InSEXts T2 : The Necropolis, de Marguerite Bennett et Ariela Kristantina

InSEXts T2 : The Necropolis, de Marguerite Bennett (scénario) et Ariela Kristantina (dessin), Aftershock, 2017, 144 pages.

L’histoire

Après avoir réchappé de justesse de leur bataille à Londres, Lady et Mariah doivent fuir pour Paris, afin de se remettre et de restaurer leur amour. Mais sous la ville lumière, se trouve un monde sombre qui regorge de sorcellerie, de séduction et de monstruosité… un monde appelé la Nécropole.

Note : 4/5

Mon humble avis

J’avais complètement adoré le premier tome, qui a depuis été publié en français par Snorgleux Comics avec une superbe couverture. J’étais impatiente depuis un moment de découvrir la suite et il me semblait impossible d’attendre la version française donc j’ai craqué.

Et… je suis un peu déçue. J’ai certes apprécié ma lecture et adoré retrouver les personnages de Mariah, Lady et Will, leur fils qui a bien grandi. Mais globalement j’ai trouvé le scénario moins satisfaisant cette fois-ci, plus décousu et je n’ai pas été emportée au point de ne pas remarquer les incohérences.

Lady est toujours dans son cocon, mais maintenant à Paris, sans qu’on sache réellement les raisons de cette destination. Toujours est-il, Mariah cherche une gouvernante pour le petit Will et bien sûr, pas n’importe qui : quelqu’un qui accepte que des ailes de papillons apparaissent dans le dos du petit de temps en temps. Heureusement, Phoebe est la candidate parfaite puisqu’elle semble elle-même trempée dans des affaires douteuses quand trois hommes essaient de la tuer devant chez Mariah en pleine journée. On réalise alors qu’elle est plus qu’une simple gouvernante…

On retrouve l’aspect mythologique qui m’avait tant plu, avec en plus de notre famille d’insectes humanoïdes préférée, une créature entre la gorgone, la nāga et la déesse hindou, des statues qui prennent vie, et une voyante qui utilise les entrailles d’hommes pour lire l’avenir. Bref, c’est assez dense mais au moins on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Une fois encore, le propos est bien de montrer à quel point les femmes sont exclues de la grande société et l’importance de la sororité. Phoebe fait partie d’un club de femmes qui apprennent à peindre et sculpter ensemble en secret puisqu’elles ne sont pas autorisées à pratiquer ces arts. Les antagonistes sont des hommes qui tentent par tous les moyens de faire taire les femmes, de les silencier littéralement afin qu’elles restent chastes et ne causent pas de problème.

Heureusement, Mariah, Lady, Phoebe et les amies de cette dernière entendent bien faire tomber ce bout de patriarcat. Certaines répliques de Lady sont particulièrement jubilatoires et valables de nos jours bien sûr.

You do not sing hymns to our perfection. You sing to drown us out, and praise some false idol with our names. You invent a fantasy and condemn our failure to live up to it.

You bar us from schools and shame us for our ignorance. You bar us from the arts and say no great woman artist ever lived.

Même si j’ai trouvé ce volume en deçà du premier, c’était tout de même une bonne lecture, avec des personnages de femmes qui ne se laissent pas faire, qui s’organisent et se battent pour conquérir leur liberté.

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