Bilan 2017 et Perspectives 2018

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Bonne année à tou·te·s ! À mon tour de ne pas déroger à la règle et de profiter de la nouvelle année pour faire un bilan du blog sur cette année passée, et réfléchir vers quoi me diriger pour l’année qui vient. Pour commencer, le petit visuel de Goodreads :
Bilan 2017

Le seul challenge auquel j’ai participé cette année était celui de Goodreads justement, sur lequel je m’étais fixée 100 livres à lire, ce qui est bien atteint puisque ce sont 128 lectures que j’ai faites en 2017 ! Ceci est probablement dû à toutes mes relectures de séries manga de mon adolescence pour lesquelles j’ai eu une grande vague de nostalgie, que ce soit Parmi eux de Hisaya Nakajo ou bien Tsubasa Reservoir Chronicle et xxx Holic des CLAMP.

Autrement, ma seule participation à un challenge était pour le French Read-A-Thon, mais nul « Cold Winter Challenge » ou « Week-end à 1 000 » ou « Semaine à lire » cette année. Pas que ça ne m’intéressait pas, mais en dehors du premier qui tombait pendant une période où j’étais en congé et où je pouvais en profiter pour lire, les autres tombaient dans des périodes peu propices à la lecture pour moi (je me suis découvert une vie sociale cette année, qui l’eut cru ?!)… ou alors étaient source de beaucoup trop de pression.

Et puis, cette année, je me suis lancée dans le club de lecture « Une chambre à nous » avec pour ambition de lire tous les livres dont il est question (un par mois) et j’en suis ravie puisque cela me permet de découvrir pleins d’autrices et de genres différents vers lesquels je ne serais peut-être pas allée de moi-même. J’ai également eu quelques (7 !) services presses dans le cadre des Masses critiques de Babelio, que je remercie de leur confiance, et j’adore l’expérience mais cela signifie bien une pression supplémentaire pour la lecture et l’écriture de chronique dans le mois qui suit la réception (okay, si je gérais mieux la pression, ça ne me ferait ni chaud ni froid, mais ce n’est pas le cas). Bref, j’ai préféré me concentrer sur cela et sur mes lectures personnelles plutôt que sur des challenges qui auraient ajouté en pression et auraient probablement diminué mon plaisir de lecture…

Mes lectures marquantes de 2017

Pour dire adieu à cette année, ne parlons que du bon ! J’ai eu beaucoup, beaucoup de très bonnes lectures, ce qui prouve que les mauvaises surprises se font de plus en plus rares et j’en suis joie.

Plusieurs livres de science-fiction tout d’abord avec La Servante écarlate de Margaret Atwood qui a été une merveilleuse découverte, bien que glaçante. On reste dans la dystopie avec Matin brun de Frank Pavloff, un livre tout aussi court (12 pages) que percutant. On part ensuite vers le space opera avec le premier tome de la saga « The Expanse » : L’Éveil du Léviathan de James S.A. Corey (dont je ne manquerai pas de lire la suite… très bientôt !). Enfin, on termine avec La Horde du Contrevent d’Alain Damasio, un véritable voyage.

Un petit tour vers mes coups de cœur de littérature jeunesse et albums avec La Bulle de Timothée de Fombelle et Éloïse Scherrer, ainsi que Tout d’un loup de Géraldine Elschner et Antoine Guilloppé. Mais aussi les fabuleux albums muets de Layla Benabid avec MootMoot et Nuts. Pour des jeunes un peu plus vieux, j’ai adoré le troisième tome de « La Passe-Miroir », La mémoire de Babel de Christelle Dabos.

Dans les lectures féministes, je retiens le recueil de poème Forgive Me My Salt de Brenna Twohy (et il faut vraiment que je regarde de plus près les productions de poésie). En essais, j’ai adoré Nous sommes tous féministes de Chimamanda Ngozi Adichie et Ceci est mon sang d’Élise Thiébaut.

