Les Vieux Fourneaux T1 : Ceux qui restent, de Lupano et Cauuet

Les Vieux Fourneaux T1 : Ceux qui restent, de Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin et couleur), Dargaud, 2016, 56 pages.

L’histoire

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un œil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le cœur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.

Note : 3/5

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Présentation de La culture du viol à la française, de Valérie Rey-Robert

Photographie en CC BY-SA 2.0 par nefasth
Street art de « Starchild Stela », une jeune fille aux cheveux blonds encapuchonnée dans un sweat violet avec des cœurs verts et des inscriptions autour « finissons-en avec la culture du viol » et « end rape culture ».

Samedi dernier, Valérie Rey-Robert, alias Crêpe Georgette, était à la librairie marseillaise L’Hydre aux milles têtes pour présenter son livre sur les spécificités françaises de la culture du viol. C’était très chouette de voir l’espace rencontre de la librairie plein à craquer et ça valait définitivement le coup de rester deux heures debout pour l’entendre. Je vous propose donc une petite restitution de sa présentation !

L’autrice a commencé par une recontextualisation de son expérience d’Internet : en 1998 notamment il y avait très peu de place pour les femmes sur Internet et encore moins pour les féministes.

Tous les témoignages de femmes violées qu’elle a pu entendre montrent la culpabilisation subie par les victimes : que ce soit par elles-mêmes ou bien par l’entourage, la police ou la justice.

En 2013 l’expression « culture du viol » rentre dans le langage courant, malgré une origine qui remonte jusqu’aux années 1970.

Pourquoi est-ce qu’un viol et une escroquerie, par exemple, ne sont pas défendus pareil ? Le viol découle du sexisme : on attribue des qualités essentielles spécifiques aux hommes, d’autres aux femmes, et on considère celles des hommes meilleures. Les femmes sont considérées comme menteuse, perverse, faisant usage de la ruse, elles veulent le malheur de l’humanité. Dans l’histoire et la mythologie on retrouve de nombreux exemples de cet archétype : Pandore, Eve, Judith… [À noter qu’à ce moment là, un homme a profité du moment des questions, non pas pour en poser une, mais pour faire un merveilleux exemple de mansplaining, à l’exaspération de toutes les personnes présentes].

Ainsi, pour lutter contre la culture du viol, il faut lutter contre le sexisme. Là où les hommes sont éduqués à socialiser entre eux pour faire preuve de solidarité, ce n’est pas du tout le cas des femmes.

Les premières luttes du féminisme ne portaient pas sur les viols, ce n’est venu qu’après le droit de vote et celui de la contraception. Dans ce contexte des années 1970, le terme de « culture du viol » apparaît aux États-Unis. Mais plus récemment, certaines affaires ont particulièrement choqué et fait avancer la reconnaissance de cette culture du viol. En 2012, deux viols aux États-Unis ont eu un traitement assez similaires où les victimes ont été traînées dans la boue (pour l’un des deux viols, la victime avait été photographiée pendant l’acte et des photos circulaient sur les réseaux sociaux). En Inde, un couple est entré dans un bus privé par inadavertance : le jeune homme s’est fait tabassé tandis que la jeune femme a été violée puis est décédée des conséquences une semaine plus tard. Cette dernière affaire a suscité des réactions particulièrement racistes (selon lesquelles ce genre de chose ne pourrait pas arriver en Europe…) et essentialistes, avec une culpabilisation de la victime sur le fait qu’elle utilisait un portable – à noter donc que la culpabilisation se retrouve dans tous les pays mais pour des motifs différents.

La chanson « The blurred lines » de Robin Thicke, sortie en mars 2013, est très symptomatique de la culture du viol avec des paroles telles que « I know you want it », qui laisse peu de place au consentement, mais surtout qui est l’une des phrases les plus prononcées par les violeurs pendant l’acte.

Couverture de Une culture du viol à la française, de Valérie Rey-Robert aux éditions Libertalia

La culture du viol présente donc de nombreuses idées reçues, dont voici les principales :

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Toi, mon Papa à l’infini, de Calouan et Jérémy Parigi

Couverture de Toi, mon Papa à l’infini

Toi, mon Papa à l’infini, de Calouan (illustrations) et Jérémy Parigi (texte), La Pimpante, 2018, 33 pages.

