A Darker Shade of Magic, de V.E. Schwab

A Darker Shade of Magic, « Shade of Magic #1 », de V.E. Schwab, traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Daliou, Lumen, 2017 (VO : 2015), 504pages.
Version audio en anglais narrée par Steven Crossley, Tantor Audio, 2015.

L’histoire

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahie quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.

Note : 5/5

Mon humble avis

Depuis le temps que ses livres me tentaient et qu’on me les conseillait, il a suffit que j’écoute le cours de l’autrice à l’occasion du « J.R.R. Tolkien Lecture on Fantasy Literature », « In Search of Doors », pour me convaincre que finalement, il n’y avait pas de raison de reporter encore ces lectures. J’ai donc commencé par sa saga « Shades of Magic », en livre audio et j’ai bien dû me rendre à l’évidence que les conseils étaient fort bons !

L’univers est particulièrement intéressant, avec diverses magies mais aussi différents mondes parallèles, où chaque univers a ses particularités et ses affinités ou non avec la magie. Ces univers ne sont pas de pales copies, au contraire, chacun a son Histoire, ses problèmes sociaux et politiques, et ses dirigeants. Le début du roman est une bonne exposition à ces univers mais d’autres informations se découvrent également au fur et à mesure de la lecture.

Les personnages sont loin d’être plats et stéréotypés, même les personnages secondaires ont leur importance. Kell est attachant, avec ses pouvoirs si rares et particuliers qu’il est l’une des rares personnes à pouvoir voyager de monde en monde… mais paradoxalement, cela le « condamne » à rester à Londres et à ne pas explorer les contrées plus éloignées, afin de servir la famille royale. Sa position au sein de cette dernière n’est pas simple puisqu’il semble se considérer comme une simple possession de la reine et du roi, et le couple royal a des comportements ambigu envers lui… Mais pour ce qu’il s’agit de Kell, il ne fait aucun doute que les deux frères d’adoption tiennent beaucoup l’un à l’autre et que Kell risquerait sa vie pour protéger Rhy.

Lila est un autre personnage très intéressant, qui n’a pas eu une vie facile et qui n’hésite pas à rappeler à Kell sa position privilégiée. Elle préfère s’habiller en « homme » et rêve de naviguer au loin une fois qu’elle aura son propre bateau de pirate… en attendant elle se retrouve embarquée dans un voyage d’un tout autre type, mais ne se laisse pas portée pour autant !

On retrouve à la lecture du roman quelques éléments qui montrent que la vie est loin d’être idéale dans n’importe quel Londres : dans celui où la magie est abondante, il ne vaut mieux pas être incapable d’en utiliser et à l’inverse, quand la magie est rare, les utilisateur·rice·s ne sont pas mieux vus… En revanche, j’ai particulièrement apprécié le fait que toutes les relations mentionnées ne soient pas hétérosexuelles et que ce soit montré comme tout à fait normal.

La fin promet encore de nombreuses aventures pour les personnages, et plus de découvertes !

(Est-ce qu’on parle de la différence de classe entre la couverture française et la version originale ? Non ? Vous avez raison, c’est mauvais pour la santé de s’énerver…)

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