En comics, je suis amoureuse des anthologies de comics d’artistes des premières nations Moonshot, le tome un et deux sont édités par Hope Nichloson. J’ai aussi découvert un grand classique cette année, V pour Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd.

Je termine sur d’autres bandes dessinées avec le webcomics Autophobia de G.H.S.T., le comics InSEXts de Marguerite Bennett et Ariela Kristantina et enfin la BD de Rosa B., L’antispécisme c’est pas pour les chiens !

Perspectives livresques 2018

Quand je relis celles que j’avais écrites l’année dernière, le constat n’est pas forcément mirobolant… Enfin, on fait ce qu’on peut. Je repars pour 100 livres du challenge Goodreads puisque ça fait quelques années que ça fonctionne bien. Je pense avoir réussi à inclure un petit peu plus de diversité dans mes lectures mais l’idée est de continuer et d’aller plus loin cette année.

Je n’ai toujours pas réussi à lire un livre en espagnol… mais l’objectif sera atteint cette année (j’en suis à la moitié, j’ai juste clairement pas choisi le bon roman pour commencer). J’ai exploré plus la SFF cette année et les lectures féministes, sans surprise ça me plaît bien donc je vais continuer !

J’ai toujours dans l’idée de m’atteler plus souvent à écrire des articles un peu plus poussés que de « simples » chroniques, j’aimerai le faire plus souvent en 2018.

Mon but est toujours de faire baisser ma Pile à Lire (qui est à 91 livres, oui elle a complètement explosé comparé à l’année dernière où j’étais déjà sensée la diminuer mais chut).

Je crois que c’est tout. Je continue mes lectures du club « Une chambre à nous » bien entendu mais je ne m’impose aucun challenge pour l’instant, je verrai au fur et à mesure ! En tous cas, je vous souhaite encore une excellente année de lectures et de découvertes littéraires 😉

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Splash Page 18 avec La Voix des Bulles

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Bannière par Pié de La Voix des Bulles

→ SP 18 : De la Femme Jeune qui Frissonne après Minuit

J’ai été invitée récemment par les copains de l’excellent podcast La Voix des Bulles, à parler avec eux de la représentation des femmes dans les œuvres de la pop-culture, et c’était fort intéressant ! Pour préparer tout ça, j’avais épluché pas mal d’articles, de billets et quelques livres pour être certaine de ne pas dire trop de bêtises. J’ai beaucoup apprécié toutes ces lectures de préparation, donc je partage avec vous une petite bibliographie. Une grande partie des sources mentionnées sont en anglais, non pas que j’ai quoi que ce soit contre les chercheur·euse·s français·e·s, mais il est indéniable que le monde anglo-saxon a commencé à s’intéresser à l’étude des médias, des productions culturelles contemporaines et aux études de genres et féministes, bien avant les Français·es (à notre plus grand regret à tou·te·s je pense).

Bonne écoute et bonne lecture 🙂

Sources :

Pour aller plus loin :

 

Rencontre avec Alain Damasio et Éric Henninot

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À l’occasion de la sortie de l’adaptation en bande dessinée de La Horde du Contrevent, la librairie marseillaise Maupetit organisait une rencontre avec l’auteur du roman original, et le dessinateur / scénariste de l’adaptation BD. Comme de nombreuses choses intéressantes ont été dites, j’en ai profité pour prendre des notes afin de vous rapporter quelques uns de leurs propos.

La genèse du projet d’adaptation

Éric Henninot a réussi à convaincre Alain Damasio d’adapter son œuvre après maintes discussions : en effet, jusqu’ici son trait (notamment dans XIII Mystery), ne correspondaient pas du tout à ce qu’imaginait Damasio. Éric n’était pas surpris de cette réponse : ce n’était pas avec le même style qu’il comptait aborder La Horde du Contrevent, au contraire, il avait bien dans l’intention de faire évoluer son dessin vers plus de mouvement et d’espace, exactement ce qui conviendrait pour cette adaptation. Pourtant, cette évolution de style n’est pas seulement due à La Horde : il s’agissait d’un changement logique et nécessaire pour le dessinateur. Éric Henninot a alors proposé le projet pour une résidence d’auteur·rice et cela a été accepté : en est sorti la première version du scénario. Il précise que c’est le projet le plus personnel qu’il ait fait jusque là.