L’histoire

Dans le monde, il existe toutes sortes de papas. Des forts et des petits. Des tout grands ou des bedonnants. Ceux qui nous apprennent à siffler et ceux qui poussent notre vélo pour qu’on pédale sans tomber. Ceux qui font pousser des tomates et ceux qui distribuent les baisers.

Note : 5/5

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Shades of Magic T3 : Shades of Light, de V.E. Schwab

Shades of Magic T3 : Shades of Light, de V.E. Schwab, traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali, Lumen, 2018 (VO : 2017), 761 pages.
Shades of Magic #3 : A Conjuring of Light, version audio en anglais narrée par Michael Kramer et Kate Reading, Macmillan Audio, 2017.

L’histoire

Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…
Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s’est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s’apprête à contaminer chacun des univers jusqu’au dernier – ce n’est plus qu’une question de temps…
Car les ténèbres ont déjà commencé à s’étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu’à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi… à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille. À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l’aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu’ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l’incarnation même de la magie ?

Note : 5/5

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Bilan 2018 et Perspectives 2019

C’est avec beaucoup de retard que je poste ce bilan d’une année un peu compliquée ! On commence par le bilan de Goodreads :

Une cinquantaine de livres en moins que l’année 2017, puisque j’ai décidé en cours d’année d’arrêter de m’infliger une pression énorme pour ce qui ne devrait être que du plaisir. Là où je me serai forcée à lire en pagaille pour pouvoir chroniquer à profusion, j’ai dit « stop ». J’ai su au moment où rédiger mes chroniques et poster sur le blog étaient devenus une angoisse qu’il fallait changer quelque chose.

D’où le manque de billets en fin d’année. En plus de plusieurs événements qui ont quelque peu bousculé les choses, notamment un déménagement ; et surtout mon entrée dans une association militante qui me prend pas mal de mon temps. Je pense que je vais pouvoir recommencer à animer le blog de façon plus fréquente dans les prochaines semaines, à suivre.

Mes lectures marquantes de 2018

C’est toujours un chouette exercice que de porter son regard sur les lectures qu’on a faites il y a un moment et de réaliser à quel point certaines nous ont marquées.

Il y a encore beaucoup de science-fiction parce que j’ai continué à explorer ce genre, en revenant un peu aux origines avec ma relecture de Frankenstein de Mary Shelley. Babelio et ses Masses critiques m’ont fait découvrir un superbe roman (enfin plusieurs, mais celui-ci sort du lot pour moi) avec Amatka de Karin Tidbeck. Et un ami a été de très bon conseil avec tout d’abord le recueil de nouvelles de Ted Chiang, La Tour De Babylone mais surtout la découverte de la saga du Problème à trois corps de Liu Cixin.

Côté fantasy, j’ai eu un énorme coup de cœur pour la saga des Rivers of London ou Dernier apprenti-sorcier de Ben Aaronovitch dont j’ai dévoré les livres audios narrés par le fabuleux Kobna Holdbrook-Smith. J’ai également passé un très bon moment de lecture avec la saga des Shades of Magic de V.E. Schwab , dont la chronique du troisième et dernier tome devrait arriver bientôt sur le blog.

Si j’ai lu plusieurs bande dessinées, je me rend compte que peu m’ont réellement marquées. En dehors de mon coup de cœur éternel pour la saga des Descender de Jeff Lemire et Dustin Nguyen, une mention spéciale est due pour le premier tome de Lumberjanes de Noelle Stevenson, Grace Ellis, Shannon Watters, Brooke Allen, Carey Pietsch et Maarta Laiho (oui ça fait du monde mais il y a beaucoup de pages et elles méritent toutes d’être citées). Et dans un tout autre genre, Ne suis-je pas une femme ? de bell hooks a été une lecture très marquante et je suis impatiente de lire plus d’essais de cette autrice.

