Tempura n°4 : Croyances japonaises

Tempura n°4 : Croyances japonaises, Hiver 2020, 162 pages.

Résumé

Mobiliser le Japon et son imaginaire est devenu un poncif. Kaizen, mais aussi ikigai, kintsugi, wabi-sabi, kintsukuroi, shinrin-yoku… Loin d’évoquer une quelconque « spiritualité » japonaise ou encore un « art de vivre », ces mots prêts-à-penser ne révèlent-ils pas plutôt notre rapport particulier au Japon ? Un rapport utilitariste – et forcément vertical – plutôt qu’un véritable désir de compréhension ? Mais alors, si tous les Japonais ne vivent pas selon ces préceptes d’harmonie et de résilience, en quoi croient-ils ?

Les croyances japonaises sont aussi diverses que l’histoire du Japon est complexe, et elles irriguent toutes les sphères sociales. Ce numéro, qui ne prétend aucunement à l’exhaustivité, se présente comme une invitation à reconsidérer l’autre sans le réduire à un concept, aussi séduisant soit-il. Car interroger les croyances, c’est aussi entrevoir ce qui nous lie.

Note : 5 sur 5.

Mon humble avis

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Juillet et août 2021 : lectures et revue du web

Le Palacret, Des livres et les mots, CC BY-NC-ND 4.0

Bilan des lectures de juillet et août

J’ai eu beaucoup de temps ces deux derniers mois, que je me suis employée à occuper par moult lectures. Je suis éternellement frustrée de ne pas pouvoir passer des journées entières à lire et j’ai enfin eu l’occasion de le faire, à plusieurs reprises.

En non fiction, j’ai lu Cause animale, luttes sociales dirigé par Roméo Bondon et Elias Boisjean qui recueille des essais et manifestes d’auteurs et autrices qui parlaient déjà de condition animale il y a plus de cent cinquante ans, en mettant cette dernière en parallèle avec l’anti-capitalisme. J’ai aussi lu Scum Manifesto de Valerie Solanas, depuis le temps que j’en entendais parler je voulais voir à quoi ressemblait ce manifeste misandre.

En poésie, j’ai profité d’une visite chez une amie pour lire Milk and honey de Rupi Kaur que j’ai absolument adoré et que j’achèterai pour pouvoir le relire et le prêter à mon tour. J’ai également lu le quatrième numéro de la revue de poésie Sœurs intitulé « Corps ».

Côté roman, j’ai lu Caresser le velours / Tipping the Velvet de Sarah Waters, un roman dont j’ai beaucoup apprécié l’écriture même si je n’ai pas accroché au genre en lui-même. Mais surtout, j’ai profité de l’été pour commencer la relecture d’une série que j’affectionne tout particulièrement : « Rivers of London » ou « Le dernier apprenti sorcier » de Ben Aaronovitch. J’avais écouté les livres audios à l’époque et cela faisait quelques temps que j’achetais les livres papiers pour pouvoir les relire un jour, le moment était venu. J’ai relu les quatre premiers : Les Rivières de Londres, Magie noire à Soho (dont le titre français me fait toujours autant hurler), Murmures souterrains et Le Rêve de l’architecte. Si vous avez envie de vous plonger dans une série d’urban fantasy avec un système magique très intéressant et un cast de personnages très divers, foncez.

Enfin, j’ai lu quelques mangas prêtés par mon fournisseur officiel : The Ancient Magus Bride de Kore Yamakazi avec les tomes 3 à 5, que j’apprécie toujours autant, Area 51 de Masato Hisa pour les tomes 3 à 5 également que je vais abandonner là, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour Beastars de Paru Itagaki, dont j’ai lu les trois premiers tomes.

Florilège de chroniques lues

Une seule chronique pour ce florilège, je n’ai visiblement pas pensé à en mettre de côté… Mais j’ai beaucoup apprécié la recension faite par Laure Bereni de Transfuges de sexe, d’Emmanuel Beaubatie, qu’on peut trouver sur le carnet de recherche Imbrication des rapports sociaux : Genre, classe, race.

Revue du web

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The Promised Neverland T19, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland T19 : La note maximale, de Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2021 (VO : 2020), 192 pages.

L’histoire

Quitte à se jeter dans la gueule du loup, Emma et ses compagnons foncent sur Grace Field, espérant arracher leurs camarades aux mains de Peter Ratri. Profitant de la mort de la reine, leur dernier ennemi semble plus que jamais déterminé à étouffer la révolte et à transformer l’orphelinat en un tombeau… Les dernières pièces sont en place, qui parviendra à faire échec et mat le premier ?

Note : 5 sur 5.

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Caresser le velours, de Sarah Waters

Tipping the Velvet, de Sarah Waters, Virago, 2018 (publication originale : 1998), 480 pages.