Pour Alain Damasio, il était primordial de laisser à Éric la liberté d’adapter et de créer sa propre œuvre. Bien qu’il lui ait fait des retours sur les différentes versions des scénarios, il ne voulait pas que ces retours soient bloquants, d’autant qu’il avait déjà eu l’occasion d’imaginer un scénario en ayant travaillé sur l’adaptation en film pendant un an. Il a la même philosophie pour d’autres adaptations, notamment théâtrales, de ses œuvres et il n’hésite pas à dire aux artistes de faire comme s’il n’était pas vivant et de trahir le roman de départ, tant que la trahison est de qualité.

Pour autant, Éric est si attaché au livre, qu’il n’a pas l’intention de changer l’histoire, tout en gardant son désir créatif. Il préfère profiter d’intrigues secondaires qui étaient seulement esquissées dans le roman et de les creuser comme il l’entend. L’adaptation est prévue en six tomes, avec par exemple le deuxième qui montrera les Fréoles et la flaque de Lapsane ; le troisième nous amènera à Alticcio et les derniers tomes nous montreront le Camp Bòban, Norska et la fin.

La bande dessinée

En plus de changer de style au moment de la création de La Horde du Contrevent en bande dessinée, Éric Henninot a également évolué dans ses manières de dessiner puisqu’il est passé à la tablette graphique pour l’encrage. Cela lui a permis de gagner beaucoup de temps et d’alléger le travail, qui était assez considérable puisqu’il s’occupe à la fois du scénario, du dessin, de l’encrage et de la couleur. Travailler de façon numérique lui permet de dessiner un seul storyboard puis de faire l’encrage.

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Écriture inclusive et accessibilité

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Illustration du domaine public.

J’ai commencé l’écriture de ce billet avant qu’Édouard Philippe décide de mettre son grain de sel (ce dont on se serait bien passé) mais bien sûr, impossible de ne pas le mentionner. Ce dernier déconseille en effet à ses collaborateurs·trices d’utiliser l’écriture inclusive dans leurs textes destinés à être publiés dans le Journal officiel de la République française pour la raison suivante :

« Outre le respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l’État doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme. »

Cela me fait bien rire sous cape quand on regarde le fameux journal, bourré de jargon juridique et incompréhensible pour une personne lambda, mais après tout, c’est mieux pour tout le monde si le peuple comprend pas les réformes qu’on lui fait passer dans le dos…

Je ne reviendrai pas longuement sur l’affront que semble être l’écriture inclusive pour l’Académie française, puisque ce n’est une surprise pour personne. Le plus surprenant est qu’une telle institution existe encore alors que son but était d’uniformiser la langue à une époque où les dialectes et patois fusaient dans tous les sens et où il était difficile de se comprendre. Clairement, ce n’est plus le cas, aujourd’hui iels (32 hommes et 2 femmes bien sûr) préfèrent décider de façon arbitraire de l’orthographe et des règles de grammaire. Leur seconde tâche ? Mettre à jour le Dictionnaire de l’Académie française, dont la neuvième édition est en cours… depuis 1935.

Ce billet n’a pas pour but de débattre de la validité de l’écriture inclusive : j’en suis personnellement convaincue, mais d’autres personnes en parlent bien mieux que moi. J’essaie d’ailleurs d’intégrer l’écriture inclusive sur ce blog, bien que ce soit une courbe d’apprentissage, ça reste un de mes objectifs.

J’aimerai parler d’accessibilité en lien avec l’écriture inclusive parce que j’ai vu tout et son contraire sur les interwebs, que j’ai fait quelques recherches pour tenter de connaître le fin mot de l’histoire et je me dis que cela pourrait intéresser d’autres personnes, mais aussi ouvrir une discussion sur cette accessibilité.