Perspectives livresques pour 2019

Continuer à lire, sans surprise. En espagnol parce que maintenant que j’ai réussi à terminer un livre, j’ai très envie de continuer. De la SFF parce que j’adore voyager dans des univers différents. Des livres sur le féminisme et globalement sur les luttes contre toutes les oppressions, façon convergence des luttes : l’anti-racisme, l’antispécisme, la lutte contre les LGBTQ*phobies, le validisme…

Je ne m’impose aucun challenge autre que de lire 70 livres dans l’année : si j’ai réussi dans des circonstances aussi compliquées en 2018, je devrai y arriver sans que cela ne me mette la pression. Je vais essayer de diminuer ma PAL, et je vais continuer à emprunter des livres en bibliothèques, parce que c’est tout de même une mine d’or ces choses-là.

Je vous souhaite une excellente année de lectures 😉

Dernière heure Tome 1 à 4, de Yû

Dernière heure Tome 1 à 4, de , Akata, 2017, 194 + 196 + 162 + 227 pages.

L’histoire

Cela fait cinq années que le Japon est en guerre. Mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…

Note : 3/5

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Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish

Personne ne m’a dit : le journal d’un nouveau parent, de Hollie McNish, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Fabienne Gondrand, Solar Éditions, 2018 (VO : 2016), 462 pages.

L’histoire

« Au cours de la matinée, je ne trouve plus mon stylo. Je le cherche partout sur mon bureau. Quand je demande à ma collègue si elle le voit, elle rit d’un air entendu en disant que j’ai le syndrome du neurone unique. J’entends souvent cette expression aux réunions du groupe pour les parents de nouveau-nés. Elle renvoie à la théorie, dénuée de tout fondement scientifique, selon laquelle le cerveau de la femme se remplit de ouate après l’arrivée de l’enfant. Seules les femmes ont l’air d’user de cette expression. Les hommes du groupe, non. Je n’ai jamais entendu parler du syndrome du neurone unique des papas. Les hommes ne disent pas cela. Parce qu’ils n’en souffrent pas : ils appellent ça être « défoncés de fatigue », reflet plus fidèle de la réalité. Bien joué, les papas. Pour les mamans, j’ajouterais volontiers quelques mots, pour dire qu’elles sont « défoncées de fatigue alors qu’elles gèrent les effets psychologiques et physiques d’une transformation interne et externe totale de leur corps ». »
Une voix puissante de femme libre qui se raconte sur le vif et qui démonte tous les tabous sur la sexualité, l’allaitement, notre rapport au corps, l’éducation des filles, la question du genre, le rôle du père, la couleur de peau, l’état du monde…

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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C’est le 4 novembre, je balance tout !

je-balance-tout

Ce rendez-vous a été créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire.

Les règles du RDV

  • Le Top & Flop des lectures du mois précédent.
  • Au moins une chronique découverte sur un autre blog le mois dernier.
  • Au moins un article lu et aimé le mois dernier (hors chronique littéraire).
  • Et enfin : le truc trop cool que vous ayez fait ou qui vous est arrivé pendant le mois.

J’ai pas mal bougé en octobre et du coup j’ai pris beaucoup de retard dans mes lectures d’articles, de chroniques, et autres chouettes choses. Le bilan va être très léger et si j’arrive à rattraper tout ça, celui du mois prochain sera plus intéressant…

Le Top et Flop de mes lectures

En top, je pourrai tout à fait remettre la saga « Shades of Magic » de V.E. Schwab puisque j’ai lu le dernier tome et… woah. Mais bon, ce serait un peu répétitif – je l’avais déjà citée le mois dernier.

Du coup je vais mettre Personne ne m’a dit de Hollie McNish qui a été une très bonne lecture et dont je vous parle bientôt.

Pas vraiment un flop, plutôt un meh : le manga Dernière heure de Yû. Ça faisait une éternité que je n’avais pas lu de manga et comme j’allais offrir cette série j’en ai profité pour jeter un œil. Il y avait des bonnes idées mais finalement c’était un peu bof… J’en ferai une chronique plus détaillée.

Florilège de chroniques lues

Comme annoncé, ce sera très léger avec seulement deux chroniques : la première de Planète diversité à propos d’Akata Witch de Nnedi Okorafor, un roman que j’ai envie de découvrir depuis très longtemps ! Puis, chez Deuxième page, un compte rendu du livre Journal du cancer d’Audre Lorde, écrit par Pauline Boscher. J’ai un peu honte d’admettre que je n’ai toujours rien lu d’Audre Lorde, mais c’était un plaisir d’en apprendre plus sur elle.

