastian McJetters à propos de personnes qui se cachent derrière le véganisme pour justifier leurs actes racistes et violents. De façon un peu plus joyeuse (quoique), je vous invite vivement à découvrir le blog Comment font les poissons pour dormir sans paupières ? qui traite de beaucoup de questions sur les poissons, leur anatomie, comment ils fonctionnent et vivent, le tout en dessin et de façon très accessible, avec aussi beaucoup d’humour.

On quitte la véganie pour la sphère littéraire, avec le « Compte rendu de la journée d’étude « Plaisir de lire » à l’ENS de Lyon » par Anne Grand d’Esnon. J’ai découvert grâce à un billet (en anglais) sur Tumblr, l’existence de deux albums pour enfants bien connus des anglophones (moins par chez nous j’ai l’impression mais peut-être je me trompe) : Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans de Marcus Pfister et The Giving Tree (L’Arbre généreux ou L’Arbre au grand cœur en français) de Shel Silverstein. Le billet mentionnait à quel point la lecture de ces deux livres pouvait être traumatique, et une personne a renchérit avec un lien à propos du premier album cité vers un autre billet qui explique à quel point il est problématique. Avant de lire le billet, je suis allée lire les deux albums. Je suis une adulte (enfin je crois) et j’ai trouvé ces histoires atroces et terrifiantes avec un message un peu malsain, alors effectivement, j’imagine à quel point cela peut impacter un enfant. Bref, lisez jamais ça à des enfants.

Qui dit littérature, dit écriture, et pour ceux qui sont intéressés par les loups-garous et qui lisent l’anglais, je vous invite à lire le fabuleux billet « Writing Werewolves: The Alpha, Beta, Omega Problem » avec lequel je suis complètement d’accord, il serait temps que les auteurs arrêtent de perpétrer ce terrible et mensonger préjugé sur le fonctionnement des meutes de loups.

Je termine (enfin !) sur de l’animation avec ma découverte de The Golden Apple, un projet de série animée basée sur le folklore balkanique qui a l’air fascinant (la série et le folklore balkanique). Le court métrage qui existe déjà est merveilleux et j’espère qu’ils réussiront à faire financer leur projet ! Puis, j’ai beaucoup aimé le billet de La petite créature « Ma réconciliation avec l’animation japonaise ».

Ce que j’ai fait ce mois-ci

Je suis partie une semaine en Angleterre chez des amis pour fêter un anniversaire et j’ai passé de supers journées au frais, à pouvoir enfin dormir convenablement et surtout, en très très bonne compagnie ! C’est aussi toujours un plaisir de manger là-bas, déjà parce que mon amie cuisine super bien et qu’on aime se mettre au fourneau, mais aussi parce que n’importe quel pub a des options véganes : de quoi manger bien et gourmand sans prise de tête 🙂

J’ai profité des soldes Steam pour acquérir Final Fantasy VIII, qui était un peu la seule raison pour laquelle je gardais ma vieille Playstation, en attendant d’avoir un téléviseur. Sauf qu’il faut se rendre à l’évidence : j’ai nullement besoin d’un téléviseur, du coup aucune envie d’en acheter un (ou de m’en faire offrir un, hein, la question n’est pas là), et le fait que les FF soient sur Steam m’a définitivement convaincu de rendre la liberté à ma Playstation ! Enfin, de trouver quelqu’un à qui elle sera plus utile. Mais surtout, c’est avec beaucoup de nostalgie et de joie que j’ai recommencé ce jeu et j’en reviens pas de sa complexité, que ce soit dans les systèmes de combat et d’associations (bon, je mets tout en « auto » parce qu’honnêtement, je suis pas assez intelligente pour gérer tout ça) ou dans l’intrigue. J’y porte donc pas le même regard que quand j’avais dix ans, et j’ai encore plus de tendresse et d’amour pour ce jeu.

Ce mois-ci avait lieu le French Read-A-Thon qui tombait pendant une semaine assez libre côté boulot pour que je puisse m’y lancer, avec succès, et avec de très bonnes lectures à la clé !

Enfin, j’ai commencé la méditation en début de mois, parce que je lis et j’entends de partout que ça peut aider à gérer troubles anxieux et stress donc j’espère que ça marchera un peu sur moi aussi !

French Read-A-Thon 2017

FRRAT 2017

Cette année encore avait lieu le challenge du French Read-A-Thon, qui consiste à se fixer un nombre de livres à lire en une semaine (de 4 à 7) selon des thèmes imposés, et de compléter ces lectures pour réussir le challenge. L’année dernière je m’étais lancée à corps perdu dans l’aventure, avec sept livres à lire. Cette fois-ci, j’étais beaucoup moins inspirée par les thèmes, j’étais en voyage une partie de la semaine et je travaillais le jeudi, donc je suis restée raisonnable, avec pour but de lire quatre livres.

J’avais donc choisi les thèmes suivants :

  • Le roman que je veux absolument lire cet été : Jours sans faim de Delphine De Vigan ;
  • Une couverture de ma couleur favorite (rouge) : Star Above de Marissa Meyer ;
  • Un livre autre qu’un roman (essai en l’occurrence) : Kaamelott ou la quête du savoir de Nicolas Truffinet ;
  • Un livre emprunté : Ceci est mon sang d’Élise Thiébaut.

Et ce challenge fut une belle victoire ! Non seulement parce que j’ai pu finir les quatre livres, mais surtout parce que ces lectures étaient passionnantes, pour différentes raisons bien entendu. J’ai déjà chroniqué Stars Above, et je ne manquerai pas de vous parler des trois autres livres dans les jours qui viennent.

En tous cas, je suis ravie d’avoir fait ce challenge, j’ai l’impression depuis quelques temps de stagner dans mes lectures, donc lire autant à la suite m’a fait beaucoup de bien !

Stars Above, de Marissa Meyer

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Stars Above, de Marissa Meyer, US Macmillan, 2016, 400 pages.

L’histoire

L’univers des Chroniques lunaires recèle bien des histoires et secrets merveilleux, vicieux et romantiques. Comment Cinder est-elle arrivée à la Nouvelle Pékin ? Comment le soldat Wolf s’est transformé d’un jeune homme en un meurtrier ? Quand est-ce que la Princess Winter le garde Jacin ont-ils découvert leurs destinées ?

Note : 5/5

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Lire Lolita à Téhéran, d’Azar Nafisi

Lire Lolita à Téhéran, d’Azar Nafisi, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Hélène Dumas, 10/18, 2005 (VO : 2003), 480 pages.

L’histoire

Après avoir démissionné de l’Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni pendant deux ans, dans l’intimité de son salon, sept étudiantes pour y lire Nabokov, Fitzgerald, Austen… Ce livre magnifique est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran. La démonstration magistrale que l’imagination bâtit la liberté.

Note : 4/5

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