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Les financements participatifs pour les livres & co

Un petit point sur la raison qui me pousse à participer à des financements participatifs que ce soit sur Ulule, Kickstarter, Sandawe, le Pot Commun, et j’en passe. Alors, loin de moi l’idée de faire un billet exhaustif, il s’agit des raisons qui me poussent à participer à ce genre de financements, mais je serai ravie d’en discuter plus en avant dans les commentaires, pour savoir ce que vous en pensez 🙂 Autre chose avant de commencer : mon but n’est pas de vous inciter à tout prix à participer à ce genre de choses et je me rends bien compte que tout le monde n’en a pas la possibilité ni l’envie, et c’est tout à fait respectable !

Sans surprise, la grande majorité des projets auxquels je participe… sont des livres. J’ai l’impression que c’est l’opportunité parfaite de soutenir les artistes qui nous plaisent et dont on consomme régulièrement le travail. Par exemple, je me rends compte que j’ai beaucoup participé à des financements pour l’édition et l’impression de webcomics que je lisais déjà gratuitement en ligne. Si la plupart des artistes ont à présent des comptes Tipeee ou Patreon, participer à leurs projets permet de les rémunérer et en plus d’avoir leur œuvre entre nos mains. Ça a été le cas pour moi avec Shades of A (dont je vous ai parlé ici), Blindsprings (que je viens de recevoir, j’en parle bientôt), Check, Please! et Go Get a Roomie!. Bon, comme je gagne pas des milliers d’euros non plus, je me contente assez souvent des contributions électroniques : pas que le livre imprimé soit cher, mais quand les créateurs sont aux États-Unis ou au Canada, les frais de port peuvent devenir exorbitants…

Les plateformes comme Ulule ou Kickstarter permettent aussi de soutenir des projets qu’on a pu découvrir lors de salons : l’aperçu qu’on a eu du travail de l’artiste nous a séduit, il ou elle parle de son projet et on a le choix par la suite d’aller voir de quoi il en retourne. J’ai découvert lors de la Paris Comics Expo Graffcomics (qu’on attend toujours, mais ça a l’air de sentir un peu meilleur qu’avant…), et lors du HeroFestival je suis tombée sur les créateurs de AmuseZ et Dragon (j’ai chroniqué ces deux derniers ici et ).

Ces plateformes permettent aussi de remettre au goût du jour le principe de la souscription ! Pour certains éditeurs, il est plus sécurisant de pré-vendre leurs livres – bien à l’avance – de sorte qu’ils sachent combien de lecteurs pourraient être intéressés, afin de faire un tirage au plus proche de la réalité. C’est pourquoi on retrouve des projets d’éditeurs sur ces plateformes, comme ceux des Moutons électriques ou Alternative History Comics Inc. par exemple.

Quand je regarde la totalité des projets livres auxquels j’ai participé, j’ai connu la grande majorité grâce aux réseaux sociaux qui relaient les productions issues de la diversité et de voix authentiques (comme par exemple Moonshot et Dates!). Je ne dis pas que l’édition traditionnelle ne produit pas de tels contenus, d’ailleurs, ces mêmes communautés et réseaux rajoutent beaucoup beaucoup de livres à ma liste de souhaits. Mais comme les financements participatifs sont limités dans le temps… il vaut mieux participer plutôt que mettre la référence de côté et que ce soit trop tard ou trop compliqué par la suite.

Bien sûr, la lecture et les livres sont l’une de mes plus grandes passions, mais les plateformes de financement participatifs offrent bien plus d’opportunités que cela ! J’ai même participé à deux jeux vidéos, un documentaire des plus importants (Bubble, dont le Pot commun est toujours en cours, je vous invite à aller voir !), un projet de séminaire de recherche sur les genres, sexualités et identités queer dans les productions jeunesse (Le Placard Project) et un bar à chat solidaire et végétalien à Lyon (Au Bonheur des Chats, qui va ouvrir bientôt !). Bref, cela permet de donner un peu d’argent à des projets en lesquels on croit et qui correspondent à nos valeurs.

