Une maison de poupée, de Henrik Ibsen

 

Une maison de poupée, de Henrik Ibsen, traduit du norvégien par Marc Auchet, Le Livre de Poche, 1990 (originale : 1879), 160 pages.

L’histoire

Dans cette maison où la femme est et n’est qu’une poupée, les hommes sont des pantins, veules et pleutres. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme, alors qu’être, c’est sortir, partir. Et Ibsen, grâce à ce chef-d’œuvre, accède au panthéon de la littérature mondiale. Mais si sa poupée se met, sinon à vivre, du moins à le vouloir, au point de bousculer au passage l’alibi de l’instinct maternel, c’est qu’autour d’elle les hommes se meurent. Ibsen exalte moins Nora qu’il n’accable le mari, l’avocat Helmer, ou Krogstad par qui le chantage arrive.

Note : 4/5

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Les Monologues du vagin, d’Eve Esler

Les Monologues du vagin, dEve Esler, traduction de l’anglais (États-Unis) par Dominique Deschamps, Denoël, 2005 (originale : 1996), 144 pages.

L’histoire

« J’ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins…, et c’est devenu ces Monologues… Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. »
Depuis leur parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents…

Note : 4/5

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Trissotin ou Les Femmes Savantes

Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas allée au théâtre mais l’occasion s’est finalement présentée, et pour une pièce que j’avais récemment lue en plus ! La Criée met en avant l’arrivée de cette production depuis plusieurs mois et je me suis laissée tenter. Un vrai régal !

Puisque je ne suis pas une habituée du théâtre et des mises en scène, je ne serai guère éloquente sur le sujet. Je peux seulement vous conseiller d’aller voir Trissotin ou Les Femmes Savantes mis en scène par Macha Makeïeff si vous en avez l’occasion. Le jeu des acteurs est époustouflant, les décors et costumes ancrés dans les années 70 sont une agréable surprise, au même titre que les chansons insérées parfaitement dans la pièce. Cette mise en scène est tout à fait surprenante et ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. On en ressort de bonne humeur et pour ma part, avec la résolution de ne pas attendre aussi longtemps avant ma prochaine visite au théâtre !

La pièce est encore présente à La Criée de Marseille du 5 au 17 janvier, puis elle sera en tournée un peu partout, si vous voulez en profiter.

Oscar Wilde

J’avais déjà fait une chronique sur L’importance d’être constant à l’occasion du Challenge des classiques pour le mois d’octobre et ça m’a tellement plu, que j’en ai profité pour lire quelques autres pièces de cet auteur, rassemblées dans le recueil que j’ai.

Quand j’ai découvert ce classique : À la lecture de L’importance d’être constant, puisque je l’ai lu dans un recueil de plusieurs pièces, j’ai appris l’existence des autres ! En l’occurrence, L’Éventail de Lady Windermere, Une femme sans importance et Un mari idéal.

Pourquoi j’ai décidé de le lire : J’avais le livre en main, j’avais déjà beaucoup apprécié ce que j’avais pu lire d’Oscar Wilde, c’était donc l’occasion de continuer sur ma lancée.

Qu’est ce qui en fait un classique : Je ne suis pas sûre que toutes ces pièces soient au même « rang » en ce qui concerne les classiques, peut-être certaines sont plus connues ou ont eu plus de succès que d’autres. Leur auteur est probablement la cause de ce statut, en plus d’être des critiques tout à fait justes sur la société victorienne de l’époque.

Ce que j’en ai pensé : Je m’attendais à ce que ça me plaise, étant donné ce que j’avais pensé de L’importance d’être constant et ce fut définitivement le cas. Les trois pièces ont toutes des sujets différents mais qui se recoupent : la corruption de la politique pour Un mari idéal, avec des personnes qui font autant de chantage qu’ils peuvent afin d’obtenir plus d’argent, plus de pouvoir. Dans Une femme sans importance, l’irresponsabilité de certains « gentlemen » (bien vus de la société par ailleurs), qui n’assument pas leurs actions – voire leurs enfants – est la critique principale. Enfin, L’Éventail de Lady Windermere s’attache plus précieusement à la honte que peuvent ressentir les femmes dans une telle société, pour des raisons qui ne sont pas toujours de leur fait. Dans les trois pièces, on retrouve le même ton sarcastique, les mêmes personnages ridicules qui pensent tout savoir et surtout, le même regard éclairé sur la position des femmes dans la société de l’époque et l’omniprésence de la corruption dans les sphères politiques.

