Transmédialité, Bande dessinée & Adaptation, dirigé par Évelyne Deprêtre et German A. Duarte

Transmédialité, Bande dessinée & Adaptation, dirigé par Évelyne Deprêtre et German A. Duarte, Presses universitaires Blaise Pascal, « Graphèmes », 2019, 305 pages.

Le résumé

Les processus transmédiaux et adaptatifs dans la condition médiatique actuelle constituent le noyau de cet ouvrage. D’un côté, il s’agit de situer les processus adaptatifs dans un contexte technologique, qui, par sa nature, opère quotidiennement des formes d’adaptation, et cela même de façon involontaire. D’un autre côté, il s’agit de mettre en lumière non seulement le phénomène de la transmédialité mais également la collectivisation de l’acte narratif qu’il induit de plus en plus souvent. Or, il semble que ce phénomène soit demeuré en arrière-plan dans le contexte médiatique de cette dernière décennie. Entre ces deux intérêts, comme pivot de cette collaboration, se trouve l’analyse des relations entre le médium bédéique et le vaste univers médiatique. En effet, la bande dessinée représente, de l’avis de l’équipe directrice, un moyen de construire des espaces narratifs très particuliers, et son étude, contextualisée dans l’ère numérique, ouvre des voies indispensables pour mieux comprendre et cerner la manière dont les espaces narratifs numériques seront construits dans un futur proche.

Note : 4/5

Mon humble avis

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Réparer les femmes, des Dr. Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière

Réparer les femmes : Un combat contre la barbarie, des Dr. Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière, avec la collaboration de Julien Oeuillet, Mardaga, 2019, 144 pages.

L’histoire

Dans un hôpital au cœur de l’Afrique, deux hommes reconstruisent les femmes. La région du Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, est ravagée par des bandes armées depuis une vingtaine d’années. Pour asservir la population et exploiter les richesses minières, ces hommes cruels ont trouvé une arme monstrueuse : le viol et la mutilation des femmes. Détruites, elles errent dans les ruines de villages éclatés où tout espoir meurt en même temps que leur dignité. Dans son hôpital, le Dr Mukwege s’applique depuis des années à reconstruire le corps de ces femmes. Son ami, le Dr Cadière, vient d’Europe pour lui prêter main forte et nouvelles technologies. Les deux hommes, au-delà des continents, se serrent les coudes pour faire renaître les femmes d’un peuple abandonné à son sort par un monde qui ferme les yeux sur les atrocités qui y sont commises.

Note : 5/5

Mon humble avis

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Le langage inclusif : pourquoi, comment, d’Éliane Viennot

Le langage inclusif : pourquoi, comment. Petit précis historique et pratique, d’Éliane Viennot, avec une postface de Raphaël Haddad et Chloé Sebagh, Éditions iXe, « Collection xx – y -z », 2018, 143 pages.

L’histoire

La violente polémique ayant surgie en France à l’automne 2017 autour de l’écriture inclusive a conduit Eliane Viennot à élargir la question au « langage inclusif ». L’autrice de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! expose dans ce petit guide les bonnes raisons de débarrasser la langue des normes et des règles masculinistes pour dire et écrire un monde où chacun·e aurait sa place, à égalité. Les outils existent : l’accord de proximité, les féminins des noms de fonctions, le point milieu, la création de néologismes opportuns, etc., sont autant de moyens détaillés dans ces pages, à la portée de tous·tes.

Note : 5/5

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Féministes : Récits militants sur la cause des femmes

feministes

Féministes : Récits militants sur la cause des femmes, de Annaïg, Sarah Ayadi, Aurélie Bévière, Ingrid Chabbert, Claudia les mains rouges, Anne-Perrine Couët, Elvire de Cock, Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, Julie Gore, Laurier the Fox, Valérie Lawson, Louison, Morgane Parisi, Christelle Pécout, Jeanne Puchol et Théa Rojzman, Vide Cocagne, 2018, 135 pages.

L’histoire

Il a été proposé à Marie Gloris Bardiaux Vaïente, autrice et membre du « Collectif des Créatrices de BD contre le sexisme », d’être rédactrice en chef d’une BD qui réunirait un certain nombre de témoignages, parlant des femmes aujourd’hui. Elle a réuni autour d’elle une équipe d’autrices avec le souci d’aborder des sujets variés, graves, inconnus, autour de leurs vies de femme, d’autrices BD ou de questions plus larges autour de la condition féminine : harcèlement de rue, clichés sexistes, intersectionnalité, langage inclusif, transidentité, prostitution…

Note : 4/5

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Les Cahiers de la BD n° 4

Cahiers de la BD 4

Les Cahiers de la BD, n° 4, dirigé par Vincent Bernière, Vagator Productions, juillet à septembre 2018, 195 pages.