On me demande parfois si je n’ai pas peur des risques, de ne pas recevoir les « récompenses » ; mais comme j’ai commencé avec des projets que je connaissais déjà, je faisais finalement confiance aux créateurs. Sur un bon nombre de projets auxquels j’ai pu participer, finalement un seul a posé un peu problème… mais semble se débloquer donc je compte ça comme une victoire 🙂

Et vous ? Que pensez-vous des financements participatifs ?

Free Comic Book Day 2017

Cette année la récolte de comics fut peu abondante, mais il n’empêche que j’ai passé une excellente journée à la librairie L’Antre du Snorgleux, qui avait tout organisé ! Du cosplay avec l’association Comics Team Marseille, la présence de Neofelis Éditions avec Didier Axl qui faisait des sketchs magnifiques et avec Philippe Fadde, auteur de l’ouvrage Jean Frisano, une vie d’artiste. Bruno Bessadi était également présent, et j’en ai profité pour faire dédicacer mon troisième tome de Bad Ass. Le tout agrémenté de quizz et de discussions entre passionnés, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer !

Pour les fascicules du FCBD, j’ai pu en avoir deux : celui de Bliss Comics et celui de Snorgleux Comics. Je ne vais pas trop me plaindre, ces deux-là étaient bien en haut de ma wishlist du jour, mais j’aurai pas dit non pour un Wonder Woman ou un I Hate Image… Tant pis !

Bliss Comics se dépasse une fois encore pour l’occasion, avec un récit complet, celui de Unity : Dans la toile du Docteur Silk, avec Matt Kindt au scénario, CAFU aux illustrations et Brian Reber aux couleurs. Comme l’histoire regroupe plusieurs personnages de l’univers Valiant, le tout est correctement introduit afin qu’on ne soit pas trop perdu. Une très bonne lecture donc, qui continue à me convaincre de me pencher plus sur l’univers Valiant !

Snorgleux Comics avait annoncé l’arrivée prochaine de deux titres de l’éditeur Aftershock Comics en France : Animosity avec Marguerite Bennett au scénario, Rafael De Latorre au dessin, Rob Schwager aux couleurs et Marshall Dillon au lettrage ; et American Monster de Brian Azzarello pour le scénario et Juan Doe pour le dessin, lettrage et couleurs. Le FCBD était donc l’occasion parfaite pour eux de nous faire découvrir les premiers chapitres des deux œuvres.

American Monster… n’est probablement pas mon genre : j’ai été plus confuse qu’autre chose lors de la lecture du premier chapitre qui nous présente un monde dystopique et sacrément violent, sans trop nous expliquer pourquoi… Nul doute que ce titre trouvera ses lecteurs français en revanche, s’il a fonctionné aux États-Unis, il n’y a pas de raison, tout est une question de goût et de couleurs.

Animosity par contre, m’avait déjà tapé dans l’œil à sa sortie en VO, je suis donc emplie de joie à l’idée de sa sortie en France. Le principe est simple : du jour au lendemain, tous les animaux de la Terre s’éveillent, avec la capacité de parler, de se dévoiler aux humains ou simplement de se venger d’eux. La première page commence par une discussion entre un vétérinaire qui fait appel à un exterminateur de nuisibles. Ce dernier ne comprend pas comment Adam peut sauver des chiens et chats, puis manger un burger, et faire appel à lui pour tuer des rats qui ont envahi son mur… La première page annonce donc un ton qui a tout pour me plaire ! Le comics suivra les aventures d’une petite fille, Jesse, protégée par son fidèle ami Sandor, un chien prêt à se battre contre n’importe quel animal pour la défendre.

Les premiers tomes de American Monster et Animosity sortent en août, je serai définitivement au rendez-vous pour Animosity en tous cas !