Les liens qui m’ont fait dire « Waouh »

Dans le monde de la véganie

La revue BALLAST a fait un long entretien avec Yves Bonnardel (cofondateur des Cahiers antispécistes) et Axelle Playoust-Braure (cofondatrice du Collectif antispéciste pour la solidarité animale de Montréal) intitulé « Les animaux au cœur de l’émancipation ». Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui y est dit mais cela n’empêche pas qu’il était intéressant de lire cet entretien, et de se faire sa propre idée.

Là où je suis en revanche totalement en accord, c’est avec Florence Dellerie et son récent billet sur Mediapart « Les êtres humains sont carnivores, alors je mange de la viande » qui reprend les affirmations selon lesquelles l’être humain est « naturellement » carnivore ou « naturellement » végéta*ien, pour remettre la vérité en place.

Côté genre et féminisme

Un article de Bunker D fait le point sur l’écriture inclusive de façon très complète – je pense – et pertinente : « L’écriture inclusive : parlons faits et science ». Je vais garder ce lien de côté pour l’envoyer un peu partout…

Je suis tombée sur un article de Margot qui date un peu, mais qui ne diminue en rien son intérêt, sur Roseaux, à propos de « Kimberlé Crenshaw, l’intersectionnalité et le féminisme français ». J’avais bien besoin d’un point sur ce terme d’intersectionnalité, tout ce qu’il englobe, et c’était en plus très chouette d’en lire plus sur l’autrice de ce terme.

Le podcast La Poudre a sorti des épisodes merveilleux, mais si je devais choisir mon préféré des plus récents (c’est pas simple hein, il y avait Mona Chollet quand même), ce serait l’épisode 37, sur Emma, militante anti-capitaliste, féministe et plutôt fabuleuse dont vous avez probablement vu passer les illustrations.

Maintenant que le froid s’est installé, on va être tranquille pendant un petit moment mais Dans mon tiroir rappelle, à juste titre, qu’il est très problématique de contrôler la façon dont les adolescentes s’habillent, plutôt que d’éduquer les adolescents à ce qu’ils ne les agressent pas… C’est par ici : « Indécentes adolescentes ».

On passe cette fois-ci du côté « masculinités » du genre avec Les couilles sur la table de manière générale certes (sisi, allez écouter, c’est trop bien) mais pour cet épisode en particulier sur le rapport des hommes aux voitures : « Des hommes et des bagnoles ».

Pop culture, tu l’aimes, tu l’analyses

Je dois voir le film Pride depuis une petite éternité, mais en attendant, Maëlys a publié un fantastique article sur Simonæ à propos de l’histoire derrière le film et j’ai appris beaucoup, beaucoup de choses : « Lesbiennes et gays au charbon ! L’Histoire derrière le film Pride ».

J’sais pas où l’mettre mais j’aime et c’est important

Cet article a circulé – à juste titre – sur tous mes réseaux donc il y a de fortes chances que vous l’ayez déjà vu, voire lu, mais au cas où : « Je sais pourquoi je ne pige pas un mot d’arabe, qui est pourtant ma langue maternelle » de Nadia Daam sur Slate et ça m’a donné envie de hurler (ce qui n’est guère convenable à 7h du matin dans le métro, vous en conviendrez).

Toujours sur Slate mais un tout autre sujet : « Regarder du porno n’est pas un problème » de Nicole Prause et Taylor Kohut et Marty Klein. L’addiction au porno est finalement plutôt un mythe et on fait porter beaucoup de responsabilités au porno sans vraiment de justification. Attention, on parle bien des spectateur·rice·s de porno, pas des personnes qui les font.

Enfin, s’il y a un frigo collectif sur votre lieu de travail… Lisez ce très éclairant article de S.I.Lex : « Ce que l’on apprend sur les Communs dans les frigos collectifs… » où des gens s’empoisonnent après avoir voulu nettoyer un frigo et où finalement, il serait bien plus rationnel de stocker notre nourriture dans les toilettes, qui au moins, sont nettoyées régulièrement. En tous cas, je me suis empressée de nettoyer de fond en comble le frigo de la salle de pause, et de partager cet article aux collègues.