L’histoire

« Peut-on encore parler d’amour en BD ? »
Au sommaire : une interview fleuve de Fabcaro par l’éminent Maël Rannou, une autre du regretté Georges Pichard, exhumée par Christian Marmonnier, un cahier monographique consacré à Manuele Fior réalisé par Lucie Servin, une histoire de la couleur jaune par Bruno Lecigne, un décryptage de l’exposition Mangasia, présentée dans Le Lieu unique, à Nantes, un dossier sur les relations de circonstance entre foot & BD et, et des tas d’autres petits papiers… croustillants !

Note : 3/5

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Pour le droit de vote des femmes, de John Stuart Mill

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Pour le droit de vote des femmes, discours (1867-1871), de John Stuart Mill, traduit de l’anglais (Grande Bretagne) et préfacé par Benoît Basse, Éditions iXe, « Collection la petite iXe », 2018, 124 pages.

L’histoire

Le 20 mai 1867, le Britannique John Stuart Mill prononçait à la Chambre des Communes un discours resté dans les annales, car, chose jusqu’alors inouïe, il réclamait l’extension du droit de vote aux femmes.
Traduits pour la première fois en français, les trois autres discours de ce recueil attestent la constance de son engagement féministe. Mill pourfend les arguments conservateurs sur la prétendue incapacité des femmes à exercer d’autres fonctions que domestiques ou leur manque d’intérêt pour les affaires publiques. Partisan de l’égalité des sexes, il plaide pour un partage des responsabilités civiles et politiques, soutient que les différences observables entre les deux sexes sont le produit de l’histoire et de la domination masculine.
Homme de son temps, Mill croyait en la dynamique du progrès moral et pensait sincèrement que la victoire était à portée de main. Il aurait été consterné d’apprendre que son pays n’accorderait le droit de vote aux femmes qu’en 1928, plus de soixante ans après son discours historique au Parlement.

Note : 5/5

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Papa, maman, le genre et moi, de Michela Marzano

Papa, maman, le genre et moi de Michela Marzano

Papa, maman, le genre et moi, de Michela Marzano, Albin Michel, 2017, 207 pages.

L’histoire

La question du « genre » embrase et divise depuis quelques années la société française. D’un côté, ceux qui voient dans cette question une idéologie visant à détruire les fondements de la famille et donc de la société. De l’autre, ceux qui font de la lutte contre les discriminations une priorité absolue. Mais si le sujet cristallise toutes les passions, de quoi parle-t-on réellement ?
La philosophe Michela Marzano décrypte la question en dénonçant les nombreuses confusions des militants et des intellectuels entre : différence des sexes, identité de genre, orientation sexuelle, pratiques sexuelles. Elle rétablit, avec une intelligence fine et lucide, la vérité sur un enjeu de société.

Note : 2/5

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Porno Manifesto, d’Ovidie

Porno Manifesto, dOvidie, Flammarion, 2002, 223 pages.

L’histoire

« Je suis une « travailleuse du sexe », comme diraient mes consœurs américaines. Et cela, beaucoup de journalistes qui ont écrit des articles sur moi ou m’ont invitée sur des plateaux de télévision semblent l’avoir oublié. Les médias ont beaucoup parlé de mon « discours intellectuel », de ma démarche, parfois de mon féminisme, et trop souvent de mes études de philosophie. Comme s’ils s’étaient raccrochés à des choses rassurantes qui leur permettaient d’oublier ce qui les gênait vraiment et ce qu’ils ne parvenaient pas à comprendre : j’étais, je suis, une femme qui fait des films porno devant et derrière la caméra. »

Note : 4/5

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Eleni Varikas : pour une théorie féministe du politique

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Eleni Varikas : pour une théorie féministe du politique, coordonné par Isabelle Clair et Elsa Dorlin, Éditions iXe, 2017, 272 pages.

L’histoire

Philosophe et polyglotte, Eleni Varikas explore la dimension politique de la domination – la sujétion des femmes et des esclaves, leur exclusion de la démocratie, la naturalisation des inégalités et des oppressions. Faisant du genre un « concept voyageur », elle travaille sur la modernité avec Locke et Adorno, Virginia Woolf et Hannah Arendt, Donna Haraway et Angela Davis. Ce recueil invite à repenser le concept d’universalisme à la lumière de l’infériorisation des femmes, et celui de la liberté moderne à la lumière de l’esclavage et de la colonialité. Les textes sont tour à tour présentés par Michelle Perrot, Toni Negri, Catherine Achin, Elsa Dorlin, Martine Leibovici, Michaël Löwy, Keith McLelland et Sonya Dayan-Herzbrun.

Note : 5/5

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Ne suis-je pas une femme ? de bell hooks

Ne suis-je pas une femme ?, de bell hooks, traduit de l’anglais (États-Unis) par Olga Potot, Cambourakis, 2015 (originale : 1981)224 pages.

L’histoire

« Ne suis-je pas une femme ? », telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des États-Unis, posa en 1851 lors d’un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées. Un livre majeur du « black feminism » enfin traduit plus de trente ans après sa parution ; un outil nécessaire pour tou·te·s à l’heure où, en France, une nouvelle génération d’afro-féministes prend la parole.

Note : 5/5 ♥ Coup de cœur

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