(Hey hey Snorgleux Comics, bientôt Alters et InSEXts en France ? =D)

Une chambre à nous

Une chambre à nous

Mais qu’est-ce ? Tout simplement, un club de lecture centré sur la littérature féministe. Le tout est organisé par Tête de Litote et Opalyne et le principe est très simple : deux livres sont proposés à la lecture (un par organisatrice donc) sur une période de deux mois et libre aux lecteurs d’en lire l’un, l’autre ou les deux. Pas d’inquiétude, les livres choisis ne seront pas tous des essais ou des écrits opaques sur le féminisme, Tête de Litote explique qu’il y aura aussi de la fiction dans des genres différents, de la poésie, du théâtre, etc.

Si ça vous intéresse, voici la vidéo de présentation de Tête de Litote (dont je suis les vidéos depuis quelques temps), celle d’Opalyne et enfin le groupe Facebook du groupe de lecture : Une chambre à nous (oui hein, c’est une référence à Une chambre à soi de Virginia Woolf, et c’est super cool).

Autant vous dire que je n’ai hésité que quelques secondes avant de me lancer : certes, comme tous les clubs de lecture, cela suppose de faire des achats supplémentaires plutôt que de piocher dans ma Pile à Lire (mon « Project Five » va en prendre un coup), mais comme l’un de mes objectifs pour 2017 est de documenter mon féminisme, je ne pouvais pas y échapper. D’autant que j’aime énormément les vidéos de Tête de Litote !

Les livres de cette première session sont La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges et Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie : deux livres très courts donc et peu onéreux qui permettent de se lancer à corps perdu dans l’aventure. D’ailleurs, le dernier livre est une adaptation d’un TED Talk que l’autrice avait donné en 2012 : We Should All be Feminists. Et vous allez me dire (ou pas) « quoi mais la traduction française est un contresens, qu’est-ce qui se passe ? » et je vous répondrai qu’il ne faut pas parler des choses qui fâchent. Je vous invite vivement à aller regarder la vidéo, que vous participiez au club de lecture ou non, c’est vraiment très intéressant et important. Il y a même des sous-titres français pour que ce soit plus accessible.

J’ai fait l’acquisition des deux livres et lu celui d’Olympe de Gouges, je vous en parle très vite. Si le féminisme vous intéresse (ça devrait hein), il me semble que Tête de Litote et Opalyne ont choisi deux livres assez différents qui sont de très bonnes portes d’entrée dans le féminisme !

Écoféminisme avec Émilie Hache

Le 13 janvier dernier avait lieu une rencontre à la librairie L’Odeur du Temps de Marseille, où Émilie Hache parlait de l’ouvrage qu’elle a dirigé : Reclaim : Recueil de textes écoféministes aux éditions Cambourakis, dans la collection « Sorcières ». Cet éditeur et cette collection en particulier me faisaient de l’œil depuis un moment et j’avais en plus vu passé l’ouvrage dont il était question ; bref, je n’avais aucune raison de rater cette rencontre. Comme c’était très intéressant, je vous partage un humble petit compte rendu, agrémenté de liens vers d’autres ouvrages, des articles Wikipédia ou d’autres sites plus précis quand je connais.

Émilie Hache est maîtresse de conférence en philosophie à Nanterre et elle centre ses recherches sur l’écologie, tout en abordant le féminisme comme on peut le voir dans Reclaim et un autre ouvrage qu’elle a préfacé : Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique de Starhawk. Pour revenir à Reclaim, ce dernier recueille des textes de poésie, fiction, science-fiction et non-fiction, mais tous écrits par des femmes membres du mouvement écoféministe qui s’est déroulé dans les années 1970-1980 aux États-Unis. Ce corpus n’est quasiment pas traduit malgré son importance et Émilie Hache a souhaité le rendre disponible en français, en partie pour « réparer » l’introduction de ce mouvement en France dans les années 1990-2000, qui a été accompagnée de beaucoup de malentendus. Émilie Hache insiste sur le fait que l’anthologie ne contient que des textes écrits par des femmes impliquées dans le mouvement et qu’il ne s’agit pas d’un ouvrage académique.