L’histoire

Nancy, jeune vendeuse d’huîtres sur la côte du Kent, voit sa vie basculer lorsqu’elle tombe amoureuse de Kitty, une chanteuse de music-hall aux allures de dandy. Bien décidée à vivre sa passion, Nancy la suit à Londres et s’embarque pour une incroyable épopée dans le West End, quartier énigmatique et inquiétant qui ne prend tout son sens que sous les feux de la rampe.

Note : 3 sur 5.

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The Promised Neverland T18, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland T18 : Never Be Alone, de Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2021 (VO : 2020), 192 pages.

L’histoire

Malgré leurs efforts, Emma et Ray arrivent trop tard. Norman a mené son plan à bien, les démons de la cour et ceux du clan Geelan se sont entre-tués. Au milieu du charnier, Emma lance un ultime cri du cœur pour convaincre Norman de renoncer à son projet d’extermination. Parviendra-t-elle à faire vaciller celui qui est désormais le « boss » d’une troupe de radicaux ?

Note : 4 sur 5.

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SCUM Manifesto, de Valerie Solanas

SCUM Manifesto, de Valerie Solanas, traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuèle de Lesseps, 1001 nuits, 2021 (VO : 1967), 116 pages.

L’histoire

En renversant l’image de la femme comme être inférieur par nature pour l’appliquer à l’homme, l’autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
Un pamphlet littéraire et politique, où l’humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.

Note : 4 sur 5.

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The Promised Neverland T17, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland T17 : La bataille de la Capitale, de Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2020 (VO : 2020), 192 pages.

L’histoire

Alors qu’approche la cérémonie de Tifari, toutes les forces armées, humains comme démons, convergent vers la capitale. Parmi eux, Norman, épaulé de Geelan et de ses sbires, lance son raid punitif dans le but d’éliminer la reine et les membres des cinq familles régentes. Emma, Ray, Don et Gilda sont fermement résolus à l’en empêcher, mais il ne leur reste que très peu de temps… Arriveront-ils avant qu’il ne soit trop tard ?!

Note : 5 sur 5.

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The Promised Neverland T16, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland T16 : Lost boy, de Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2020 (VO : 2019), 207 pages.

L’histoire

Pour percer le mystère de la « fille au sang maudit », Emma et Ray ont repris le chemin des Sept Murs. Une fois la porte passée, ils se retrouvent prisonniers d’un univers qui ressemble étrangement à Grace Field House mais où règne une inquiétante atmosphère. Perdus dans ce labyrinthe qui se joue des lois de l’espace et du temps, parviendront-ils à trouver la sortie ?

Note : 4 sur 5.

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Cause animale, luttes sociales, dirigé par Roméo Bondon et Elias Boisjean

Cause animale, luttes sociales, dirigé par Roméo Bondon et Elias Boisjean, avec les textes de Ernest Cœurderoy, Louise Michel, Marie Huot, Charles Gide, Élisée Reclus, Léon Tolstoï, Henry Stephens Salt, Séverine, Octave Mirbeau, Georges Butaud et Sophie Zaïkowska, Louis Rimbault, le passager clandestin, 2021, 240 pages.

Résumé

Souvent réduite à un régime alimentaire ou à la lubie passagère d’une époque déboussolée, la cause animale est de plus en plus médiatisée mais aussi instrumentalisée, récupérée et dépolitisée. Dans cette anthologie, Roméo Bondon et Elias Boisjean explorent ses racines historiques pour mieux souligner le non-sens d’un engagement animaliste qui se passerait d’une remise en cause du capitalisme.

Bien avant l’invention du concept d’antispécisme, des hommes et des femmes ont conjugué à leurs convictions socialistes et libertaires une sensibilité particulière pour ces « autres exploités » que sont les animaux. Dénonciation de la corrida, de la chasse, de l’élevage ou de l’abattage industriels, défense du végétarisme… Loin d’être désuets, leurs propos témoignent de l’urgence de bâtir une société résolument écologiste et animaliste.

Note : 4 sur 5.

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The Promised Neverland T15, de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland T15 : L’entrée, de Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessin), traduit du japonais par Sylvain Chollet, Kazé, « Shonen », 2020 (VO : 2019), 192 pages.

L’histoire

Le plan consistant à exterminer tous les démons pour libérer les humains est en marche. Et pour le mettre à exécution, le nouveau William Minerva est prêt à nouer les alliances les plus terribles ! Au fond d’elle, Emma doute de cette solution sanglante qui va à l’encontre de ses principes. Parviendra-t-elle à convaincre celui qui est devenu le Boss d’opter pour une solution pacifique ?

Note : 4 sur 5.

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