Restera-t-il un classique : Certaines pièces plus que d’autres, probablement.

À qui le recommanderais-je : Si la période victorienne vous intéresse, vous apprécierez certainement ces pièces ! Autrement, les quiproquos et l’humour des pièces restent un plaisir à lire.

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Molière

molierePour ce challenge des classiques, j’ai décidé de (re)lire certaines pièces de Molière, en l’occurrence Les femmes savantes, Le malade imaginaire et Les précieuses ridicules. Des comédies donc qui ont atteint leur but en me faisant bien rire !

Quand j’ai découvert ce classique : Il me semble avoir découvert et commencé à lire Molière au collège, j’ai peut-être continué au lycée mais c’est vrai que cela fait bien longtemps que je n’avais pas touché ses pièces. Cela dit, cela fait un moment que j’ai pour projet d’aller voir une des pièces jouée si j’en ai l’opportunité.

Pourquoi j’ai décidé de le lire : Justement parce que j’ai en tête d’aller voir une des pièces prochainement, mais aussi parce que j’avais trouvé ce recueil des trois pièces dans une brocante et que ça faisait de nombreux mois qu’il trônait dans ma bibliothèque… C’est une raison qui revient souvent mais après tout, j’utilise beaucoup ce challenge pour avancer dans ma pile à lire, particulièrement dans les classiques.

Qu’est ce qui en fait un classique : Molière était l’un des dramaturges français les plus connus il me semble, ses pièces sont donc des classiques. D’autant qu’il a pas mal modifié et influencé le théâtre français, et conséquemment, ce qui a été fait par la suite.

Ce que j’en ai pensé : J’ai beaucoup rit, non seulement des malentendus et quiproquos que Molière nous présente, mais surtout pour sa critique d’une société qui encourage la sauvegarde des apparences sans jamais aller dans la profondeur ou même écouter les autres. C’est simple : pour les trois pièces en question, si les personnages écoutaient et respectaient les choix des autres, les intrigues n’auraient pas lieu d’être.

Restera-t-il un classique : Oui.

À qui le recommanderais-je : Quiconque veut rire un peu : ça se lit vite et c’est suffisamment distrayant pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer.

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L’importance d’être Constant, Oscar Wilde

Couverture The Importance of Being EarnestQuand j’ai découvert ce classique : Probablement en licence, mais j’en savais très peu jusqu’à cette année, puisque j’ai regardé le film de 2002 avec Colin Firth et que c’était un régal.

Pourquoi j’ai décidé de le lire : Parce que j’ai beaucoup aimé le film, que je voulais voir de quoi la pièce retournait et puis, j’apprécie la plume d’Oscar Wilde. Jusqu’ici je n’ai lu que Le portrait de Dorian Gray et c’était l’occasion de découvrir un tout autre genre de cet auteur.

Qu’est ce qui en fait un classique : L’auteur joue ici avec beaucoup de lieux communs du théâtre, comme les quiproquos, et les pousse jusqu’à leur extrême pour un faire un pièce hilarante, qui est également très critique de son époque. Certaines critiques sont tout aussi valables de nos jours, ce qui aide probablement la postérité de l’œuvre.

Ce que j’en ai pensé : Un régal. Après le film, j’avais une petite idée de ce dans quoi je me lançais et je me suis d’ailleurs rendu compte que le film est une très bonne mise en scène. De mon point de vue du moins. Pour revenir à la pièce de théâtre, elle est tout bonnement hilarante. C’est court, rafraîchissant et présente un point de vue sarcastique de la société victorienne, que Wilde prenait grand plaisir à remettre face à elle-même.

Les personnages s’emmêlent en essayant d’éviter leurs responsabilités et de continuer leurs tromperies, jusqu’à ce que ces dernières soient découvertes. Il s’agit alors de réparer les pots cassés et de faire des courbettes pour se faire pardonner, en cherchant des solutions toutes plus farfelues les unes que les autres. Enfin, les problèmes se résolvent grâce à un mystère résolu et la pièce se termine en feu d’artifice. On n’a pas le temps de s’ennuyer.

Restera-t-il un classique : Oui.

À qui le recommanderais-je : Tout le monde. Sérieusement, c’est court et un bon moment à passer.

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