Ce que j’ai fait le mois dernier

Alors, tout d’abord, j’ai passé un week-end à Londres avec une amie et c’était très chouette. Elle n’y était pas allée depuis très, très, très longtemps donc on a fait les endroits un peu touristiques, mais surtout Camden Town et on a principalement mangé. De très bonnes choses véganes. Parce que l’Angleterre. Mais à la réflexion, je ne referai plus Londres que pour un week-end (partir le vendredi matin, revenir le dimanche soir) : finalement on perd plus de temps dans les transports que ce qu’on apprécie la visite…

Trois jours plus tard, je m’envolais à nouveau mais cette fois pour Francfort, à l’occasion du salon du livre là-bas et surtout, pour le boulot. C’est ma deuxième année et c’était toujours aussi intéressant, j’ai pu voir que mon niveau d’espagnol s’est un petit peu amélioré puisque j’arrivais à tout comprendre, par contre pour l’expression c’était pas gagné. On va pas se mentir, c’est épuisant et j’étais bien heureuse de rentrer. Mais j’ai quand même beaucoup profité des bons plats véganes que j’ai pu goûter.

Mes ami·e·s d’Angleterre ont profité d’une visite en France pour venir me voir et j’étais si heureuse ! Après une visite au pub (on se refait pas) on s’est mis en direction du restaurant que j’avais réservé (puisqu’on était six et que les restaurants avec options véganes sont rarement ouverts le soir dans ma ville) et après vingt minutes à marcher sous la pluie, dans le vent et le froid, l’arrivée devant le restaurant était sans appel : fermé pour dégâts des eaux. Ça aurait pu être chouette de me prévenir. C’est là que le meal prep m’a sauvé la vie : je m’étais fait à manger pour la semaine donc j’ai ramené tout le monde chez moi pour qu’on se mange un curry à la bonne franquette. Non c’était pas du tout un complot pour que tout le monde mange végane. Malgré le début chaotique, c’était une excellente soirée et j’ai adoré les revoir.

Le reste du mois a été chargé en boulot et en train train.

Sinon, derrière mon écran j’ai regardé la série Rick and Morty puisqu’elle était sur ma liste et qu’elle disparaît cette semaine de Netflix. J’ai dû rater les neuf dixième des références mais le peu que j’ai eu m’a beaucoup plu et quelques épisodes m’ont fait bien rire. J’ai aussi regardé, dans un tout autre genre, Maniac et je ne sais pas trop quoi en penser. Il y a beaucoup trop de choses qui m’ont interrogé, qui semblent être mises là comme un cheveu sur la soupe et qui m’ont fait sortir de l’univers. Mais bon.

Côté films, j’ai re-regardé Kingsman et vu iBoy, le dernier cassait pas des briques…

Au cinéma je suis allé voir Venom qui m’a beaucoup plu, j’en attendais pas des tonnes et j’ai passé un bon moment. J’ai aussi vu First Man : Le premier homme sur la Lune sans rien connaître de l’histoire réelle et c’était pas joyeux – joyeux c’est clair mais le film était très beau et je suis assez impressionnée par le jeux des acteur·rice·s.

Voilà, j’espère que vous avez bien profité d’Halloween si vous le fêtez et je souhaite un bon NaNoWriMo à tou·te·s celleux qui participent !!

Mars Horizon, de Florence Porcel et Erwann Surcouf

Mars Horizon, de Florence Porcel (scénario) et Erwann Surcouf (dessin et couleur), Éditions Delcourt, « Octopus », 2017, 120 pages.

L’histoire

Embarquez avec l’équipage de la mission Mars Horizon, les pionniers de la planète rouge. Une excursion passionnante pour un projet complexe et ambitieux : la première installation humaine sur Mars !
Ils sont psychiatre, médecin, ingénieur, pilote ou encore botaniste : ce sont les ambassadeurs de la première mission habitée vers Mars. Mais comment réagiraient les humains à 150 millions de kilomètres de la Terre ? Quel lien les unit à Mars ? C’est aussi l’occasion d’en apprendre plus sur cette magnifique et dangereuse planète…

Note : 3/5

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