L’écoféminisme n’était pas seulement une philosophie, une théorie, il s’agissait d’un mouvement, d’une mobilisation très concrète qui s’est faite dans le contexte de la guerre froide. L’un des déclencheurs fut l’accident nucléaire de Three Mile Island en 1979 aux États-Unis, qui a poussé des femmes à se rassembler autour de deux thématiques : la double dévalorisation de la nature et des femmes. Ce mouvement a duré jusqu’à la fin de la guerre froide et était le plus gros mouvement anti-nucléaire états-uniens, bien qu’il soit quasi inconnu en France, il comptait environ 10 000 personnes.

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HeroFestival 2016

HeroFestival 2016

Après la découverte l’année dernière de cette convention, je ne pouvais décemment pas louper cette édition, d’autant que depuis, j’ai rencontré la Comics Team Marseille et je continue d’apprécier le travail du French Geek Movement, en plus de pouvoir retrouver les copains comme Marina Mew, Le Commis des Comics et Diane !

Globalement, je suis très satisfaite de l’expérience, et j’ai passé un très bon week-end (bien qu’épuisant, d’où le silence radio du blog le temps que je me remette sur pattes). Je vais pas faire un compte rendu exhaustif, juste mentionner ce qui m’a marqué, la plupart en très bien d’ailleurs, et les petits couacs qui vont malheureusement avec.

La Comics Team Marseille s’est occupée d’organiser les prestations et défilés comics, un énorme merci à Cora et Mina pour leur travail, ce sont les meilleures ! Il y a eu de très belles presta’ samedi, et le dimanche tous les cosplayeurs comics ont pu défiler et laissez-moi vous dire que c’est sacrément chouette et que les cosplays étaient absolument magnifiques.

Toujours côté comics – oui, bizarrement c’est bien la raison principale de ma visite – le French Geek Movement avait préparé une Artist Alley à toutes épreuves, avec de très grands artistes comme Carlo Pagulayan (j’ai craqué pour deux de ses prints), Fernando Dagnino (dont j’ai eu un magnifique free sketch de Zatanna, j’en reviens toujours pas), Bernard Chang, Rolland Boschi et Éric Peyron. Que de talents, sérieusement, c’est un plaisir en soi de rester devant le stand pour simplement les regarder dessiner. On retrouvait également le Commis des Comics sur leur stand, qui a d’ailleurs organisé un quizz comics sur la scène principale avec beaucoup de succès ! On a beaucoup rit, on s’est torturé les méninges et en plus on a gagné des trucs cool.

Neofelis Éditions étaient présentes et ça fait toujours énormément plaisir de voir un travail aussi passionné ! L’auteur Jean-Michel Ferragatti était présent pour signer son livre, L’histoire des super-héros et faire une conférence très intéressante sur l’histoire de l’édition française des comics américains, je suis donc impatiente d’en apprendre plus dans son livre (oui, j’ai craqué).

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Rencontre avec Pia Guerra et Ian Boothby

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Photos de Forum BD, avec leur permission

La semaine dernière, de nombreuses personnes ont eu l’occasion de rencontrer Pia Guerra et Ian Boothby grâce au travail de l’association À l’ombre des bulles ! Entre Marseille, Aix-en-Provence, Manosque et Dijon, je pense qu’ils ont fait beaucoup d’heureux, en tous cas j’en fais partie. Je m’étais fixée comme but la dédicace à Manosque, d’abord parce que c’était le week-end et donc la seule en dehors de mes horaires de boulot, mais aussi parce que ça se passait au Forum BD, la librairie spécialisée de la ville, récemment reprise par un super libraire (ça, c’est ce que j’avais appris avant le jour J, maintenant je peux confirmer) !

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