Steak it easy, de Fabcaro

Steak it easy, de Fabcaro, Éditions La Cafetière, 2016, 144 pages.

L’histoire

À travers des récits d’inspiration autobiographique, retrouvez ce qui fait la force de cet auteur incontournable : savoir nous faire rire de nous-mêmes, avec toujours une grande humanité derrière l’ironie.

Note : 5/5

Mon humble avis

C’était là ma première découverte de Fabcaro ! J’avais au départ visité ma bibliothèque pour emprunter Zaï Zaï Zaï Zaï puisqu’il faisait partie d’un club de lecture, mais quelqu’un m’avait devancé pour l’emprunter. Heureusement je suis tombée sur une merveilleuse bibliothécaire qui m’a conseillé Steak it easy, à défaut de pouvoir découvrir l’autre dans l’immédiat.

Et j’ai beaucoup apprécié ma lecture et l’humour de l’auteur. Ce dernier a un regard sur l’autobiographie assez critique, tout en écrivant un récit autobiographique ce qui montre à quel point il est dans l’auto-dérision.

J’ai rarement eu l’occasion de lire un·e auteur·rice parler des conséquences de la publication d’une autobiographie, mais ici la deuxième partie du livre, ou Droit dans le mûr (il s’agit en fait d’un recueil de trois livres précédemment publiés), revient exactement sur ce sujet. Les gens qu’il a pu vexer, ce qu’il a révélé et qu’il ne peut plus utiliser (notamment une phrase clé qu’il sortait à chaque fois qu’il n’écoutait pas…), etc. Le dernier tome lui, revient sur des souvenirs liés à des chansons : chacune est mentionnée et l’auteur représente le souvenir qui lui revient dès qu’il entend la chanson. C’était très original et ça m’a semblé authentique puisque nous avons tou·te·s des chansons ou mélodies qu’on ne peut plus écouter sans penser à un souvenir précis.

Ce qui m’a également plu dans ce livre c’est que l’humour est bien présent, mais il n’est jamais là pour taper sur qui que ce soit (à part l’auteur…). On rit des situations, des tours de phrases, des jeux de mots et des pièges dans lequel le personnage tombe.

Mais l’humour n’empêche pas de parler de sujets très sérieux, c’est ainsi que le livre aborde l’anxiété sociale, la phobie administrative, le fait de ne pas savoir dire non ou encore la précarité du statut d’auteur·rice de bande dessinée et le fait que ce ne soit pas un métier pris au sérieux.

Du coup, je vais continuer à lire du Fabcaro avec grand plaisir et vous invite à faire de même si vous ne connaissez pas encore.

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